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Supprimer les PPP c'est construire l'alternative

Balard : le futur bouyguistère de la dépense nationale

Balard : le futur bouyguistère de la dépense nationale

La question posée par le contrat « écomouv » est entrain d'être habilement noyée par l'ensemble des média audiovisuels et la plus grande partie de la presse écrite.


En gros, le contrat aurait pour les uns (partis aux gouvernements et part de l'ancienne majorité) été mal négocié pour les autres soumis à des pressions qui ont faussé les règles, mais tous en acceptent le principe.


Il est vrai que rester sur ce terrain présente l'avantage de laisser de côté deux questions qui portent en elle-même des issues durables à la crise :
Pourquoi avoir recouru à ce type de contrat-maquereau et pourquoi s'enferrer dans leur maintien.


Pour une fois, un député de droite l'a dit crument devant les caméras de télé : privatiser la collecte de l'impôt permet de continuer de supprimer les fonctionnaires. C'est une des facettes pas des moindres de la question.


Ajoutons que c'est aussi le moyen de mettre un branchement supplémentaire sur les ressources fiscales publiques pour abonder les coffres du capital. La présence de GoldenSachs dans le pool d'actionnaire éclaire la démarche. (Il va falloir qu'on réussisse à expliquer à Canaille le Rouge que le capitalisme monopoliste d'état est derrière nous)


La lutte contre ces fictifs déficits publics (fictifs puisque creusés artificiellement par les exonérations et niches fiscales aux entreprises et les cadeaux renflouement aux banques et un système fiscal qui fait que plus on gagne moins on paie) sert d'alibi à l'opération et assure LA rente au capital (le plus souvent des entreprises et établissemnt imbriqués regroupés autour du BTP) en lui assurant la maîtrise technologique financière, la rente foncière, l'exploitation des outils publics dont le pays à besoin.

 

Ceux qui s'enferment dans le dogme des PPP, le font au mépris de la constitutionelle obligation de garantir la souveraineté nationale. Rappelons que cette obligation s'impose à tous les élus de la République et que ne pas s'y soumettre s'appelle une forfaiture.

 

C'est cette forfaiture permanent qui fait les choux gras du "f-haine" et le bas de laine du capital.


Donc la seule question qui est à poser est la suivante : comment (et sans prendre de gants tant ils se sont gavés), reprendre la main et la maîtrise totale et publique de toutes les opérations que trente ans de privatisations puis de "PPP" qui en sont la suite logique.

 

Comment s'assurer que les usagers des outils ainsi rendus à la nation et ceux qui les font fonctionner en aient la réelle et totale maîtrise sans passer par une délégation étatique et ministérielle ou administrative de pouvoir.

 

Quels objectifs avec quels critères co-décidés entre opérateurs de l'activité (et leurs garanties sociales et de citoyens à l'entreprise) et les usagers (et leurs droits de citoyens) pour faire tourner le tout ?


Vous voyez qu'un projet de société s'affranchissant des lois du capital est possible. Bien sur cela demande de botter les fesses aux parasites collés du capital comme des bernicles accrochées à leur rocher.

 

Citoyenneté, démocratie, interventions populaires voilà de quoi renvoyer dans son coin l'extrême droite, la droite et ceux qui ne savent comment faire pour empiler les gages qu'il ne cessent de leur donner.

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