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TER et quais SNCF : engrenage d'un dysfonctionnement majeur annoncé

TER et quais SNCF : engrenage d'un dysfonctionnement majeur annoncé

"près de deux mille rames flambant neuves ont été commandées à Alstom et au canadien Bombardier, pour une somme totale de près de quinze milliards d'euros."

Elle roulent parfaitement entre les gares, celles qui sont à quais accueillent parfaitement les voyageurs.

Le problème c'est pour arriver en gare et pour en repartir.

Ce qui pour faire du transport est très délicat.

Cela dit, guillaume III et ses sbires avec leur niveau d'expertise à raboter les effectifs de ceux qui travaillent sur les quais ne devraient pas avoir de difficulter à s'attaquer au problème. raboter, ils savent faire.

Quand Gayssot 1er, roi des neuneus et satisfait de l'être, avec sa loi SRU a déjugé sa célèbre péroraison à l'Assemblée Nationale "Monsieur le ministre ce qu'une majorité sait faire contre la SNCF et les cheminots, une majorité de gauche sera le défaire pour reconstruire le grand service public de la SNCF", (explication de vote du groupe communiste s'opposant au gouvernement Juppé -B Pons, ministre et A-M Idrac secrétaire d'état au transport-) qui alors aurait cru voir ce que raconte le canard enchaîné de cette semaine?

Canaille le Rouge lui-même présent à l'Assemblée pour donner des éléments techniques aux assistants parlementaires ne l'aurait pas cru. Était-il naïf !

RFF, que l'étrier de Lagarde à Drancy, avait promis, député, de jeter fut mis en orbite géostationnaire au-dessus de la SNCF pour permettre à l'Etat de ne pas assumer sa dette vis-à-vis de son entreprise publique... Au nom (déjà) des déficits publics qu'on appelait alors pudiquement critères de convergence du Traité de Maastricht.

Explication (indispensable pour la suite): si vous demandez à un de vos proches de faire livrer un frigo et que vous lui demander de le payer à votre place en prenant un crédit si nécessaire, cela s'appelle de l'escroquerie. Même si vous téléphonez au banquier pour lui dire que votre proche à bonne moralité et qu'il sera habile pour trouver tout seul le moyen de payer.

C'est ce qu'a fait l'état avec la SNCF. Le frigo s'appelant (entre autres, mais pas que) TGV. Donc le neuneu à conscience alors encore variable s'est vite renié et maroquin valant bien fausse promesse, a mis en place RFF.

C'est une rupture majeure du système de production intégré à rendement croissant, caractéristique du système ferroviaire, rupture voulue pour mettre fin aux monopoles publics de service public et installer des monopoles privés à haute rentabilité sur des créneaux sélectionnés sur ces critères et brancher directement ces boites sur les finances publiques.

Comme l'état s'était désengagé et que le Capital qui le pilote poursuivait le remodelage spatial du territoire en créant les pôles d'excellence en proche périphérie des centres-villes. Pôles aussi commerciaux que bourgeois et, pour caser les gens chassés pour implanter ces pôles, les rejetait vers des ZUP et cités dortoirs aussi peu bourgeoises que peu commerciales, n'ayant d'excellence que le taux de précarité des gens qu'on y entassait par charter.
Mais voilà. Seul le travail humain est producteur de richesse. Fallait donc transporter la force de travail dans ces pôles pour qu'elle vienne produire et accumuler. Pour la bourgeoisie française qui n'est pas que parisienne les institutions se mirent en quatre et mobilisèrent leurs outils. Donc, Eurêka, s'apuyany sur un besoin réel et un retard dû au désengagement de l'état, le TER arriva.

Pour faire plaisir au hors-sol en puissance et recaser quelques battus électoraux, la loi SRU qui traite aussi du transport ferroviaire (et accessoirement de l'explosion du statut de la RATP) a installé des rentes de situation politique de Nancy à Rennes, de Montpellier à Reims et au-delà à qui il fallait donner un os à ronger et si possible avec de la moelle à l'intérieur.

Le neuneu (dans le sud il l'appelle "lou ravi de la crèche", La Canaille trouve que ce n'est pas sympa pour les personnels des crèches) a donc dans sa loi, subrepticement, au point de surprendre Bartolone et le groupe socialiste de se voir doubler sur leur droite –Canaille le Rouge y a assisté en direct, le neuneu a aussi donné sa bénédiction à ce que les impôts régionaux servent à financer la rénovation des voies et à l'achat du matériel ferroviaire.

Et les cheminots direz-vous ?

Ils se sont battus avec la CGT contre cette forme de régionalisation et contre la séparation de l'infrastructure d'avec l'exploitation. Ils ont été lâchés politiquement par le parti du ministre qui a préféré se débarrasser de ses cellules et sections d'entreprise cheminotes et aller faire du repiquage de hors-sol dans les serres des conseils régionaux. 

C'est un des éléments politiques majeur qui explique comment les libéraux ont pu si rapidement s'emparer des rouages de la SNCF.

Les causes du dysfonctionnement dont la presse fait ses choux gras n'auraient jamais pu se produire à l'époque où les études et recherches du matériel et de la voie étaient sous la responsabilité d'une même entreprise unifiée.

La fédération CGT des cheminots et ses administrateurs salariés élus par les cheminots avaient proposé à l'époque que soit constitué un pôle des régions auprès du CA SNCF et disposant d'un administrateur es qualité désigné par elle, la SNCF assurant la cohérence technologique et financière de la politique des investissements et la cohérence des politiques de maintenance et d'entretien en matière d'emplois, de réactivité d'exploitation et de qualité de service et égalité de traitement et de tarification en tout point du territoire, avec obligation de rendre compte à ce pôle des régions. On appelle cela les critères du service public.

Mais à l'image du ministre et pour garnir les mandats, ANECR en tête, les bas du casque n'ont parlé que d'une seule voix : les cheminots fermez-la. Nous, on sait puisqu'on est élus et on n'est pas pollués de lubies technologiques, puisque nous n'avons jamais travaillé.

De même que pour les pivoines, il y en a des blanches, des roses et des rouges, cela vaut pour les hors-sols. Il y a ceux qui savent l'heure en regardant par le vasistas le clocher du beffroi, jamais en regardant ceux vont prendre le TER et qui fourmillent en bas. Cela existe massivement parmi les pivoines rouges.

Les constructeurs ferroviaires pour toujours plus se shooter à l'argent public via les contrats d'achats et, se positionnant pour ceux d'entretien et d'exploitation pour s'en mettre un peu plus dans les fouilles, ont dit aux hors sol des régions "on peut vous faire comme pour la Clio ou la Picasso " on vous garde l'entre axe de roues et le bas du châssis, on élargit au niveau des chevilles, on reloocke les épaules et on booste la motorisation pour seulement 7ou 8% de plus, livrable avant les élections". Nos hydroponiques d'applaudir à grands cris.

Nos crânes d'œufs de la filière neuneu ont été trouvé RFF ; c'est sur "ses" voies que ça va rouler. Lequel FRR a dépêché comme à l'accoutumée une des boites sous-traitance de nième niveau, qui a dit à RFF... Ce qui lui avait été demandé de dire et lequel RFF a transmis des cotes à valider à la SNCF qui n'ayant plus d'ingénieurs et de techniciens de terrain a mandaté un gus du comité stratégique qui a mouillé son doigt soumis aux vents tournants du toit de la plaine St Denis pour dire... "c'est OK".

Vous savez maintenant pourquoi les lecteurs du canard enchainé ont quelques raisons de se tenir les côtes de rire et les cheminots d'avoir honte d'être obligé de trainer une bande d'incapable mise en selle par ceux qui s'était engagés foi de Gayssot à se faire violer plutôt que céder.


Il parait que le reniement ou la trahison peuvent produire des orgasmes.


Vous savez maintenant qui aller interroger pour savoir si c'est vrai.
 

Le prochain épisode sera "comment les présidents de régions (et leurs VP adjoints aux transoprts, scandalisés par cette affaire", vont exiger d'avoir la gestion des rames, des gares, des personels et de choisir l'exploitant par appel d'offre".

Vous savez par où va venir l'attaque massive contre la nationalisdation du Front populaire, la profession de la Résistance et un des levier de la reconstruction et la modernisation du pays. 

 

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