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SNCF, Brétigny un dossier vraiment d'actualité

les connexions @ étant dans le moment aléatoires, l'actualité prend de l'avance sur les propos de Canaille le Rouge.

Patience il reviendra dès que possible.

SNCF, Brétigny un dossier vraiment d'actualité

Il paraît que ça s'offusque dur au Pepyland. Comme le premier économiste socialiste venu, Guillaume III s’indigne. Pas de voir la casse de son entreprise voté au parlement il l’a construite, mais de voir comment des experts qu’il n’a pas adoubé ont analysé les causes de la catastrophe ferroviaire de Brétigny dont il est tout autant maître d’oeuvre.

On ne sait si l'indignation est dans la façon dont les dits experts mandatés par les magistrats enquêtant sur l'accident de train qui a fait sept morts le 12 juillet 2013 ont pointé l’accumulation de dysfonctionnements ou le fait que l'état-major de l'entreprise, à la sortie d'un conflit qui laisse les mains libres au gouvernement et sa direction pour aggraver l'insécurité du réseau, va devoir s'expliquer devant les cheminots et les représentants des personnels qui majoritairement était en grève et lesquels avaient des 1995 mis en garde sur les conséquences de la politique en matière d'entretien des infrastructures singulièrement sur cet axe et particulièrement dans la zone de la catastrophe.

Le constat est implacable. Citation :

« C'est un « état de délabrement jamais vu ailleurs ».

« le processus ayant abouti à la désagrégation complète de l'assemblage s'est étalé sur plusieurs mois et a concerné l'ensemble de l'appareil de voie incriminé, sur lequel ont été relevées plus de deux cents anomalies de divers degrés de criticité ».

Des anomalies qui, notent-ils, « étaient connues de la SNCF ou de ses agents, sans pour autant qu'il y soit remédié de façon adéquate ».

«l'armement a péri par fatigue, vibrations, battement, défauts de serrage, usure, etc. Tous dommages relevant de la qualité de la maintenance»

 

« Actuellement, la SNCF démonte les liaisons éclissées pour les vérifier tous les trois ans car celles-ci sont classées dans la catégorie «éléments de confort». Les experts conseillent vivement de les démonter chaque année pour les vérifier.

Selon eux, « les tournées de vérifications menées sur les voies doivent amener les agents à «la remise en conformité immédiate», ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ».

L'état du réseau à Brétigny-sur-Orge «aurait logiquement dû conduire la SNCF à une surveillance accrue, et surtout adaptée » , ce que Pepy et Rapoport, avec leur partie de crocodiles de fond de cour, jouant l'usure et le temps, ne risquait pas d’organiser et poussaient inexorablement à la catastrophe. 

Il serait plus qu’intéressant de mettre en parallèle sur les 20 dernières années la sommes des restructurations au service de la voie entre Juvisy et Bretigny, la chute des effectifs dans cette fonction, la somme des travaux filialisés au « moins disant » financier et qualitatif, l’allongement des pas de visite, ainsi que les conditions de financement de cette surveillance entre le STIF et RFF et le statut singulier de la gare de Bretigny jonction de la branche Dourdan de la ligne C du RER,le régime d’exploitation et sillons empruntanyts les appareils de voies concernés.

Il faudra quand le procès se tiendra que les directions de la SNCF viennent s’expliquer devant les juges comment ils ont fait pression pour réprimer les mouvements de protestation qui s’opposaient aux restructurations qu’elle imposait au mépris de la sécurité.

Combien d’agents de tout grades se sont trouvés entravés dans leur déroulement de carrière pour avoir contester les choix assassins . Combien d’agents de maîtrise et de cadres ont été mis sur le côté parce qu’il refusaient de suivre les liquidateurs dans leur logique qui a tenue ses promesses criminelles jusqu’à avoir une déposition d’un jeune cadre assurant faire seul (donc sans protecteurs ni annonceurs) des tournées à pieds sur une plate forme à quatre voies.

Autre point qui n’est pas mineur loin s’en faut, il s’agit de la ligne Paris Orléans Limoges Toulouse, un axe historique qui n’entre pas dans les schémas de dessertes des liquidateurs au commandes de la SNCF, mis en place et maintenus par la volonté de tous les gouvernements depuis la mise en service du TGV Atlantique. Une ligne tenue à bout de bras par les cheminots et les usagers et sur laquelle direction SNCF et RFF ne mettent que ce qu’ils pensaient être le strict minimum nécessaire pour assurer les circulations. Voilà où cela a conduit.

Le communiqué commun produit par RFF et la SNCF va faire bouillir d’indignation les cheminots : « Certains éléments rapportés d'une des expertises paraissent hors de proportion et hors de fondements techniques. Le réseau ferroviaire français fait l'objet d'une maintenance de très haut niveau et d'une surveillance constante qui exclut l'expression outrancièred'état de délabrement jamais vu” »

Faut-il rappeler le nombre de limitations de vitesse et les restrictions de charges imposées par la dégradation des plate-formes par manque d’entretien ?

Faut-il rappeler par exemple hélas pas unique de cette lacune d’un mètre de rail sur voie principale entre Toulouse et Tarbes quelques semaines après Brétigny ?

Un fait émerge de ce communiqué Pepy et Rapoport mentent comme des arracheurs de dents...et sont indignes des fonctions qu’ils occupent. Mais comme ceux qui les ont nommés ou confirmés le sont tout autant...


 

 


 

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