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Octroi, PPP et transfusion fiscale

Octroi, PPP et transfusion fiscale


Reparlons des portiques. D'abord symboles de la remise en place d'un système d'octroi que la Révolution de 89 avait décidé d'envoyer aux oubliettes (mais qui ne se concrétisera qu'en 1885), la façon dont les pouvoirs publics (états et gouvernement qui le pilote, collectivités territoriales) les ont utilisés pour pousser aux montages des PPP montre s'il le fallait la façon dont s'opère le branchement du capital privé sur l'ensemble des activités qui ressortissent du domaine de la souveraineté nationale.


Tentons de remettre tout cela en perspective pour rappeler choix et responsabilités politiques.


Un rappel : en 2008, le gouvernement Fillon injecte à fond perdu plus de 300 milliards d'€ (c'est un chiffre à minima) soi-disant pour sauver les banques et appelle par la voix du locataire de l'Élysée à serrer les coudes et faire des sacrifices.


L'opposition d'alors promet de faire cesser l'opération sous réserve des impératifs ...du cadre de l'UE ; sur cet aspect déjà, on connaît la suite.


Ces capitaux puisés dans les coffres publics sont, de plus, inscrits au passif des comptes de la nation et servent à justifier l'austérité pour limiter et combler les déficits qui dépassent allégrement les "3 % autorisés".


Autorisés par qui ? Par une confrérie de joyeux fêtards de crânes d'obus de l'inspection des finances qui, entre les pissotières d'une fête de la bière et le charivari du carnaval de Boulogne sur mer, ont balancé ce chiffre choisi pour faire bien et pour qu'on les laisse s'éclater en paix (c'est quasiment la vérité).


Munis de ce boulet, pour garantir le "comblement", l'UE et ses appendices parisiens interdisent d'investir dans des équipements publics, obligent de poursuivre la vente à la découpe des services publics sans que les obligés s'en offusquent, mais aussi exigent de trouver de nouvelles sources de recettes qui au passage assurent au capital une copieuse rémunération. Les chiens de garde ne sont jamais ingrats envers leurs maîtres.


C'est ainsi que des Portiques bretons au Stade du Mans en passant par ND des Landes, le ministère de la Défense qui n'est plus nationale ou les tribunaux parisiens, mais aussi les infrastructures ferroviaires se mettent discrètement en place ces PPP que depuis l'ouverture de ses carnets Canaille le Rouge ne cesse de dénoncer.


L'heureux bénéficiaire privé du partenariat prélève au passage sa dîme, et pas aux taux du livret A (1,75% en moyenne), mais plus proche de celui de l'usure (20,3% pour les portiques).

 

L'état a ainsi moyen de "dégraisser" les effectifs de la fonction publique y compris la très régalienne administration des finances, comme il a laissé au privé la sécurité aéroportuaire et abandonné sous formes de baux à longues durées la domanialité portuaire et littorale.


Notons concernant les portique mais les différentes infrsatructures que les établissements privés qui construisent et gèrent en lieu et place de l'état, outre la compté quotidienne qu'ils encaissent ont la particularité d'être adossé si n'est d'être es-qualité parmi les bénéficiaires de l'injection d'argent public de 2008. Ce qui fait qu'au mieux (ou au pire) si remboursement de 2008 il devait un jour y avoir, c'est le contribuable qui éventuellement rembourserait à l'état l'argent public que celui-ci a donné aux banques.


Des petits coquins accrochent leur wagon pour profiter de l'aubaine à l'exemple de la SNCF, laquelle est "actionnaire de l'entreprise vampire qui "PPPise" sur les portiques.

 

Celle-ci voit l'état dont elle est un outil publique ne pas reconnaître la dette qu'il a envers elle. Celui-ci outre la ponction sur ses comptes que Pepy appelle mensongèrement dividende, la laisse injecter des capitaux dans les outils de racket alors qu'elle n'a pas de capitaux pour entretenir son réseau. La SNCF se servira des recettes du dit racket pour payer aux banques dont celles évoquées plus haut la dette que l'état lui a infusée.


Aucun gouvernement alternant qui ne remet en cause le racket, au nom de la parole du gouvernement. Mais quid de la parole du gouvernement devant les viols successifs des termes, articles et dispositions de la constitution qui garantit l'inaliénabilité des droits du peuple à se saisir des leviers économiques.


Que la droite s'en serve de siège, peu de surprises. Que les dextro-socio-démocrates fassent de même,qui s'en étonnera ? Mais que sous cette "gôche" ceux qui se posent comme gardiens de ces principes ne s'opposent pas publiquement et fermement, n'appellent pas à agir contre ceux qui ont décidé de continuer la forfaiture démontre leur consentement complice.

 

Il est vrai qu'il sont tous plus préoccupé de savaoir si la molesquine des strapontins électoraux est confortable que de s'occuper de ce qui fait hurler villes et campagnes.


Qui aura le courage de dire clairement que la parole de l'état ne s'applique pas aux spoliations et que l'expropriation-appropriation collective sera la règle. 

 

Celui qui proposera cela aura l'approbation de La Canaille, mais pour l'instant, Canaille le Rouge n'est pas bousculé pour savoir qui soutenir.

 

PS :  Ecomouv, gérant des portiques, avec un contrat conclu pour treize ans accepté la nouvelle majorité, outre une perception de 1,2 milliard d’euros par an et en conservera près de 20 %, soit 230 millions par an, au final 2,8 milliards d’euros de racket, le reste revenant "aux collectivités publiques et à l’Agence de financement des Infrastructures de France chargée de participer à la création de moyens de transport moins polluants".

Si le projet prend l'eau (et c'est le cas) son annulation conduira l'état à donner 1 milliard d'€ dont 800 millions d'ici début 2014. 


 


 

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P
Bonjour,
............. et encore on ne nous dit pas tout ..............