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☭ Point de vue communiste pour aider à faire avancer les idées

☭ Point de vue communiste pour aider à faire avancer les idées

Débat avec mes camarades de Rougesvifs Midi... Et toutes celles et tous ceux qui veulent s’y mêler pour faire avancer un point de vue communiste.

Si La Canaille partage pour l'essentiel les propos de l'article qui suit, reste deux ou trois questions qui ne sont pas encore abordées et qui méritent d'être intégrées à la réflexion.

Tout d'abord celle de l'abstention, son niveau, ses conséquences et sa signification politique (Pour ne pas alourdir, Canaille le Rouge vous renvoie à sa page du lundi 7 octobre sur son c@rnet : Brignoles-autopsie-d-un-étranglement).

Ensuite une seconde série de questions plus sur le fond, liées à la réalité du combat politique. Peut-on ne scander les moments d'avancement possible du mouvement populaire que par le calendrier des rendez-vous électoraux et faire du passage dans l'isoloir le lieu exclusif de l'intervention politique ?

Cette question est loin d'être annexe tant l'isoloir fonctionne comme un entonnoir-sas chargé de formater les comportements de nos concitoyens (du moins ceux qui sont électeurs) pour assurer la reproduction dans le champ politique des formes sociale de domination. C'est une des formes de la nature de classe de l'état (qui est à différencier des formes d'organisations de la vie collective partagée, formes qui restent à réfléchir).

Comme cet état est entre les mains d'une bourgeoisie qui se transforme en aristocratie financiaro-industrielle, celle-ci façonne les institutions pour ne pas être menacée. C'est le rôle de toutes les modifications constitutionnelles proposées par la droite qui sont passivement acceptées (vote pour ou abstention du PS du PC comme lors du débat sur quinquennat, l'abstention du PS malgré le non de 2005, l'enagement autour du traité de Lisbonne ou autres.

Ceux qui n'organisent leur action politique uniquement qu'à partir de ce cadre, même s'il propose un vocabulaire porteur d'idée émancipatrice se rangent ainsi dans le camp des conservateurs des institutions et donc de ses rapports d'organisation de l'exploitation. C'est la caractéristique fondamentale de la dérive pécéeffienne.

Est-ce à dire que les élections sont à ignorer ? Bien sûr que non. Mais comment gagner des avancées politiques sur un terrain balisé par l'ennemi de classe sans organiser la contre-offensive politique sur les lieux qui concentrent les contradictions du système : le gâchis qu'est en soi le capital là où il se produit et se reproduit : les entreprises. Et aussi là où sont concentrés ceux qui le produisent et reproduisent : les quartiers et citées populaires, les mêmes qui s'abstiennent dans les cités parce qu'il ne trouve pour les uns pas de travail et pour les autres aucune modification positive à leurs problèmes dans l'organisation capitaliste de l'activité économique.

Il faut extraire la politique de ce carcan calendaire qui ne sert qu'à perpétuer le système en donnant l'image d'une démocratie totalement faussée puisque les institutions organisent la non-représentation de 95 % des actifs du pays, interdit le contrôle des mandats et font des élus des inamovibles quel que soient leur reniement au regard de leurs engagements ; tous éléments qui produisent abstentions voire parfois vote de colère contreproductive.

Rebondir de municipales en européenne ou législative pour aboutir à choisir pour la présidentielle entre la droite bleue, la droite rose ou la droite brune, les trois servant les gardiens des clés institutionnelles, referment les mâchoires d'un piège qui pourra être forcé que si l'espace d'intervention politique s'élargit à l'ensemble des activités citoyennes allant jusqu'à reconnaitre un statut non pas du travail salarié mais de la citoyenneté au travail pour s'affranchir de l'aliénation du travail salarié. Une citoyenneté liée au contrat de travail et non à la nationalité qui induit des droits d’intervention individuels et collectifs dans l’entreprise. Des droits qui exigent des batailles politiques dégagées des contingences et calendriers électoraux mais permettent d’aborder les élections dans la cité dans un cadre émancipé de la dictature du capital et de sa représentation.

 

Dès lors les moyens de combattre l’abstention qui valorise les récifs par recul du niveau du flot sont effectivement combattus.

Revendiquer cela ne fait pas d'ombre au besoin indispensable de s'organiser syndicalement pour collectivement porter les revendications des travailleurs bien au contraire. Cela participe à bousculer l'ordre moral qui sévit dans les entreprises où seuls les actionnaires et leurs commis ont le droit de penser comment user de la marchandise humaine qui s'appelle force de travail et qu'ils exploitent sans vergogne ni barrière légales autres que celles qu'ils s'acharnent à briser parce qu'imposer par les luttes politiques et sociales antérieures.

 

Ces questions sont peu, pas ou mal posées dans la période. Normal de la part de ceux qui comme bernicles sur un rocher institutionnel ne subsistent que parce que tributaires du substrat du rocher. Comme RougesMidi à l’évidence n’entre pas dans ces catégories autant engager avec eux mais aussi avec toutes celles et tous ceux qui ont des idées là-dessus discussion et actions.

 

 C’est pour Canaille le Rouge un moyen de poursuivre le débat et proposer des pistes d’actions qui continue ce qui peut se construire à partir des assises du communisme de Juin. 

Débat avec mes camarades de Rougesvifs Midi... Et toutes celles et tous ceux qui veulent s’y mêler pour faire avancer un point de vue communiste.

Si La Canaille partage pour l'essentiel les propos de l'article qui suit, reste deux ou trois questions qui ne sont pas encore abordées et qui mérite d'être intégrée à la réflexion.

Tout d'abord celle de l'abstention, son niveau, ses conséquences et sa signification politique (Pour ne pas alourdir, Canaille le Rouge vous renvoie à sa page du lundi 7 octobre sur son c@rnet : Brignoles-autopsie-d-un-étranglement).

Ensuite une seconde série de questions plus sur le fond, liées à la réalité du combat politique. Peut-on ne scander les moments d'avancement possible du mouvement populaire que par le calendrier des rendez-vous électoraux et faire du passage dans l'isoloir le lieu exclusif de l'intervention politique ?

Cette question est loin d'être annexe tant l'isoloir fonctionne comme un entonnoir-sas chargé de formater les comportements de nos concitoyens (du moins ceux qui sont électeurs) pour assurer la reproduction dans le champ politique des formes sociale de domination. C'est une des formes de la nature de classe de l'état (qui est à différencier des formes d'organisations de la vie collective partagée à réfléchir).

Comme cet état est entre les mains d'une bourgeoisie qui se transforme en aristocratie financiaro-industrielle, celle-ci façonne les institutions pour ne pas être menacée. C'est le rôle de toutes les modifications constitutionnelles proposé par la droite qui sont passivement acceptées (vote pour ou abstention du PS du PC comme lors du débat sur quinquennat, le traitée de Lisbonne ou autres.

Ceux qui n'organisent leur action politique uniquement qu'à partir de ce cadre, même s'il propose un vocabulaire porteur d'idée émancipatrice se rangent ainsi dans le camp des conservateurs des institutions et donc de ses rapports d'organisation de l'exploitation. C'est la caractéristique fondamentale de la dérive pécéeffienne.

Est-ce à dire que les élections sont à ignorer ? Bien sûr que non. Mais comment gagner des avancées politiques sur un terrain balisé par l'ennemi de classe sans organiser la contre-offensive politique sur les lieux qui concentrent les contradictions du système : le gâchis qu'est en soi le capital là où il se produit et se reproduit : les entreprises. Et aussi là où sont concentrés ceux qui le produisent et reproduisent : les quartiers et citées populaires, les mêmes qui s'abstiennent dans les cités parce qu'il ne trouve pour les uns pas de travail et pour les autres aucune modification positive à leurs problèmes dans l'organisation capitaliste de l'activité économique.

Il faut extraire la politique de ce carcan calendaire qui ne sert qu'à perpétuer le système en donnant l'image d'une démocratie totalement faussée puisque les institutions organisent la non-représentation de 95 % des actifs du pays, interdit le contrôle des mandats et font des élus des inamovibles quel que soient leur reniement au regard de leurs engagements ; tous éléments qui produisent abstentions voire parfois vote de colère contreproductive.

Rebondir de municipales en européenne ou législative pour aboutir à choisir pour la présidentielle entre la droite bleue, la droite rose ou la droite brune, les trois servant les gardiens des clés institutionnelles, referment les mâchoires d'un piège qui pourra être forcé que si l'espace d'intervention politique s'élargit à l'ensemble des activités citoyennes allant jusqu'à reconnaitre un statut non pas du travail salarié mais de la citoyenneté au travail pour s'affranchir de l'aliénation du travail salarié. Une citoyenneté liée au contrat de travail et non à la nationalité qui induit des droits d’intervention individuels et collectifs dans l’entreprise. Des droits qui exigent des batailles politiques dégagées des contingences et calendriers électoraux mais permettent d’aborder les élections dans la cité dans un cadre émancipé de la dictature du capital et de sa représentation.

 

Dès lors les moyens de combattre l’abstention qui valorise les récifs par recul du niveau du flot sont effectivement combattus.

Revendiquer cela ne fait pas d'ombre au besoin indispensable de s'organiser syndicalement pour collectivement porter les revendications des travailleurs bien au contraire. Cela participe à bousculer l'ordre moral qui sévit dans les entreprises où seuls les actionnaires et leurs commis ont le droit de penser comment user de la marchandise humaine qui s'appelle force de travail et qu'ils exploitent sans vergogne ni barrière légales autres que celles qu'ils s'acharnent à briser parce qu'imposer par les luttes politiques et sociales antérieures.

 

Ces questions sont peu, pas ou mal posées dans la période. Normal de la part de ceux qui comme bernicles sur un rocher institutionnel ne subsistent que parce que tributaires du substrat du rocher. Comme RougesMidi à l’évidence n’entre pas dans ces catégories autant engager avec eux mais aussi avec toutes celles et tous ceux qui ont des idées là-dessus discussion et actions.

 

C’est pour Canaille le Rouge un moyen de poursuivre le débat et proposer des pistes d’actions qui continue ce qui peut se construire à partir des assises du communisme de Juin.

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Le texte de Charles dans RougesMidi :

 

Encore espérer après Brignoles ?

mardi 8 octobre 2013 
par  Charles Hoareau 
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L’élection partielle de Brignoles secoue l’actualité de ce lundi. 
Coup de tonnerre imprévisible ou conséquence attendue d’années de renoncements politiques sur le plan économique et de mise en œuvre de choix qui bafouent la souveraineté populaire ? 
Coup de tonnerre sans doute, mais imprévisible certainement pas.

Situer la cause du mal, comme on l’entend ici ou là, à la division à « gauche » au 1er tour (sans même revenir sur la pertinence du classement à "gauche" d’EELV) alors que dans notre constitution, ce tour est justement celui de l’expression de l’identité des forces en présence, tandis que le 2ème est celui des alliances et des compromis éventuels, est totalement hors de propos. Comment justifier le pluralisme politique quand dans les moments forts de débat que sont les élections, on le nierait par des listes de « rassemblement » qui gomment forcément les raisons de ce pluralisme ?

Chercher à comprendre ce qui s’est passé à Brignoles ne veut certainement pas dire excuser. 
Un des éléments du vote FN est l’absence de perspective politique.

{C}{C}-{C} Il est clair pour de plus en plus de gens qu’il n’y a guère de différence dans les choix économiques et sociaux entre ce gouvernement et le précédent. Ne pas le dire clairement, ne pas se situer dans une opposition progressiste à ce gouvernement, expose les forces qui se réclament du camp du progrès à être jetées dans le même camp que ceux qui bafouent les droits du monde du travail. A Brignoles, le soutien affirmé du PS (jusque dans sa direction nationale) au candidat PCF, les bandeaux siglés du poing et de la rose portant son nom, loin de rassembler (la preuve !) ont grandement contribué à jeter le PCF et le Front de gauche dans le camp de ce gouvernement de toutes les attaques.et de tous les reculs sociaux. Voter contre (et surtout ne pas voter pour puisqu’il y a eu 2/3 de refus de vote) le candidat de« gauche » était perçu comme désapprouver le gouvernement.

{C}{C}-{C} L’UE est de plus en plus dictatoriale pour faire passer partout sur son territoire des plans d’austérité afin de faire grandir les profits du capital. La désormais tristement célèbre « troïka » fait partout des ravages sans que ni l’UMP, ni le PS ne trouvent à redire. A contrario le FN, avec son discours sur la souveraineté nationale séduit. La question de la sortie de l’Euro et de l’UE a certainement pesé dans le scrutin de Brignoles.

{C}{C}-{C} Dans ces conditions, s’entêter à répéter et répéter encore en tapant du pied « Europe sociale » sans se poser la question de la crédibilité de ce mot d’ordre (ce qui revient à dire « si le peuple n’est pas content, il faut changer de peuple ») contribue aussi au résultat de ce premier tour de Brignoles.

Où est aujourd’hui l’opposition résolue à ce gouvernement de régression sociale ? 
A gauche ? Le PCF et le Front de gauche réfutent la notion même d’opposition ! 
Au NPA sans réelle implantation populaire, groupusculaire et en plein désarroi suite aux nombreuses scissions dont il a été récemment le théâtre ?

Où est aujourd’hui l’opposition frontale à cette alliance ouest européenne du capital dont on voudrait nous faire croire qu’elle peut constituer un jour un progrès pour les peuples ?

Ne trouvant pas de réponse à ces questions essentielles, à Brignoles et ailleurs le peuple se réfugie dans le nationalisme et se trompe de colère. Des années de pouvoir cultivant l’individualisme comme une vertu opposée à la solidarité renommée "collectivisme" et la banalisation continue du racisme ont fait le reste.

Le gouvernement peut-il changer de cap ? Prendre des mesures de progrès social ? Si on se réfère à ce qui se passe et s’est passé dans un passé plus ou moins récent en France et dans le monde, [1] OUI.

Oui si un mouvement politique et social résolu et « ferme sur les prix » ouvre des perspectives dans lesquelles le monde du travail pourra se reconnaître. Justice sociale, politique de paix, souveraineté populaire, protectionnisme au service d’un internationalisme de progrès en lutte contre le dumping social mondial doivent être non seulement nos priorités mais sont aussi le moyen de sortir de cette situation. 
Rouges Vifs 13,avec d’autres, y travaille modestement mais opiniâtrement.

Assurément aujourd’hui l’espoir passe plus par la rue que par les urnes. 
Pour l’instant.


 

[1] de la lutte des colombiens à celle des brésiliens en passant par les portugais ou en France celle des FRALIB

 

 

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