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Courrières-Soma villes jumelées

Par le sang.

 

Les traditions

de solidarités ouvrières

sont semble-t-il solubles

dans la CES

17 mai 2014 Soma

17 mai 2014 Soma

La tragédie sans cesse renouvelée.

Causes connus responsabilités constantes.

Le capital n'a pas de patrie que des sources de profits.

 

"L'accident minier" a provoqué depuis mardi une intense émotion dans tout le pays et déclenché une nouvelle fronde contre le gouvernement islamo-conservateur du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, accusé d'avoir négligé la sécurité des mineurs et d'être indifférent à leur sort.

Voilà comment est résumée la catastrophe de Soma dans la presse révérente et les vasistas audiovisuels de ce weekend en France

Canaille le Rouge met des guillemets à accident minier, ces guillemets sont des larmes de sang.

Cela secoue autour de Tayyip Erdogan, le premier ministre Turc  auquel les habitants de la cité minière reprochent d’avoir ignoré les avertissements répétés sur l’insécurité dans les mines de Turquie.

La compagnie minière Soma Komur a tenté de dégager sa responsabilité en affirmant que « l’accident est survenu malgré un maximum de mesures de sécurité et des inspections ». En écho, comme ici dès que ce produit un évènement de ce type nos autorités tentent de "privilégier l'erreur humaine"  le ministère turc du Travail a assuré que la mine avait été inspectée la dernière fois le 17 mars et qu’elle appliquait les normes en vigueur.

Colère des mineurs et leurs syndicats en permanence réprimés pour leur interdire de revendiquer « Ce n’est pas un accident du travail, c’est un meurtre ! » a alors rétorqué le Disk (Confédération des syndicats révolutionnaires de Turquie).

L'Huma (qui  ce coup-là porte mieux son histoire)  rappelle que "Trois semaines avant cet accident, le Parlement, dominé par le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), n’avait-il pas refusé la formation d’une commission demandée par les trois partis de l’opposition siégeant à l’Assemblée – CHP (kémaliste), BDP (pro-Kurde) et le MHP (nationaliste) – pour faire un état des lieux de la sécurité des mines en Turquie ? D’autant qu’entre 1992 et 2012, 3 053 ouvriers mineurs ont trouvé la mort dans les mines turques et 362 208 ont été blessés."

 

Partout dans le monde c'est l'heure des privatisations mortelles

 

 

Les quatre syndicats de Soma ont appelé hier à une grève nationale d’une journée pour protester contre l’insuffisance des normes de sécurité de la mine que le gouvernement de l’AKP a concédée au privé. « Des centaines de nos frères travailleurs à Soma ont été voués d’emblée à la mort en étant forcés de travailler dans des conditions de production particulièrement difficiles dans le but de parvenir à des profits maximaux. Nous appelons la classe ouvrière et les amis des travailleurs à se lever pour nos frères de Soma », déclarent-ils dans un communiqué. « Ceux qui, dans le cadre de la politique de privatisation, mettent en danger la vie des travailleurs au nom de la réduction des coûts sont coupables du massacre de Soma et doivent en répondre », ajoute de son côté la Confédération des syndicats la fonction publique (Kesk).

 

 

10 mars 1906 Courrières

10 mars 1906 Courrières

De Dacca à Soma, Canaille le Rouge ne sait pas combien de milliers de morts dans ces derniers mois directement imputables à la voracité du capital et aux complicités étatiques.

Pour avoir une idée La Canaille a été jeté un oeil sur le site de la CSI via le site de la CGT.

Comme il n'a pas été mis jour depuis 2011 on n'en saura rien.

En attendant, pas de communiqué de la CES sur Soma, rien de la CGT au plan confédéral.

C'est désolant. Aussi désolant que révoltant 

 

Parce que ne pas dire la vérité, se taire devant l'indéniable n'est pas conforme aux conceptions de Canaille le Rouge et n'aide pas au combat de classe il faut savoir que si la CES et la CIS sont muettes, d'autres parlent,  et parlent juste.

La Canaille se félicite de la réaction immédiate de la FSM :

 

Georges Mavrikos, secrétaire général de la FSM en Turquie

auprès des travailleurs frappés par une tragédie

Publié le par FSC

Athènes, GRÈCE, le 16 mai 2014

 

La FSM en mission en Turquie : le gouvernement et les employeurs sont coupables de crime

 

Aujourd’hui, 16 mai 2014 une délégation de la FSM est arrivée à Istanbul en Turquie pour être au côté de la classe ouvrière de Turquie dans ces moments de grande tragédie causée par les crimes des employeurs et du gouvernement dans les mines de charbon de Soma.

 

La délégation, avec à sa tête, son secrétaire Général Georges Mavrikos, accompagné du secrétaire général adjoint Valentin Pacho et de Toum Ferhat, du syndicat grec des nouvelles technologies et interprète a rencontré les dirigeants du syndicat DISK avec à sa tête son secrétaire général Arzur Çerkezoğlu et a présenté ses condoléances à la classe ouvrière de Turquie, et exprimé sa solidarité avec sa lutte, au nom des 90 millions de membres de la FSM.

 

La mission de la FSM qui nous amène ici avec nos camarades turques en ce moment tragique est une forme active de solidarité à la classe ouvrière turque, au mouvement syndical en lutte contre la propriété privée des mines, pour la satisfaction de ses revendications en matière de mesures de sécurité dans tous les lieux de travail. Devant de nombreux journalistes, à la conférence de presse tenue à la DISK, Georges Mavrikos a déclaré : Nous, les syndicats, ne nous arrêterons pas à la négociation pour de meilleurs salaires , nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer la sécurité de nos membres et lutter pour leur gagne-pain.

 

La délégation de la FSM restera à Istanbul et poursuivra ses rencontres et ses actes de solidarité avec les organisations syndicales.

Les absents ont d'autant plus tort qu'en la matière ils cumulent les absences, quand ils arrivent tels les soldats du pape c'est après la bataille et que de plus quand ils viennent combattre les incendies, c'est avec des dés à coudre.

Plutôt que de participer aux débats pour savoir si les patrons de Turquie et l'état qui leur sert la soupe ont leur place dans l'UE, mieux vaudrait pour la CGT qu'elle retrouve son autonomie et sa réactivité en matière de solidarité de classe.

Il est certains que quand on passe plus de temps à tenter de mobiliser pour faire voter le 25 mai que pour s'en prendre aux racines de la crise, quand la CGT a délégué sa capacité de manifester un avis ou d'engager des actions à une CES coachée par des agents administratifs de l'UE non adhérents à un syndicat d'entreprise,  cela va relever de mission impossible et va demander un considérable effort de rétablissement.

Aux syndicats qui sont la CGT de l'engager, à leur initiative, cela sans attendre que les mandatés qui parlent en leur nom le leur proposent. C'est la base statutaire du fédéralisme.

Si déja les messages de solidarités étaient adressés massivement, de partout,  à nos camarades de turquie, cela contribuerait à donner une image plus conforme de la France, de sa classe ouvrière et de ses syndicats aux travailleurs Turcs et leur famille.

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