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SNCF évolution (communiqué n°2) suivi d'un avis de La Canaille

 

A l'issue

de la rencontre

du

11juin

au soir

 

SNCF évolution (communiqué n°2) suivi d'un avis de La Canaille

Reprise par la Fédération des cheminots d'une pratique qui depuis 1995, puis les luttes de la première décénnie 2000 à fait ses preuves.

Des informations et avis à reprendre et faire rebondir pour participer à la diffusion.

Bonne lecture 

 

 

Juste une information : le palefrenier de Ségolène a cru bon de dire que sa réforme était "la seule solution pour sauver le rail".

Le Sauver de quoi ? 

Uniquement de la situation où il a été poussé par ses naufrageurs. Ceux ci comme ceux qui arment la flibuste sont connus.

Le but de sa loi, Libération le rappelle ce matin : 

Destinée à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d’euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence, la réforme contestée par les syndicats prévoit de regrouper la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau.

Depuis 1991 derrière la façade de la CEE, de la CE puis de L'UE, ce sont l'accumulation de mesures conconctés par les gouvernements successifs (tous) pour permettre au capital de s'approprier un outil efficace financé par l'argent public, pensé et réalisé par les cheminots qui a mis la SNCF en situation de précarite financière, poussé à éclater sa cohérence industrielle.

Ces choix politique lui font supporter les coûts de décisions prises par d'aucuns qui n'en assument pas le poids financier.

Alors que le système ferroviaire est poussé vers la faillite avec la complicité active d'un état major interne. Celui ci au travers de l'organisation de l'obligation d'emprunter aux banques pour financer les choix que cette grivèlerie publique impose offre à ces même banques (directement ou par les redevance versée à RFF) qui ainsi se gavent par des remboursements d' emprunts qui conduisent maintenant à ce qu'un cheminot sur trois travaille pour les banques.

Pendant ce temps, ces mêmes banques ont droit à des centaines de milliards d'€uros de soutien par les finances publiques (crise des sub'primes et autres créées par elles), sans même avoir à les rembourser.

La SNCF ne tire aucune dotation financière publique pour réaliser les chantiers que sa tutelle lui impose autre que le branchement des finances régionales pour la partie TER, pire celle-ci maintenant l'engage dans des financements PPP pour brancher directement la trésorerie de l'entreprise pour gonfler les profits des banques.

C'est cela l'ouverture à la concurence libre et non faussée portée par l'UE et défendue pour TOUS les groupes du parlement européen qui TOUS ont accepté les traités pour pouvoir se constituer et son en train de renouveler et confirmer leur choix.

La réforme "Hollande Valls Royal Cuviller" synthèse agravante des précédentes propose de donner directement aux banques la maitrise de la SNCF. C'est la méthode Thatcher reconditionnée en rose.

Ce ne sont pas seulement les cheminots, leur outil de travail, les conditions sociales de son fonctionement porté par le statut de la SNCF qui seraient spoliés par ces choix, mais le pays tout entier.

La SNCF appartient à la Nation, rétablissons lui son unité et développons le service public, tous NOS services publics. 

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J
Je suis amplement solidaire de votre mouvement de contestation concernant l'avenir du rail .<br /> L'exemple d'Outre-Manche de la privatisation du rail nous a prouvé les limites très dangereuses pour les usagers et plus récemment en France avec Brétigny .<br /> Cependant je ne crois pas à l'utilité ni même à l'efficacité d'un mouvement de grève d'une seule corporation , lequel ne peut que s'essouffler devant l'impopularité croissante venant des usagers , auxquels il ne faut pas espérer de leurs parts la moindre compréhension de votre mouvement .<br /> Aujourd'hui , on n'anticipe pas , on pense au jour le jour sans avoir le temps de se soucier du lendemain ou de l'avenir des générations futures .<br /> Par contre , un mouvement de grève qui ferait l'unanimité , non seulement parmi les cheminots(tes) mais également parmi les usagers apporterait beaucoup plus de poids dans les négociations avec les &quot;disloquateurs&quot; des services publics .<br /> Dans cette éventuelle perspective , pourquoi ne pas faire la grève ...en OMETTANT SCIEMMENT de FAIRE PAYER LES BILLETS DE TRAIN AUX USAGERS ?
J
Je me suis probablement très mal expliqué (fatigue).<br /> Je pense personnellement qu'une grève ne peut pas se traduire SYSTEMATIQUEMENT par un arrêt de travail et un arrêt des trains dans le cas précis des cheminots(tes).<br /> D'AUTRES ACTIONS peuvent se révéler tout autant efficaces , voire PLUS , si elles deviennent POPULAIRES et principalement auprès des usagers. (le mot unanimité était mal choisi).<br /> Les grèves , toutes les grèves (hormis celles de 68) par arrêts de travail ont-elles enrayé la casse des services publics ; ont-elles apporté des Plus substantiels aux employés de toutes corporations ?<br /> Vu l'état actuel de délabrement de nos services publics et des conditions de travail , la réponse est évidente . C'est non !<br /> Je ne suis ni cheminot , ni CGTiste , je ne suis que communiste ; mais si j'avais dû appartenir à cette corporation de travail et à ce syndicat , j'aurais personnellement privilégié une grève , non pas par l'arrêt de travail , ... mais par des actions indirectes comme l'obtention GRATUITE des titres de transport pour tous les usagers , car c'est au sein de ce qui donne le pouvoir au Grand Capitalisme , c'est à dire l'ARGENT qu'il faut s'attaquer et non pas qu'on le veuille ou non dans ce cas précis , aux usagers pour lesquels le mot travail signifie déjà bien souvent précarité et galère .
C
Ne pas faire payer ferait l'unanimité de qui? de ceux qui ne font pas grève et regardent depuis les quais ceux qui se battent en attendant un train conduit par un non gréviste ? Et pour les trains de marchandise, vous faites comment ? <br /> Si la question des tarifs est si prégnante (et elle l'est) est-ce aux cheminots mandatés par une délégation pour un pouvoir dont ils ne disposent pas et ne revendiquent pas de se battre non pas pour leur revendication liées à celles des usagers mais pour satisfaire celles des usagers qui ne bougent pas pour celles des cheminots ? <br /> Imaginons qu'un pouvoir ultra démagogique (par exemple socialiste mais pas que) décide de rendre gratuit le transport domicile travail (pour complaire au medef qui ainsi échapperait au versement transport) que sont coût soit fiscalisé au niveau des régions. Si dans ce cadre les cheminots se mettent en grève pour leur garanties collectives, les usagers feront quoi pour renvoyer l'ascenseur ?<br /> En fait ce qui compte dans un mouvement social, c'est le nombre de salariés qui décident de s'y engager, pas la pertes ou pas de recette pour la SNCF. La direction de la SNCF ne s'y trompe d'ailleurs pas. Alors qu'elle a encaissé ses recettes depuis plus de dix jours, elle concentre ses efforts à tromper les usagers sur le nombre de grévistes et la quantité de train qu'elle s'efforce à faire tant bien que mal rouler.<br /> Dernier point : les usagers qui disposaient et disposent toujours de levier par leur bulletin de vote, qu'on-ils fait de ce bulletin contre la privatisation d'EDF la casse de leurs retraites ? Se sont-ils organiser avec ceux qui combattaient (même mal) ces mesures ?<br /> Les cheminots savent que c'est d'abord leur mobilisation et les formes de lutte choisies par eux qui feront basculer les choses. Sans avoir encore le détail des discussion de ce jour, il semble que cela soit la voie la plus efficaces