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Crise, fascisme et forces politiques

impérialisme et capitalisme,

le lien avec les précédents

Crise, fascisme et forces politiques

Poursuivant sa tâche d'éclaireur inlassable, l'ami Michel nous passe quelques-unes de ces pépites d'idées déconcertantes qui obligent à se faire de la musculation du cerveau. 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2014/02/22/29272693.html#utm_medium=email&utm_source=msg_suggest&utm_campaign=alainindependant&utm_content=Ce%20racisme%20d%27Etat%20qui%20se%20met%20peu%20à%20peu%20en%20place%20en%20France


Aujourd'hui, sa livraison nous parle du racisme et les phobies et leur place dans les enjeux idéologiques.


Parmi ces phobies, l'islamophobie de cercles de plus en plus larges parmi les faiseurs d'opinons.


De quoi celle-ci et elle le nom ?


A la fois réalité de l'ultra réaction comme tous les intégrismes (voir Civitas, les communautés aux Usa ou les ultra-orthodoxes juifs) mais aussi hochet-miroir aux alouettes pour détourner l'attention.


Michel s'appuie sur les travaux de Nicolas Bourgoin*, pour avancer une thèse pour l'essentiel partagée par Canaille le Rouge.


« On comprend, conclut dès lors N. Bourgoin que l'islamophobie touche l'ensemble de l'Europe en crise. Ce véritable racisme d'État qui se met peu à peu en place en France n'est pas sans rappeler les lois de Nuremberg adoptées dans un contexte d'ailleurs similaire au nôtre (crise économique et sociale et tensions internationales). Aux mêmes causes, les mêmes effets. Le fascisme n'est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution par temps de crise, écrivait Bertolt Brecht. L'exclusion progressive des musulmans de la société française, comme des autres sociétés européennes touchées par les politiques d'austérité, ne peut hélas que lui donner raison. »

Michel à partir de cette idée de préciser :
"Ce rappel est à prendre en considération. Les sources du fascisme ne semblent pas être, effectivement, là où les milieux politiques veulent bien les situer habituellement pour faire passer au second plan les sources réelles.

Ces sources réelles, j'ai déjà pu les localiser dans l'évolution du capitalisme lui-même, et donc de son État, et donc de ceux qui le gèrent pour lui et agissent en son nom... Quitte, bien sûr, à rechercher des diversions.

J'ai aussi rappelé dernièrement que c'est Mitterrand qui a décidé en son temps de redonner vie au groupuscule dirigé alors par le père Le Pen. Pour Mitterrand, il s'agissait alors de diviser les rangs de la « droite » pour faciliter ou assurer sa réélection. La fille est aujourd'hui également utilisée, et de différentes façons, et, en général, elle s'acquitte au mieux de ce rôle de diversion que les politiciens en place veulent bien lui attribuer.

Cela étant, on continue à masquer la véritable cause du fascisme, le capitalisme lui-même, sa crise, les politiques qu'il met en œuvre pour y remédier, c'est-à-dire le renforcement, par tous les moyens à disposition, des exploitations, dominations, aliénations, sous les différentes formes disponibles".

Ce texte pour l'essentiel partagé, demande de continuer la réflexion sur deux points d'une part la question de la marginalisation électorale des catégories stigmatisée, ce que le capitalisme français faisait de façon remarquablement efficace avec le statut d'indigénat et sa hiérarchisation mais aussi La Canaille y viendra après sur la réalité de qui sert et a quoi sert le fascisme.


L'articulation des rôles entre Mitterrand et Le Pen n'est pas seulement faite pour diviser les rangs de la droite mais aussi, le rôle de l'héritière le confirme, de diaboliser la revendication anticapitaliste de fond de scrutin proportionnel, lequel maintenant que la social-démocratie a remis en selle l'extrême droite, permettrait à celle-ci d'entrer au parlement et pour cela serait maintenant à définitivement bannir au nom des menaces contre la démocratie que cette proportionnelle porte en son sein. L'histoire a montré que sans proportionnelle, avec les passerelles idéologiques et le clientélisme, l'abstention de masse liée au rejet des politiques qui assomment le peuple, cela était tout autant possible avec l'uninominal à deux tours, la preuve par la nièce et son avocat.


Ce système antidémocratique (que les ex communistes d'Italie vont tenter d'instaurer chez eux, nous dit-on) assurant une non démocratie par ce scrutin uninominal à deux tour dont le rôle dans le présidentialisme institutionnel français est indispensable pour garantir la quiétude au capital. Cela n'est plus à démontrer.

Trouver des boucs émissaires culturels ; hier le Juif, aujourd'hui le musulman, comme il y a deux siècles le parpaillot considéré comme danger à partir d'un présupposé religieux établissant un statut social simultanément à la présentation de la représentation politique autour de principes immuables établis pour défendre l'organisation sociale et sa traduction politique est au cœur de l'affrontement, un affrontement qui est de classe.


Et c'est d'ailleurs pour cela que les forces de la bourgeoisie combattent avec la même énergie pour ce type de scrutin et la nature non-impérative du mandat (celui-ci appartient à l'élu, ni à ceux qui l'ont présenté ni à ceux qui l'ont élu). C'est ce qui permet les forfaitures de 2005 ou l'envol "Coste et Bellonte" des promesses du Bourget.


Seconde idée qui mérite étude et débat :
Sur les réseaux sociaux se développe une campagne (légitime mais dont les mécanismes sont à démonter) contre le f-haine menace fasciste (ce qu'il est). Une campagne qui décerne ainsi des brevets de démocratie à tout ce qui n'est pas de cette mouvance et interdit toute revendication de place politique aux anticapitalistes au nom de la diabolisation des extrêmes. Ainsi, par un raccourci idéologique savamment entretenu, cela permet aux roses-bleus-bruns, BHL en tête de stigmatiser les rouges comme n'étant que des "rouge brun" alors que Kiev vient avec éclat de montrer comment blancs et roses sont étriers et écuyers des pires bruns-vert de gris.


A quelle stratégie cela répond-il ? Les agressions impérialistes des cinq dernières années (pour ne reprendre que celles-ci) sont là pour le démontrer : prendre appui sur les franges les plus ultras réactionnaires pour reconquérir des positions géostratégiques et politiques n'est pas le fait d'un f-haine cantonné à un usage domestique de repoussoir mais bien une stratégie mondialisée mise en œuvre par le capital. 

 

Cela a été la stratégie de deux des principaux dirigeant de l'impérialisme de la fin du 20e siècle Kissinger et Brezinski, mais aussi Thatcher (ce qui au passage démontre que la question n'est pas "culturo-confessionnelle" mais bien impérialiste d'autant qu'à la même époque la famille d'un certain Ben Laden –dont lui en personne- fréquentait les mêmes cercles avec assiduité)

 


Les élus de coeur de Fabius Hollande Merkel , Barroso et BHL (ici le 25 janvier à Kiev)

 

Que le PS et (ou) la droite, ensemble ou successivement, agissent dans ce sens (Libye, Afrique sub-saharienne, Syrie, Ukraine) avec le soutien partout et permanent de la part aux oligarques qui le servent le mieux, démontre ces liens structurels entre le capital, les fascismes et les forces politiques qui leur mettent le pied à l'étrier.


Les stratégies de type putsch à la Franco ne passe plus facilement devant l'opinion mondiale. D'où la déstabilisation par des mouvements "dit de masse" encadré ouvertement par les forces spéciales –l'actualité en regorge sur tous ces terrains - des tapeuses de casseroles de Santiago (qui en posèrent les bases) jusqu'aux étudiants liés à la mouvance nazie d'Amérique du sud à Caracas aujourd'hui, en passant les milices religieuses d'Afrique ou par les "pro U.E." de Kiev.


Cela montre combien le capital pour arriver à ses fins s'est affranchi des barrières posées en 1945.

 

La vidéo ci dessus témoigne de cette présence des forces spéciales impérialistes en Ukraine Kiev: "CIA Agent Captured Helping Ukrainian Rebels?"

C'est en cela que la mondialisation capitaliste et ses formes de domination impérialiste demande un nouvel internationalisme absent des cartons des ex communistes comme des repères consensuel et donc soumis de la CES et la CSI.


C'est avec cet éclairage qu'il faut voir ici la pathétique course à l'audimat d'un Copé qui fait feu de tout poil pour rester en course.


En cela, la droite française comme le PS et leurs corps francs de la bande à BHL se comportent comme une cinquième colonne qui comme celles des années 30 est au service d'un système qui est identifié : le capitalisme.


Oui, cela confirme bien que le fascisme n'est pas le contraire de la démocratie telle que conditionnée par le système, mais une de ses évolutions possibles (à en devenir antinomique) pour peu que cette évolution assure la pérennisation voire l'intensification d'un rapport social d'exploitation qui permet l'extraction maximum de la plus-value et son accumulation par le cercle restreint de ceux qui se sont accaparés les leviers de commande économiques avec toujours la complicité active de la social-démocratie.

 

* Nicolas Bourgoin est démographe, maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, membre du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie de l’Université de Franche-Comté (LASA-UFC). Il est l’auteur de trois ouvrages : La révolution sécuritaire aux Éditions Champ Social (2013), Le suicide en prison (Paris, L’Harmattan, 1994) et Les chiffres du crime. Statistiques criminelles et contrôle social (Paris, L’Harmattan, 2008).

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