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Des chapeaux mous au couvre-chefs écarlates

Des chapeaux mous au couvre-chefs écarlates
Des chapeaux mous au couvre-chefs écarlatesDes chapeaux mous au couvre-chefs écarlates

Pour le Finistère agricole, et plus largement la Bretagne, je fais le vœu d’un réel sursaut des éleveurs laitiers face à une "privatisation stalinienne" de leur production, le vœu d’un monde porcin uni et mieux organisé pour reprendre en main sa destinée, et, plus globalement, le vœu pour tous les paysans d’une plus grande liberté d’entreprendre.

Thierry Merret, Président de la FDSEA du Finistère

13 janvier 2012 voeux de la FNSEA 
 

 

 

 

Alors que tout confirme que les forces de la réaction se mobilisent pour refaire une opération de type 6 février 34, toutes celles qui ne cessent de gloser sur les vertus et la nostalgie du programme du Conseil National de la Résistance ne font rien qui puisse envisager un 9-12 février mobilisateur qui mettrait le pied à l'étrier d'un grand mouvement populaire.


Mieux (ou pire) une partie dite d'avant-garde des seconds se retrouve à défiler et manifester au côté des premiers "parce que c'est là qu'il y a du monde " argument aussi stupide que peu convaincant. Comme si la LCR avait appelé à défiler aux champs Élysée en 68 , FO avec les surplis et chasubles dorées contre l'école laïque ou les deux réunis avec la camarilla des néo calotins fachos des anti mariages pour tous sous le prétexte qu'il y avait des salariés dans ces différents cortèges.


Si des salariés se sont laissés abuser, faut-il les accompagner quand il vont servir d'écran de fumée aux menées les plus réactionnaires de ceux qui crient misère alors que ce sont eux qui cassent l'emploi et tirent tous les salaires vers le bas, usent de violence physique contre les salariés les plus vulnérables et pratiques toutes les formes de harcellement dans leurs citadelles appelées entreprises où la citoyenneté est interdite de séjour?

Petit aparté : voir les gros chargeurs qui ont organisé l'individualisation et la dé-massification du transport des marchandises, qui se sont tous gavés de subventions de leur UE et ont obtenu la libéralisation du fret, hurler contre le principe d'une tarification au coût réel pour la collectivité du transport des marchandises confine à l'obscénité. (Rappelons ici qu'il ne s'agit pas de soutenir les "écotaxes" qui sont en fait une fiscalisation de droit à polluer et n'incitent pas à limiter la pollution puisque, in fine, ce sera le consommateur qui assurera dans le prix d'achat des biens ce qu'État et racketteurs privés patentés se mettront dans la poche).

Revenons à l'actualité vue sous l'angle politique :

Avec une spontanéité laborieusement organisée les instigateurs des faux nez rouges persistent à rendre ce gouvernement responsable (et il l'est pour ne pas les avoir remplacées par une vrai politique des transports au lieu de casser le code du travail avec l'assentiment des scieurs de portiques ) des décisions du précédent que non seulement ils ne combattaient pas mais qui avait tout leur soutien.

Ce sont des voleurs criant à "bas les voleurs", à la façon des ligues factieuse du 6 février 34.

C'est dans ce contexte que les réponses demandent d'être affûtées. Pas de faux semblant, mais, si une force politique se veut être responsable, urgence de mettre sur la table des solutions radicalement innovantes.

Au premier chef, la dénonciation de l'UE qui organise le cadre de l'asservissement des peuples de tous les états la composant et une menace virulente pour tous les autres soumis aux diktats de la coalition de cette UE et de ceux qui tiennent le fouet des troïkas.

Il s'agit de poser la question de la reconquête de la souveraineté de chaque peuple, d'établir les droits de tout ceux qui sont sur leur sol et de les opposer à l'ultra réactionnaire droit du sang. Rejeter l'UE veut dire non seulement refuser d'accorder sa confiance à toute force politique qui inscrit son action dans la valorisation de l'UE, mais de mener campagne pour délégitimer ses décisions par un boycott des scrutins lui assurant cette légitimité.

Au plan social, c'est immédiatement exiger l'interdiction des licenciements économiques (et pas que "boursiers"), le paiement de tous les arriérés de cotisations sociales et le remboursement préalable et immédiat sans échéancier de toutes les aides publiques perçues pour tous les patrons qui veulent aller surexploiter sous d'autres cieux et la confiscation des outils industriels et économiques, leur remise aux salariés des entreprises concernés. L'établissement de la coresponsabilité des établissement bancaires et financiers participants aux opérations de casse économiques et sociales et la mise sous séquestre de leurs avoirs pour assurer la solvabilité des solutions à imposer.

Cela s'appelle un vrai programme qui ferait renouer avec l'idée historique de gauche. La façon dint la crise affûte les antagonisme et la radicalité des solution indisensable à mettre en oeuvre font que quiconque s'y oppose voire refuse d'en soutenir les orientations accepte de fait de se classer de droite et sert la soupe aux liguards de 2013.


 

Que chacun choisisse son camp.

 

 

 

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