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De Suisse encore, mais côté travailleurs exploités

Toujours vu depuis son observatoire près la butte au Caille (sans "x" ni "s" et un "C" majuscule , nom du propriétaire de la butte en question), après les sanglots longs des helvètes banquiers , après les charters de Roumain en renfort chez Gad à Josselin, pas inutile de montrer ce que la mondialisation des comportements patronaux révèle des pratiques de patrons ripoux.

Si cela continue avec cette application à s'inscrire dans la bollkensteinisation des emplois et droits sociaux, La Suisse, vitrine astiquée du capitalisme (Davos, Gstaad Genève et Zurich)- son hôtellerie, ses banques, ses coffres et chemins de fer touristiques, son siège du Bureau International du Travail - va pouvoir rapidement être admise à part entière dans l'UE :

De Suisse encore, mais côté travailleurs exploités
 

 

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Trente menuisiers détachés sur le chantier des résidences de luxe de l'Hôtel du Parc au Mont-Pèlerin sont en grève depuis vendredi. Ils n’ont pas été payés depuis début août.

 

 

"Nous sommes pris en otage. Des épouses de deux de mes collègues, coincés tout comme moi en Suisse sans salaire, ont été contraintes de vendre leurs bijoux de famille pour payer leur loyer en Italie», explique l'ouvrier milanais Andrea Lapiana.

 

 

Les menuisiers sont employés par Legno Arredi, une entreprise italienne. Car la société d'entreprise générale, mandatée par le promoteur Société développement Group (SDG) à Genève, a sous-traité des travaux à MSC Arredi qui a fait de même à l’égard de la menuiserie Vitrani, qui à son tour a délégué à Legno Arredi.

 

«En outre, on leur a promis un salaire italien de 12 euros de l’heure, logement inclus. Or, conformément à la loi sur les travailleurs détachés, ils devraient être payés au tarif CCT de notre pays à un minimum de 32 à 38 francs de l’heure», précise Pietro Carrobio, responsable du secteur de la construction chez Unia.

 

Logements déplorables
L’employeur devrait de plus payer 55 francs par jour pour la nourriture. Pour l’heure, il n’assure que le logement dans des conditions déplorables. Les menuisiers sont installés dans des appartements, à Clarens et à Montreux, où ils se retrouvent à sept dans une chambre. «Cela montre que les mesures d’accompagnement sont inefficaces et que les contrôles doivent être renforcés. On ne peut pas soutenir la libre circulation des personnes dans ces circonstances», relève Pietro Carrobio. «Surtout lorsque l’on sait qu’il y a 10'000 travailleurs détachés dans le canton de Vaud dans le domaine du bâtiment. Il s’agit plutôt de libre exploitation des personnes.»

Les négociations sont actuellement en cours, une solution semble se dessiner.(24 heures)

 

reportage 24h00 en Suisse PH Maeder

 

 

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