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"♫En revenant de Nantes (bis)" jusqu'à St Gilles Croix de vie...

"♫En revenant de Nantes (bis)" jusqu'à St Gilles Croix de vie...

Il y a des moments où on se dit que tout ne s'explique pas par la crédulité ou l'ignorance et Canaille le Rouge, certainement comme quelques autres, s'est frotté les yeux à la lecture d'un article de presse.


Le Figaro, ce journal qui est à la droite ce qu'El Mercurio était à Pinochet, déclare sa "Stupéfaction à la lecture du courrier de la CFDT Cheminots envoyé au ministre des Transports, Frédéric Cuvillier sur l'état de vétusté de la ligne ferroviaire Nantes Saint-Gilles-Croix-de-Vie où circulent une quinzaine de trains SNCF par jour soit environ 2000 voyageurs".


Deux choses au moins retiennent l'attention. Ce souci soudain pour le syndicalisme cheminot dans le journal de Dassault et les saigneurs du CAC et ses 40 voleurs. Souci de du syndicalisme CFDT, lequel est à la défense de l'outil ferroviaire ce que la foire aux vins chez Leclerc est à la maitrise de la fermentation dans les chais : des annonces, des rabais et peu de pratiques oeunologiques.


La seconde interrogation, c'est de savoir comment les dizaines d'actions menées depuis des années par les cheminots de la Région de Nantes contre la casse de l'outil ferroviaire, pour disposer des moyens en personnels, outillages, matériels, le plus souvent à l'initiative de la CGT seule, étaient et sont toujours présenté par le même Figaro (et pas que lui) à longueur d'année, comme du folklore de nantis partant trop tôt à la retraite qui ont comme sport national de prendre l'usager - il le redevient juste à ce moment - en otage ?


Et là, danger. La Canaille voit poindre une opération billard à trois bandes : la SNCF n'entretient pas, les régions doivent faire des économies budgétaires au nom de la lutte contre les déficits portée par le Premier ministre, régional de l'étape, comme processionnaire sa bannière à la Troménie de Locronan.


Bingo ont en tête le Rond Point, Matignon, et le CAC : une palette de choix entre l'appel d'offres et la méthode "Notre dame des landes" : le PPP (partenariat public privé). Rien de mieux pour chasser les cheminots, le service public, brancher en direct les finances publiques sur les coffres des banques, gonfler les profits des majors du BTP et les agioteurs qui fourniront les prêtes autour de l'opération (Bouygues ou autres ne construisent pas sur fonds propres mais rémunèrent des financements qui s'ajoutent aux rémunérations exorbitantes imposées par la logique des PPP, c'est l'intérêt -c'est le cas de le dire - du "machin").Avec à la clé pour rameuter les indécis : c'est cela ou soit le covoiturage sauce Pepy, soit "on ferme la ligne et Kéolis mettra ses cars."
 

 Quand le Figaro pleure sur la SNCF c'est suspect. Quand il valorise le syndicalisme, c'est au choix compromettant ou révélateur pour le valorisé, c'est toujours dangereux pour le service public et ses usagers. 

Il y a des moments où on se dit que tout ne s'explique pas par la crédulité ou l'ignorance et Canaille le Rouge, certainement comme quelques autres, s'est frotté les yeux à la lecture d'un article de presse.


Le Figaro, ce journal qui est à la droite ce qu'El Mercurio était à Pinochet, déclare sa "Stupéfaction à la lecture du courrier de la CFDT Cheminots envoyé au ministre des Transports, Frédéric Cuvillier sur l'état de vétusté de la ligne ferroviaire Nantes Saint-Gilles-Croix-de-Vie où circulent une quinzaine de trains SNCF par jour soit environ 2000 voyageurs".


Deux choses au moins retiennent l'attention. Ce souci soudain pour le syndicalisme cheminot dans lez journal de Dassault et les saigneurs du CAC et ses 40 voleurs. Du syndicalisme CFDT, lequel est à la défense de l'outil ferroviaire ce que la foire au vin chez Leclerc est à la maitrise de la fermentation dans les chais : des annonces et pas de savoir faire.


La seconde interrogation, c'est de savoir comment les dizaines d'actions menées depuis des années par les cheminots de la Région de Nantes contre la casse de l'outil ferroviaire, pour disposer des moyens en personnels, outillages, matériels, le plus souvent à l'initiative de la CGT seule, étaient et sont toujours présenté par le Figaro (et pas que lui) comme du folklore de nantis partant trop tôt à la retraite qui ont comme sport national de prendre l'usager - il le redevient juste à ce moment - en otage.


Et là, danger. La Canaille voit poindre une opération billard à trois bandes : la SNCF n'entretient pas, les régions doivent faire des économies budgétaires au nom de la lutte contre les déficits portée par le Premier ministre, régional de l'étape, comme processionnaire sa bannière à la Troménie de Locronan.


Une palette de choix entre l'appel d'offres et la méthode "Notre dame des landes" : le PPP (partenariat public privé). Rien de mieux pour chasser les cheminots, le service public, brancher en direct les finances publiques sur les coffres des banques, gonfler les profits des majors du BTP et les agioteurs qui fourniront les prêtes autour de l'opération (Bouygues ou autres ne construisent pas sur fonds propres mais rémunèrent des financements qui s'ajoutent aux rémunérations exorbitantes imposées par la logique des PPP, c'est l'intérêt -c'est le cas de le dire - du "machin").

Quand le Figaro pleure sur la SNCF c'est suspect quand il valorise le syndicalisme, c'est compromettant pour le valorisé, c'est toujours dangereux pour le service public et ses usagers.

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