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Quand Copé demande d'écoper ce que Copé vota

Les CRS poussent dans les choux qui sont les fleurs semées par les droites, fumées à l'écotaxe et arrosées par les rosiéristes de Solfélysée

Les CRS poussent dans les choux qui sont les fleurs semées par les droites, fumées à l'écotaxe et arrosées par les rosiéristes de Solfélysée

Les larmes de Copé :

 

Le bonhomme durant des années ayant tout voté

se trouva fort déconvenu

quand la réalité fut connue

Pas le moindre rappel

ni un simple amendement.

Pour lui faire ravalement.

Il s'en alla crier sa haine

à ceux qui aux banquières accroches

maintenaient ancrées les chaînes

et nous vidaient les poches.

 

Ainsi la presse nous porte l'antienne,

visées municipales et planches à savonner.

Copé ouvre le bal de la branche parisienne

Du club des rouges faux nez.


 

Dans la série plus démagogue tu meurs, voici la dernière de Copé à propos des « Zécotax » telle que nous la rapportent les agences de presse :


 

L'écotaxe ne divise pas que la majorité. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, juge "aberrant" le coût de collecte de l'écotaxe prévu par le contrat passé entre l’État et la société Ecomouv' sous la précédente majorité. "Ce qui est surtout critiquable, c'est le montage. De tels coûts de gestion sont aberrants. [...] On ne peut pas imaginer dans un pays moderne un tel coût de collecte d'impôt quel qu'il soit", a déclaré M. Copé sur i-Télé, mardi 5 novembre.

Interrogé sur la responsabilité de la précédente majorité, à laquelle il appartenait, le député de Seine-et-Marne et maire de Meaux a répondu : "Je rappelle que l'écotaxe, que nous avions décidée dans son principe en 2008-2009, nous l'avions reportée pour des raisons qui tenaient à la crise financière. En 2012, rien n'empêchait François Hollande, s'il n'y croyait pas – c'est l'époque où il défaisait tout ce que nous avions fait –, de la supprimer", a souligné M. Copé.

 

Avant d'entrer dans le détail, poursuivons notre panoramique politique.

L’écotaxe « s’appuie sur un mode de recouvrement entièrement nouveau et automatisé. A bien des égards, c’est une taxe du XXIe siècle ! », s’enthousiasme la sénatrice UMP Marie-Hélène Des Esgaulx, dans un rapport remis à la Commission des finances en février dernier.

« Un retour à la Ferme Générale de l’Ancien Régime ! »,  dénonçait la CGT, lorsque le gouvernement Fillon a validé cette option, peu après le Grenelle de l’environnement. 

 

 

Alors, kikadioui ?

Le Monde de ce jour vend la mêche :

L'appel d'offres à la concurrence est lancé en mars 2009 par Jean-Louis Borloo – qui assure depuis n'avoir "rien signé"  – et Dominique Bussereau, ministres de l'écologie et des transports. En août, la loi Grenelle II confirme la mise en place de l'écotaxe, prévue pour 2011. 

Le 26 novembre 2011, le ministère remet sa réponse. Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani, alors à l'écologie et aux transports, donnent leur classement des offres reçues (voir le document officiel en PDF). Mme Kosciusko-Morizet, qui disait n'avoir "pas initié" ce contrat, qui aurait été "lancé avant et signé après" son passage au ministère, exagère donc quelque peu : c'est bien elle qui a signé la réponse attribuant le marché à la société italienne Autostrade, classée première, suivie de Sanef, puis de France Telecom.

Et si cette usine à gaz n’avait été créé que pour abonder les caisses de quelques majors du capital ?

Un des djinns qui passe son temps à lire par dessus l'épaule de La Canaille est entrain de fulminer : « ça ne le lâchera jamais ? » Et bien non. La suite va montrer pourquoi.

Parce que quand même, le problème, c'est que nous apprenons que chez les heureux bénéficiaires de la manne fiscale canalisée par « écomouv' » il se passe de drôles de choses parmi des gens qui ne le sont pas...drôles.

La société « écomouv » est contrôlée pour 70% par Autostrade per l'Italia. Les autres actionnaires sont les sociétés ThalesSNCFSFR et Steria. Thalès détient 11 % du capital, SNCF 10 %, SFR 6 % et Steria 3 %.

Faire taxer la pollution routière sur le réseau public par une boite crée pour accueillir la privatisation du réseau routier, c'est déjà en soi croquignolet. Le tour de table des actionnaires ne l'est pas moins. (concernant la SNCF, La Canaille vous en a parlé il y a peu).

Le groupe Autostrade a été privatisé en 1999 et fait partie du groupe italien Benetton au côté duquel apparaît une vieille connaissance des victimes de la crise, celle relevée cet été par la presse au sujet des financements directs ou indirect de l'UMP et de Sarkozy au travers des conférences juteuses à travers le monde : Golden Sachs.

Sonnez trompettes de la renommée. Golden Sachs.

Le même qui entre 1998 et 2009  a "camouflé la moitié du déficit de la Grèce par le biais d’astuces de comptabilité", en échange d’honoraires exorbitants puis a spéculé contre son "client" : le groupe financier et a conduit la Grèce à la ruine,  l’UE (à qui GS fournit -Goldensachs boys- ministres, commissaires, présidents et sabreurs si nécessaires) dans une crise financière qui perdure aujourd’hui encore et dont l’issue ne s’entrevoit même pas.

 

Cela doit être en reconnaissance de leurs bons services que la majorité de Copé Fillon Sarko leur a fait ce cadeaux que Blummollet, Zapatayrault Moscovici n'ont pas remis en cause.

 

Vive la continuité de l'Ttat ...capitaliste


 

Et quand môssieur le député Copé a voté pour «  écomouv », il ne savait pas ?


 

Consolation, maigre mais consolation quand même, Zapatayrault savait aussi mais n'a pas abrogé la loi c'est d'ailleurs pour cela que Copé lui en veut : il est obligé de co-assumer.


 

Quand Canaille le Rouge propose l'expropriation du capital et la réorganisation de sa maîtrise publique et productive. Mais voila. Comme le capital a réussi à intégrer dans ses vues ce qui fut son obstacle : il n'y a plus d’organisation communiste pour porter cette alternative.


 

Et pourtant qui pourra démontrer la possibilité de s'affranchir de ce passage obligé pour se libérer de ce rapport social d'exploitation qu'est le système capitaliste à la manœuvre ?

Cette question n'est-elle pas plus importante que celles des élections à venir et y apporter réponse ne permettrait-il pas de poser la question des élections de meilleures façon ?

 

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