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☭ Alstom, Sarkollande et la pintade, que faire ?

Parlons gros sous

l'économie est par nature politique

faisons un peu d'économie

et donc

beaucoup de politique

 

 

☭ Alstom, Sarkollande et la pintade, que faire ?
☭ Alstom, Sarkollande et la pintade, que faire ?

 Les commandes de matériels ferroviaire sont réalisées par l'Entreprise Publique nationale SNCF et par les régions.

La SNCF, sur décision conjointe de Cuvillier (estafette ferroviaire du général Sarkollande) et de Guillaume III va perdre la propriété mais les contribuables continueront à mettre leur conséquente obole dans le tronc de Kron.

La pintade du Poitou arrivée au commande du dossier va devoir s'expliquer sur le fond et la forme par rapport aux finances publiques, à l'environement, au respect de la constitution et le developpement durable :

La dernière commande de rames Régiolis, aux derniers chiffres connus de La Canaille se monte à 216 rames, à 9 millions d'€uro l'unité. (1800 rames payées depuis 2002, que de l'argent public). 

Soit environ (avec les frais de timbres, les petits fours et bristols inauguraux) 2 milliards d'Euros mais là, les régions ne sont pas dans le mille-feuille quand communes et départements le sont.

La dernière commande de TGV une quarantaine,  à 95 millions d'€uros pièce, nous conduisent vers les 4 milliards. (Le parc TGV en circulation est d'environ 440 rames toutes achetées avec de l'argent public)

Ce qui au total sur ces seuls deux créneaux des commandes de 2013 (il y en à d'autres) font rentrer 6 milliards dans les coffres d'Alstom .

A cette confortable cagnotte, toujours argent publics, des conditis detravail et des salaires qui ne font pas un rentier d'un chaiudronier ou d'un ajusteur, il faut ajouter sur les cinq dernières années pour le marché français les 340 tramways Citadis  (pour lequel il est souvent évoqué un chiffre curieusement absent du catalogue de près de 3 millions d'Euro l'unité) mais voila de quoi faire un premier bilan des transfusions en cours : http://www.alstom.com/transport/fr/produits-et-services/trains/tramways-citadis/

La RE-nationalisation d'Alstom (rien que pour sa branche ferroviaire) ferait économiser 6 milliards d'argent public transitant vers le capital. La prise de controle publique est donc un des moyens de diminuer les déficits dont ils nous taraudent les trompes d'Eustache.

La REnationalisation  d'EDF GDF pour un service public de l'énergie, la reconstruction d'une SNCF à 100% publique pour organiser le services publics des voyageurs ET des marchandises, l'utilisation d'une industrie de pointe publique, ce serait des milliards par an qui n'alimenterait pas ces déficits que l'existence de ce type d'organisation au service du capital structure alimente et dévelloppe. 

Canaille le Rouge ne s'en cache pas, voir 200 ou 300 actionnaires d'Alstom faire la queue pour le RSA et simultanément sauver puis créer quelques milliers d'emplois qualifiés de production et de recherche ne serait pas fait pour l'attrister, bien au contraire.

C'est d'ailleurs pour cela que La Canaille est Rouge et persiste à se proclammer communiste.

 

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G
La traditionnelle controverse sur les nationalisations (faut-il comme pour Usinor-Sacilor en 1981 faire financer par le contribuable le redressement d'un groupe privé en difficulté?) est ici totalement hors de saison, car SNCF, EDF-GDF sont des services publics qui ont par nature vocation à appartenir au patrimoine des français via l’État puis une entreprise nationale (dont on peut toujours revoir le statut vers plus de participation des salariés et des usagers).<br /> Quant à Alstom: &quot;qui paie commande&quot; dit le principe en sociétés capitalistes: Alstom fournit les services publics (plus des pays étrangers, ce qui en fait une entreprise stratégique) la Nationalisation s'impose.<br /> Pour les communistes encore marxistes, l'appropriation privée des moyens de production doit cesser pour revenir aux travailleurs;<br /> Aujourd’hui, après les problèmes de l'autogestion avortée en Yougoslavie, après la mauvaise prise en compte des espoirs des Lip par le PCF, après l'introduction par Lordon de la notion de &quot;dé-privatisation&quot; (pour les Banques), après les travaux de Bernard Friot qui ont donné naissance au Réseau Salariat, on ne peut plus évacuer la question de l'intervention des travailleurs et des usagers dans la gestion des entreprises nationalisées.