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Facismes, nazisme, et UE ; géographie succincte des complicités

En France, 2011, tags nazis sur une exposition d'art contemporain

En France, 2011, tags nazis sur une exposition d'art contemporain

Quand un fait se produit une fois, ce peut être un hasard. Quand il se renouvelle, ce peut être une erreur. Mais quand il se systématise sans intervention, cela devient de la complicité qui confine à la gourmandise.

Partout où l'UE passe et active des soutiens, les forces de l'obscurantisme, du racisme, les héritiers des condamnés de Nuremberg relèvent la tête paradent, tiennent en haleine les média et ne sont pas combattus au nom de la démocratie, mieux (ou pire) sont considérés comme des interlocuteurs normaux.


Les mêmes qui condamnent tels ou tels régimes au nom des libertés, soutiennent séditions voire arment ceux qu'ils disent combattre au nom du terrorisme n'ont pas ce genre d'états d'âme quand il s'agit de regarder dans ce qu'ils considèrent comme leur jardin.

Les forces politiques au pouvoir en UE, étrange ballet rose et bleu plus ou moins bruni trouvent par contre le temps d'aider à la traque mémorielle voir répressive des démocrates et des communistes, l'aident, la subventionnent voire l'institutionnalisent par des votes à Strasbourg et à Bruxelles.

L'Allemagne d'un côté, la France de l'autre, ont entamé le processus en organisant l'éclatement de l'ex Yougoslavie. Les nationalismes ont couvé les retours des pires pratiques génocidaires réveillant des fantômes qu'on pouvait espérer muselés : En Croatie, l'Église catholique au bord d'une rupture officielle avec Rome remet en selle des nazillons mitrés au travers d'un évêque aux armées qui se met dans les bottes du bourreau Pavelic et de la grande masse de l'église croate d'alors. 

 

Bosnie, Croatie, Serbie, Kosovo autant de séparatismes ethnicisés alimentés par l'UE qui produiront des génocides en cascades mais feront le bonheur des marchands d'armes, des "reconstructeurs" et leurs banquiers venant des pays de la concurrence libre et non faussée.

Aujourd'hui, avec des risques graves de conflagration, l'UE au nom de la démocratie apporte un soutien politique appuyé à ceux qui officiellement revendiquent l'héritage des Waffen SS locaux. Imagine-t-on à Paris une parade à la mémoire des anciens de la LVF ou de la division Charlemagne, des messes dites à la mémoire des bourreaux d'Oradour ? C'est le quotidien en Ukraine. De Merkel à Hollande en passant par Cameron, ils les soutiennent.

Aujourd'hui en Hongrie des fascistes sont au pouvoir, défilent en uniformes bruns et organisent la chasse au Tziganes- nos Roms- sans que l'UE intervienne. Au nez et à la barbe du monde, le ministre hongrois des ressources humaines (un super-ministère incluant la culture) décore en public l'animateur d'une chaine fasciste, raciste et antisémite qui promet "d'éliminer"(sic) Juifs et Tziganes.

C'est aujourd'hui, pas il y a 70 ans, qu'un fasciste est élu président d'une région de Slovaquie, comme si un adjudant de semaine de la "Le Pen connexion" présidait la Picardie. Qui leur a permis de revenir si ce n'est l'UE qui les a mis dans les malles de ses organisations ultralibérales ?

Aujourd'hui toujours, dans les pays baltes, les anciens Nazis, des SS agents actifs locaux des génocidaires hitlériens sont considérés comme anciens combattants et avec l'appuie de l'UE font condamner les antifascistes Résistants et interdisent les communistes.

Aujourd'hui encore, partout où intervient la troïka, à l'image d'Aube dorée en Grèce, dans les jours qui suivent son arrivée,
des groupes nazis se mettent sur pied, toujours financés par la grande bolurgeoisie capitaliste locale et le plus souvent l'aide appûyée de la pârtie la plus réactionnaire de l'église . Groupes non combattus au nom d'une liberté de pensée interdite aux communistes, contesté aux laïques, par l'UE qui cautionne les aventures et ingérences dans les ex empires coloniaux. 

 

Non seulement celle-ci refuse de les combattre mais elle laisse s'installer ici ,comme repoussoir-là, comme outils de domination pour permettre privatisation de l'agriculture et colonialisme économique dans l'UE, et toujours la surexploitation des classes ouvrières muselées et parfois réprimées pour imposer le recul de leur droits et garanties sociales. 

 

C'est au nom des règles de cette UE que les idées progressistes et communistes sont interdites parce qu'elles combattent cette UE dont les principes ne peuvent être contestés sauf à être un criminel potentiel ou un terroriste avéré.


Est-ce réservé aux marches orientales d'un noyau dur épargné ? Ici parmi les cinq fondateurs initiaux, ce sont les partis et organisations xénophobes qui se déploient sans contrainte sur les terrains d'un régionalisme sécessionniste. Ce sont les attaques généralisées contre les protections sociales.

 

Belgique, Italie, Pays Bas, chacun à leur façon subissent les mêmes attaquent pour refaçonner les paysages à l'image d'une allemagne et ses länder.


En France, quand des ministres vont et à plusieurs reprises à l'institut Locarn qui en Bretagne rassemble la réaction et le Capital quelle idéologie accompagnent-ils ? 

 

Celle d'une troupe en symbiose autour d'un drapeau symbole du séparatisme et de la réaction cléricale crée par un fasciste qui sera condamné à la Libération à une peine d'indignité nationale, un institut fondé entre autres par des exilés pour raison de collaboration active en 1944Selon Françoise Morvan qui cite l'hommage funèbre rendu par Théophile Jeusset dans La Bretagne réelle en 1963, Morvan Marchal avait été également chef local du Rassemblement national populaire, pour cela il écopera de "15 ans de dégradation nationale" infligée par la Chambre Civique de Rennes. 

 

Le Drian ministre socialiste des armées venant dans les lieux en 2006 présenter son projet pour la Bretagne ne participe-t-il pas à l'opération ?*


Les liens entre les milieux économico-maffieux, la droite et les indépendantistes Corses mis en échec par le référendum, ne sont-ils pas à l'autre bout du pays une autre réalité.


Dans tous ces pays, il s'agit d'appliquer, d'intégrer ou d'imposer les règles de l'UE.


Voilà ce qui caractérise les repères politiques de cet espace de concurrence libre et non faussée qui apporte le fascisme dans ses fontes.


C'est donc un projet qui est codifié à l'intérieur de règles acceptées par tous ceux qui participent à un projet qui se veut devenir la fin de l'Histoire et qu'ils ont décidé d'imposer par tous les moyens y compris en piétinant le suffrage universel lorsque celui-ci leur est défavorable. leurs actes sont le signe fondateur de l'esprit totalitaire qui les anime et explication des cautions-acceptations des pratiques fascistes qui se généralisent.


Mais si ces règles conduisent à systématiser et institutionnaliser régression sociales, atteintes à la Démocratie, communautarisations des sociétés, fragmentation des états nations souverains, doit-on les accepter ? 

 

Faut-il participer à ce jeu dont il faut accepter les règles insupportables pour avoir droit de s'asseoir à la table ? 

 

Tous ceux qui on décidé de participer à la mascarade ont accepté ces règles et se sont engager à rester dans leur cadre.

 

N'y a-t-il d'horizon qu'à l'intérieur d'un cadre qui reconstruit des aristocraties réimplantent un ordre réactionnaire inquisitorial ?

 

Ces faits, leurs cautions institutionnelles font que tous ceux qui participeront au scrutin de leur mascarade électorale vont trouver légitimité dans les résultats et s'appuieront dessus pour aggraver la montée des extrêmes droites tant leurs pratiques sert le capital.


Ne pas cautionner l'UE par un vote, ne pas choisir parmi les listes qui acceptent les règles de son jeu, participer à réduire sa légitimité par un rejet de masse les marginalisant du pays réel est constitutif du combat antifasciste et un signe d'internationalisme.

 

Voila pourquoi Canaille le Rouge s'associe à l'appel à boycotter les élections au parlement croupion de l'europe du capital.


À ceux qui se demandent ce qu'ils auraient fait à la place de ceux qui se battaient il y a 70 ans contre ceux qu'aujourd'hui on nous présente comme fréquentables, posez-vous plutôt la question : ceux qui il y a 70 ans en se libérant nous libéraient, que feraient-ils aujourd'hui ?
 

*en 2004, Locarn fêtes les 10 ans de ses locaux en présence de Jean Yves LE DRIAN, alors Président du Conseil Régional de Bretagne, Pierre MEHAIGNERIE, ancien Secrétaire d'État à la Mer, Député du Morbihan, Ancien Ministre, Député d'Ille et Vilaine et Président de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale et François GOULARD, Secrétaire d'État aux Transports et à la Mer, Maire de Vannes.. Ils sont fiers d'annoncer que :L'État, la Région Bretagne et les Conseils Généraux des Côtes d'Armor et du Morbihan ont également participé au développement de l'Institut de Locarn, en cofinançant son équipement."

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