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Valls : pire que Moch ; un Peyrouton

Le 26 octobre 1940, la Feldkommandantur 549 basée à Orléans ordonne aux autorités françaises de procéder à l’arrestation de tous les nomades du département du Loiret et d ’organiser leur internement. Jacques Morane, le préfet régional, décide d’utiliser l’ancien Frontstalag 153, et le 5 mars 1941, le camp des nomades de Jargeau est officiellement "ouvert".

Le 26 octobre 1940, la Feldkommandantur 549 basée à Orléans ordonne aux autorités françaises de procéder à l’arrestation de tous les nomades du département du Loiret et d ’organiser leur internement. Jacques Morane, le préfet régional, décide d’utiliser l’ancien Frontstalag 153, et le 5 mars 1941, le camp des nomades de Jargeau est officiellement "ouvert".

Il fut lire l'intégralité de l'article mis en ligne par Roger.

 

Juste pour vous montrer le pourquoi de ce titre rageur. Canaille le rouge immédiatement vous propose ce morceau qui déjà fait frémir d'indignation de rage et de honte.

 

Que cela soit fait en France, du moins par ce pouvoir qui la représente et assure la continuité de sarkofeu -hortezy-(Gueant successeur), montre sa façon de flétrir aux yeux de l'humanité l'image du pays de 1789, 1944.

 

Prenez le temps de lire, faites circuler en y joignant le lien pour l'article de Roger (le-blog-de-Roger-colombier- Valls-ne-fait-pas le-jeu-du-fn-il-est-en-plein-dedans.)

 

Vous entrez mainrenant dans le monde de l'insupportable commis en FRance à l'automne 2013.

 

Lisez-donc :

 

Leonarda, scolarisée en 3ème DP3 (option découverte professionnelle) au collège André Malraux, n'était pas chez elle ce matin-là. Les professeurs de la classe avaient organisé une sortie à Sochaux sur toute la journée avec un départ à 7h00. Pour être à l'heure, elle ne pouvait pas prendre le bus de son domicile. Elle a donc dormi chez une amie à Pontarlier. Les policiers ont été renseignés sur l'endroit où elle se trouvait. Le maire de Levier a appelé Léonarda et a demandé à parler à un professeur présent dans le bus, elle a transmis son téléphone à Madame Giacoma, professeur d'histoire-géographie-éducation civique au collège Malraux.

 Mme Giacoma : «je n'ai pas compris tout de suite ce qui se passait, j'ai cru que c'était la mère de Léonarda qui voulait être rassurée et en fait, c'était  le maire  de Levier, commune de résidence de Léonarda, qui m'a précisé qu'il savait que nous nous rendions à Sochaux et il me demandait expressément de faire arrêter le bus. Dans un premier temps j'ai refusé en précisant que ma mission était d'aller à Sochaux avec tous les élèves inscrits pour cette sortie pédagogique (visite de lycées + visite de l'usine Peugeot). Le maire de Levier, Albert Jeannin*, m'a alors passé au téléphone un agent de la PAF qui était dans son bureau : son langage était plus ferme et plus directif, il m'a dit que nous n'avions pas le choix que nous devions impérativement faire stopper le bus là où nous étions car il voulait récupérer une de nos élèves en situation irrégulière : Léonarda Dibrani cette dernière devait retrouver sa famille pour être expulsée avec sa maman et ses frères et soeurs ! Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas me demander une telle chose car je trouvais ça totalement inhumain ...  il m'a intimé l'ordre de faire arrêter le bus immédiatement à l'endroit exact où nous nous trouvions, le bus était alors sur une rocade très passante, un tel arrêt aurait été dangereux ! Prise au piège avec 40 élèves,  j'ai demandé à ma collègue d'aller voir le chauffeur et nous avons décidé d'arrêter le bus sur le parking d'un autre collège (Lucie Aubrac de Doubs). J'ai demandé à Léonarda de dire au revoir à ses copines, puis je suis descendue du bus avec elle, nous sommes allées dans l'enceinte du collège à l'abri des regards et je lui ai expliqué la situation, elle a beaucoup pleuré, je l'ai prise dans mes bras pour la réconforter et lui expliquer qu'elle allait traverser des moments difficiles, qu'il lui faudrait beaucoup de courage... Une voiture de police est arrivée, deux policiers en uniforme sont sortis. Je leur ai dit que la façon de procéder à l'interpellation d'une jeune fille dans le cadre des activités scolaires est totalement inhumaine et qu'ils auraient pu procéder différemment, il m'ont répondu qu'ils n'avaient pas le choix, qu'elle devait retrouver sa famille...Je leur ai encore demandé pour rester un peu avec Léoanarda et lui dire au revoir (je l'a connais depuis 4 ans et l'émotion était très forte). Puis j'ai demandé aux policiers de laisser s'éloigner le bus pour que les élèves ne voient pas Léonarda monter dans la voiture de police, elle ne voulait pas être humiliée devant ses amis ! Mes collègues ont ensuite expliqué la situation à certains élèves qui croyaient que Léonarda avait volé ou commis un délit.Les élèves et les professeurs ont été extrêmement choqués et j'ai du parler à nouveau de ce qui s'était passé le lendemain pour ne pas inquiéter les élèves et les parents.»

Lorsque la famille est partie, nous avons essayé de joindre par mail la préfecture fermée le mercredi matin. Mais la famille a été emmenée directement à l'aéroport pour prendre un avion à 13h00 le même jour. Nous avons eu au téléphone les deux filles Maria et Leonarda jusqu'au départ de l'avion.

 

Les professeurs qui rendent public leur indignation enseignent au collège André Malraux et au lycée Toussaint Louverture.

 

L'arrestation de la gamine a été faite "DANS le collège Lucie Aubrac.

 

Autant de nom qui n'ont plus de sens pour celui qui se drape dans le drapeau de ses origines espagnoles ( sans jamais dire celui des couleurs de sa République) pour mieux conserver sur notre sol les méthodes des héritiers de Franco et de son vieux pote Pétain.

 

Certains diront "il y a la loi" à laquelle le maire a passivement obéi. En octobre 40, Schengen se disait "apatrides". On disait déjà "d'Europe de l'est " (ou centrale) pour parler des juifs. Les Rom rapidement les rejoignirent (ils avaient de ce point de vue été un oublié... le temps d'en faire de l'engrais de tranchée entre 1914 et 1918).

 

Il y a loi et ceux qui s'honorèrent d'y désobéir, ceux qui lâchement acceptèrent les textes qu'ignominieusement d'autre promulguèrent.

 

Fin 40 le ministre de l'intérieur s'appelait Peyrouton un courageux qui deviendra un des premiers "résistant"... après Stalingrad, après les fusillades de Châteaubriant et le fonctionement de l'usine à tuer du mont valérien, après l'arrivée des alliés à Alger.

 

C'est ce Peyrouton qui met en oeuvre la suppression des décrets Crémieux en Algérie et qui passé au service de Girault refuse de les remettre en place... au nom du maintient des juifs dans un statut de seconde zone parce qu'il est hors de question que les algériens sur le même niveau puissent prétendre à la citoyenneté française.

 

Qui se souvient de lui ? (Il est l'auteur de la circulaire, dite « circulaire Peyrouton », du 16 novembre 1940 qui, avec la loi du 3 septembre 1940, autorise l'internement administratif par simple décision préfectorale et « offre [aux préfets] la possibilité d'interner tous azimuts», alors que le décret-loi d'Édouard Daladier du 26 septembre 1939interdisant le Parti communiste, prorogé par Vichy, laissait cette prérogative au seul ministre de l'Intérieur. (Sic wikipédia- bio à lire, une fois n'est pas coutume Marcel_Peyrouton dans le gouvernement de Vichy -).

 

Oui finalement, Valls est pire que Moch, c'est un Peyrouton.

 

Au bal de la Marine, pour ouvrir les danses, on joue "Rêve de Valls".

 

*le maire de cette ommune est classé "sans étiquette" cela indique qu'il ne revendique pas d'affiliation claire à un courant politique ". Sans étiquette, en français c'est aussi un ensemble de règles, de normes sociales, appelées « bonnes manières » qui gouvernent le comportement en société. Le maire de Levier est sans étiquette.

 

 

 

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