Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Paix, interpellation parlementaire et montée des périls

Picasso 1952 - La guerre et la Paix (panneau "la guerre")

Picasso 1952 - La guerre et la Paix (panneau "la guerre")

Cela fait maintenant quelques semaines que Canaille le Rouge vitupère devant le silence des parlementaires, singulièrement ceux que l'Histoire aurait du qualifier pour prendre depuis des mois des initiatives politiques fortes.

Des mois de silences face à la détérioration permanente de la situation en Ukraine et les menaces que cette descente aux enfers fait peser sur la Paix mondiale.

Le groupe CRC (dont font parties les sénateurs du P"c"F) viennent d'interpeler le gouvernement.

Enfin.

Mais la lecture de l'interpellation n'est pas sans poser plus de questions connexes que d'aider à des réponses claires.

D'abord la lettre puis les observations de Canaille le Rouge.

Paix, interpellation parlementaire et montée des périls

Ces observations portent sur deux points majeurs :

 

1) Le groupe CRC (du moins sa porte parole)

  • ne dénonce pas la nature putchiste du pourvoir mis en place par l'OTAN et l'UE à Kiev.
  • Aucune mention de l'accord de Genève qui devait ouvrir une issue.
  • Aucune interpelation sur les propos du ministre des affaires étrangères sur l'absence selon lui de nazis dans l'équipe putchiste.

2) La lettre est datée du 6 mai.

  • dit que la situation devient chaotique. Devient seulement ? Pour ne prendre date que depuis février, ne l'était-elle donc pas avant ?
  • ne porte aucune condamnation et demande d'explication à propos du massacre d'Odessa.
  • s'inscrit dans la logique disant que tous les ennemis des fantoches soutenu par le pouvoir français, l'OTAN et l'UE sont en bloc des "séparatistes", reprenant ainsi le discours officiel et ses pré-supposés idéologiques.

 

La représentation nationale va donc débattre dans un cadre qui ne sera qu'un berceau douillet pour permettre au gouvernement d'échapper à ses responsabilités.

Artifice face à l'exigence démocratique, le débat au Sénat permet de contourner les risques que portent pour la clarté une question d'actualité télédiffusée un mercredi.

Question à la direction du P"c"F (les élus étant élus de la Nation, La Canaille a le droit légitime de les interpeler) :

  • Laurent étant sénateur, y a-t-il eu négociations entre le P"c"F et le PS pour user de ce subterfuge ?
  • Les déclarations officielles du P"c"F reprenant ces clichés de "séparatistes" et de "gouvernement interimaire" qui cantonnent les exactions facistes à des actions "d'alliés de ce pouvoir" et non comme consubstanciel à sa composition et sa nature et ses orientations, comment le P"c"F se positionne-t-il devant le communiqué du Mouvement de la Paix qui pointe plus, mieux et plus fermement les vrais responsabilités ?

 

Question (beaucoup plus fraternelle) aux militants de ce même P"c"F pour qui le combat pour la Paix persiste à avoir un sens profond : 

Le P"c"F sera-t-il partir prenante des manifestations pacifistes indispensables exigeant l'arret de l'ingérence de la France et singulièrement de son ministre spécialiste des étranges affaires en Ukraine, VRP des nazis ukrainiens, légitimeur des crimes des snippers et massacreurs d'Odessa, boute feu-pour un embrasement généralisé qui irait bien au-delà de la Mer Noire?

 

Le Désastre, Maria-Héléna Veira da Silva, (1944).

 

Dernier point qui s'adresse à tous :

Il est connu, et le centenaire de la boucherie de 14 en est l'expression, que la guerre est pour le capital le moyen, comme l'est le fascisme, de poursuivre le fonctionnement de la société pour son profit.

  • Moyen le plus efficace de casser le capital en surnombre pour assurer le taux de profit (capital matériel : usines infrastructures et arsenaux qui figés mais payés font baisser le taux de profit).
  • Moyen le plus radical pour éliminer le trop plein de capital variable : la force de travail dont le coût d'entretien (formation initiale, chômage et retraites compris) fait partie des paramètres qui font baisser le taux de profit.

Faut-il penser que pour le capital le moment de la saignée est venue ?

Dans ce cadre faut-il voir comme en 1914, en 1938 la social-démocratie assumer son rôle historique de l'organiser ?

Si tout militant ayant une approche de l'analyse marxienne de la société peut lire cette situation, quelle réactivité des parlementaires et dirigeants du P"c"F qui ne soit pas au service de la réaction ?

Jaurès en 14, Péri en 38 et ce texte tiédasse, fadasse en 2014 alors que montent les périls.

Les couches de silence qui s'entassent montrent qu'hélas plus que jamais le "c" de P"c"F mérite ses guillemets. 

 

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article