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Déliquescence politique, racisme, 1er décembre , quels mots d'ordre, pour quels objectifs

Déliquescence politique, racisme, 1er décembre , quels mots d'ordre, pour quels objectifs

Le racisme est consubstanciel au capitalisme il l'a codifié planifié et en use pour sa pérennité comme il fait de même avec l'inégalité devant l'impôt.

 

 

 

 

Les bruits et les odeurs, parlons en, sans faux semblant,

En ce moment, la France, du moins certains de ses espaces, pue. Elle pue des flatulences de fin de banquet des amicales des anciens bérets qui veulent convaincre avec des bonnets moins identifiables mais tout autant reconnaissables.

En ce moment, une France éructe et ses bruits s'accompagnent des remugles qui la font puer,

On pourra se boucher les oreilles, se mettre un flacon de parfum pour faire paravent, se fermer les yeux ou tourner la tête pour ne pas voir ce qui se putréfie, tant que les causes de l'infection ne seront pas circonscrites et ces fonctions d'excrétions envahissantes désinfestées de leurs dérives de gangrène invasive, nous ne nous en sortirons pas,

Le fond de la question, c'est la crise. Ceux qui se servent de boucs émissaires pour l'expliquer voir la justifier, ceux qui pour en faire leurs choux gras l'alimentent, poussent les feux,

Reste que ceux qui devraient mobiliser pour la combattre soit se taisent soit cherchent des solutions qui ne peuvent qu'être contre-productives,

Si la quasi-totalité de ce que le panel "d'experts" s'accorde à dire que cette crise est avant tout celle d'un modèle économique à la dérive, quasiment personne pour lier ce modèle à organisation sociale et économique de la société et parmi ceux qui devrait appeler à la transformation radicale, le mot d'ordre bas de plafond de "révolution fiscale", outre qu'il a fait éclater de rire MedefFnsea et autres architectes du mode d'exploitation pérennisant le système tant il ne s'y attaque pas, jette dans les bras des précédents ceux qui devraient les combattre.

La fiscalité n'est pas la cause. Elle est l'image et un des moyens.

Don Mélenchon et Sancho Laurent sont entrain d'appeler le peuple à charger des moulins à vent sans s'occuper de maîtriser justement ce vent et qui tient ouvert et dirige les outres d'Éole.

Une autre fiscalité est certes à souhaiter. Mais sans l'expropriation collective des grandes féodalités industroielles, agraires, financières, proposées comme finalité économique, est-ce crédible ?

 

Cette autre fiscalité est-elle possible sans s'affranchir du cadre réglementaire co-éllaborré par l'UE et chacun des états membre au travers des transpositions des directives camouflées derrière le terme de subsidiarité ? Textes ensuite sanctifiés par des traités que le peuple a rejeté mais dont leur gouvernement piétine la volonté?

Les effets conjugués de la mobilisation convergente des forces du capital et de la réaction le plus souvent confondues et l'écœurement populaire qui lui fait fuir les urnes va produire une de ces dérouillées électorales magistrale dont le PS à l'habitude dès lors qu'il assume en conscience son rôle de supplétif des forces de droite.

Le nouveau c'est que malgré des résistances internes souvent aussi tardives que majoritaires, la direction des porteurs du sigle "pcf" et singulièrement ceux qui gardiens du temple des mandats électifs, ont décidé contre vents et marées d'accompagner le PS. Et donc sans poser la question de la reconquête de la souveraineté populaire de son destin dans son cadre national ?

Dans le débat sur le racisme galopant d'aucuns, souvent avec raison parlent des digues qui sont rompues. Le "pcf" dans la globalité des lames qui déferlent est une de ces digues sapées de l'intérieur.

Plus la réaction se mobilise plus les réponses du "pcf" en terme de classe sont inaudibles.

 

L'Humanité tente de rabouter des brins épars avec ce titre à la fois juste et dérisoire : " Le peuple de gauche doit reprendre la rue".

Juste puisqu'il s'agit du lieu de l'expression des vraies colères populaires contre l'ordre établi des baronnies économiques, châteaux et autres postes de garde du système.

Mais dérisoire puisque la question de fond est d'arracher des mains d'entre lesquels ils sont les leviers économiques et politiques de ceux qui, forts de leur suffisance, font ces bruits et répandent ces odeurs dont il faut nettoyer le pays.

 



Si la manif du 1er décembre pouvait être un déclencheur de cette reprise d'initiative populaire pour faire taire le capital et sa réaction, ce serait bien, mais comment rassembler derrière un mot d'ordre qui peut être et est celui  de tous les néo poujadismes de l'éventail brun ?

Parce que la colère populaire doit s'exprimer et que tout ce qui peut lui permettre de le faire est à attiser, Canaille le Rouge sera ce jour dans la rue. Mais pas sur ce slogan.

Comme rappelé il y a peu, d'autres mots d'ordre sont plus en phase avec les exigences sociales et politiques :

 

 

  • Suppression de la TVA dans un premier temps sur les produits de première nécessité.
  • Taux d'imposition des revenus du capital au même taux que pour ceux du travail,
  • suppresion de la CSG et du RDS,
  • Augmentation des salaires au même taux que celui des patrons du CAC 40.


 

Il s'agit d'un affrontement de classe où il s'agit de faire cracher le capital et appuyer sur le ventre de ceux qui se gavent. La violence de ce propos est-elle plus virulente que ce que le dit capital et les gavés font subir à ceux qui doivent relever la tête et au besoin les poings ?

 

 

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