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Gabriel Garcia Marquez s'en est allé

Reste ses livres

qui ouvrent la porte

d'un continent littéraire

une des plumes de la révolution latino américaine

une des plumes de la révolution latino américaine

Si vous deviez offrir à une jeune lectrice ou un jeune lecteur les clés pour accéder à la littérature sud américaine, à coup sur "cent ans de solitude" serait au trousseau.

Garcia Marquez est le St Pierre de ce paradis littéraire, pas seul avec dans sa génération des M.A. Asturias et Monsieur le Président, J.Amado  et son l"Bahia de tous les saints" le préféré de La Canaille dans la production d'Amado, A.Carpentier (le préféré: la Harpe et l'ombre). Pablo Néruda, disposant d'un statut à part, Canaille le Rouge ayant eu le privilège de le rencontrer lorsqu'il était à Paris. Son "j'avoue que j'ai vécu" l'a embarqué dans le sillage de l'épopée révolutionnaire du Chili.

Oui, avec cela, voila des clés pour s'en aller explorer le continent de Bolivar et de ses héritiers, un continent dont la diversité s'est rajeunie et élargie.

Mais "cent ans de solitude" est-ce parce qu'il fut un des premiers de la série précédente à arriver dans les mains de La Canaille, glissé dans l'après 68 par un de ces profs de littérature qui voulait ouvrir des esprits qui cherchaient à s'extirper du formatage des programmes anciens ?

Depuis, l'édition en format de poche n'est jamais loin, là bas au Phare ouest, trainant sur la table de travail de La Canaille, à côté de l'écran et non loin d'un rustique et siesteux clic-clac. Quand on ne sait pas avant d'avoir goûté les gouttes si ce qui est dans l'air est embrum ou crachin et que la lumière reste glauque, quelques unes de ses pages remplacent sans problème une bûche écologique, se substitue à une cheminée qui en plus là bas nous manque. 

C'est un peu comme "Quatre vingt treize" ou "le Rouge et le Noir" ces assemblages de signes et caractères qui par l'alchimie imposée par la plume qui les maitrise ont fait, font, feront rêver, réfléchir et poussent à se projeter, porté par le génie de celui qui s'est contraint, lâché, torturé à vouloir nous les ciseler pour qu'enfin sortis des presses il puisse nous les offrir.

G.Garcia Marquez fait partie de ces écrivains qui font regretter de ne pas être hispanisant comme London aurait du jeter plus et mieux La Canaille dans l'anglais, Gramsci l'italien ; les notions anciennes et des efforts aidant à tenter de faire un tour chez Brecht. 

Au passage, voila une raison de plus pour estimer les traducteurs.

 

Gabriel Garcia Marquez s'en est allé
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