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De l'utilité de la maitrise publique des outils industriels et financiers

l'ambition industrielle du gouvernement

l'ambition industrielle du gouvernement

 

Les mêmes qui se gargarisent de servir l'économie libérale au nom de leurs conceptions socialistes (en fait, il faut lire "les mêmes qui ont choisi de porter les intérêts du capital au nom de leur acceptation de la gestion de la crise") sont empêtrés devant la contradiction de fond entre leurs actes et l'état-civil de leur organisation.



"L'annonce d'un plan social chez Alcatel-Lucent, qui supprimera 10 000 postes dans le monde, dont 900 en France, a conduit le gouvernement à demander publiquement aux opérateurs téléphoniques français de faire des efforts pour aider l'équipementier en le préférant à ses concurrents étrangers."



La colombophile du net de poursuivre en demandant aux opérateurs

 

"d'avoir un comportement vertueux et patriote et à faire appel à Alcatel-Lucent", notamment lors des "grands appels d'offres liés à la 4G".



On croit rêver. Les privatiseurs de France télécom en 97 après avoir inventé le concept de respiration des entreprises publiques qui permettra à Balladur de privatiser Alcatel en appellent au patriotisme du capital et au droit de regard de l'état.



C'est aussi beau que les USA condamnant la guerre chimique, crédible comme Landru VRP en chauffage central.



Le gouvernement, qui connaissait parfaitement la situation d'Alcatel et ses visées réorganisationnelles ne tombe pas de l'armoire. Ou alors c'est qu'il a choisi en conscience d'y monter.



La presse du jour rappelle que fin 2012, "Bercy savait que la situation financière d'Alcatel-Lucent était critique en terme d'avenir industriel" (lire crise de la rentabilité du capital exigeant des coupes claires dans l'outil de production), Alcatel désirant se restructurer et cherchant des financements auprès des banques. Bercy avait alors fait pression sur la direction de l'entreprise pour que son plan de refinancement auprès de ces banques ne passe pas par le tréfilage à froid des emplois de recherche et ceux industriels  tant c'est le cœur électoral du PS dans l'ouest qui serait visé.

Mais le capital n'a pas de patrie ; il n'a que des coffres.

Jean-Marc Pellerin, Fleur Montebourg ou Arnaud Zapatayrault auront beau jouer aux éoliennes à brasser de l'air pour donner le change, leur politique, leurs principes et choix économiques portent le chômage et la casse industrielle comme la nuée porte l'orage. (merci encore à Jean Jaurès de se laisser piller).

 

 

 

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