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☭ Vent de fronde, ou en voila cent bien culottés ?

la gauche

de la

droite rose

en émoi

☭ Vent de fronde, ou en voila cent bien culottés ?

Depuis l'pont Mirabeau, regarde d'ici la scène

Le désamour

Faut-il qu'ils s'en souviennent

Les députés toujours dans leur dévaine

Vivent leurs ennuis, finis le beurre

Leurs jours s'en vont et ils pleurent 

 

 

 

 

Cent. Il n'en manque qu'un pour faire dalmatien... ou la fin de mois du français moyen.

Cent députés du PS viennent de soulever leur paupière gauche pour regarder le paysage après la bataille.

On imagine la suite : debout face à la déferlente, l'un ou l'une d'entre eux, s'écriant, après avoir bien vérifié que les caméras tournent, tel un Mirabeau en 2014, dire à un succésseur de Dreux Brezé en attente de nomination : "allez dire à Valls que nous sommes ici par ..."

coupez les caméras ! "... l'aveuglement du peuple et n'en sortirons au final pour vous faire des courbettes".

Ça ne passe pas le 20h00, même un dimanche.

 

Parce que quand même, nos mutinés du front de Seine ont un tantinet la mémoire courte : ANI, retraites, refus de l'amnistie des syndicalistes, celle des fraudeurs fiscaux, le figeage des minima sociaux, budget 2013, 2014 ; pas là ? Ils avaient donné procuration ?

Qu'est-ce qui le fait ainsi sursauter au milieu de leur sieste parlementaire ? 

Une sorte de Lourdes républicain ? Une apparition de Marianne leur intimant de bouter le capital hors de France ?

Ou plutôt l'incandescence des braises sous leur auguste  fessier qui leur rappelle qu'il n'y a pas de file "VIP" à pôle emploi pour les éliminés de la course au fauteuil ?

 

Cela dit, s'ils ont peur, c'est qu'ils se sentent menacés. Mesurons la menace et ce qu'elle révèle.

Ils vont nous faire le coup "faites pas les idiots les gars, on est cernés, laissez-nous faire". Faire quoi ?

Posons l'équation autrement :

Ils ont peur (on sait de quoi) et donc crient très fort. Contre ceux d'en face ? Non contre ceux qui tiennent mal l'échelle. En haut, ça tangue, en bas, ça ripe.

Sans jamais que nous posions la question de l'échelle. Qui les a mis si haut, pourquoi y sont-ils si bien et surtout, les a-t-on propulsés ainsi pour faire ce qu'ils y font ?

 

Cela repose une nouvelle fois la question du mandat, sa nature et son contrôle.

Le communiqué de Borloo annonçant sa retraite est révélateur de la conception, que tous partagent, des institutions et de ses formes de représentation : Borlo annonce rendre "ses mandats".

Traduction qui n'appartient pas qu'à l'ex leader d'une partie de la droite : ce sont "mes mandats". Et non pas les mandats que le peuple lui a confié. 

Comme tout élus de la Vème République, comme entre autre nos presque 101 dalmatiens, il en a plusieurs. 

Tous en disposent au point de se les garder ou les rendre à leur guise mais ceux qui les leurs ont confié n'ont aucun droit de regard…sinon ils n'auraient pas eu à attendre la déculotté du 30 mars pour nous produire cette motion poison d'avril, le peuple si le mandat avait été impératif et révocable leur aurait depuis au moins un an secoué les bretelles.

 

Si nous mettons en conjonction deux données : ce qui vient d'être pointé et le fait que le scrutin majoritaire à deux tours censé nous garantir l'inéligibilité de l'extrême droite et la représentation démocratique a permis l'élection de fachos du f-haine plus quelques clones, a chassé au moins les 2/3 de la citoyenneté du pays de la possibilité d'y être élus, une conclusion logique s'impose :

Election à la proportionnelle intégrale sur liste à toutes les élections. Mandat unique impératif et révocable pour les élus, avec obligation de compte rendu en cour de mandat devant les électeurs.

Droit de vote pour toutes celles et tous ceux qui participent à la vie économique, culturelle, sociale, y paient leurs impôts, éligibles là où ils déploient leur activité.

 

Pour ceux qui recherchent des pistes institutionnelles pour rendre plus démocratique la société française voilà de quoi faire. Associées à la maitrise publique de tous les leviers économiques et leur propriété socialement collective, voilà de quoi explorer.

Et au premier qui s'exclamera que c'est un projet communiste, Canaille le Rouge lui rétorquera… qu'il a bien raison. 

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