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☭ Egypte, les outils de l'analyse et la façon de mener les débats

☭ Egypte,  les outils de l'analyse et la façon de mener les débats☭ Egypte,  les outils de l'analyse et la façon de mener les débats☭ Egypte,  les outils de l'analyse et la façon de mener les débats

Ci dessus, Abraham Serfaty, Henri Alleg, Henri Curiel qui chacun dans leur domaine et leurs liens militants ont posé des pistes d'analyse qui restent pertinentes.

 

 

 

Dans la continuité de la page  "Egypte-quand-le-débat-s-invite-en-france" Canaille le Rouge vient de recevoir la réponse de Gilbert Dubant à Bruno Drweski. Il semble que nous allons tout droit vers un duel où les fleurets seront démouchetés et les escrimeurs à moins de 15mètres.


Comme Gilbert dispose de mes adresses @, c'est certainement un disfonctionnement qui conduit ce que sa réponse, mettant Canaille le Rouge et celui qui, dit –il, est derrière, en cause, ne soit nulle part parvenue sur les dites boîtes. (Dès que reçu, il sera ici mis en ligne dans les mêmes conditions que la contribution de B Drweski qui est source de cet échange).


Mais G Dubant faisant à La Canaille l'honneur de le citer, ne serait-ce que par courtoisie une réponse s'impose.


Précisons d'entrée que le débat entre Gilbert et La Canaille ne porte ici exclusivement que sur l'appréciation de son analyse sur la situation en Egypte durant l'été 2013 et rien d’autre.

 

Il ne peut pas non plus entrer pas dans le champ d'un affrontement de spécialistes de l'arabe classique et des différents courants de la pensée islamistes, La Canaille a déjà suffisamment à faire pour comprendre les différences entre les approches tendancielles dans le mouvement se réclamant du communisme ici aujourd'hui pour ne pas aller prendre de risques d'incompréhension et d’incompétence ailleurs.


D’où se pose un problème, qui pour reprendre un slogan connu dans le monde du journalisme et de la communication, c'est celui « du choix des mots, du choc des photos ».

 

Des photos ? Point. Les mots ? Là il y a problème.


Désolé Gilbert, Canaille le Rouge ne vitupère pas. Les plus de 185 000 visiteurs de ses p@ges peuvent en témoigner. Si la syntaxe peut irriter, l'orthographe à coup sûr faire bondir, la grammaire ici ou là navrer, jamais sauf lorsqu'il s'agit d'ennemis bien ciblés et revêtus de teinture brune qui en soit fait l'invective, jamais La Canaille ne se départie d'une courtoisie qui est signature de son c@rnet.

 

Même les trahisons du PS ou les voltefaces de la direction du PCF qui pourtant pourraient y conduire ne font pas  franchir ce fétide Rubicon.


Or, vitupérer a un sens. Le Larousse consulté confirme : « proférer des injures, des récriminations contre quelqu'un, quelque chose, les blâmer avec force ».


Des injures, en directions de celui qu'il considère jusqu'à présent comme étant de son camp ? Jamais. Même les adversaires ici ne subissent pas ce genre de pratiques. Même dans l'acceptation la moins brutale Canaille le Rouge met au défi quiconque de voir dans ses propos un blâme administré avec force, voir même un blâme.


S'il fallait confirmer, voilà la grille de lecture qui préside sur ces p@ges avec des gens avec qui le débat fait partie de la normalité : est historien celui qui a fait des études et professe l'histoire. Ce n'est pas le cas concernant La Canaille sous quelque état-civil que ce soit, trop de respect pour les historiens pour prétendre occuper leur espace. 

 

Secundo, le terme de camarade au sein de la CGT est de mise et exige par conséquent l'usage d'un vocabulaire qui ne rompt pas avec une pratique où la franchise ne passe pas par le même châs que le fil rouge de l'injure. Nous échangeons alors des arguments, parfois de façon vive mais non agressive, pour participer à une réflexion collective.

 

Tertio, la finalité : cela de la part de syndicalistes qui se piquent de contribuer à donner des outils de connaissance et de réflexion, ces débats qui interdisent l'invective doivent être la règle. 

 

Pétri de ces principes, La Canaille ne vitupère pas, lui.


Reste ce qui dans l'échange entre La Canaille et Gilbert fait débat et qui est limité par le propre champ de compétence de celui qui tient ses p@ges ici à jour. Cela se résume autour de trois questions : cet usage proposé d'un logiciel spécifique pour comprendre le monde arabo-musulman alors qu'aucun à l'identique  pour expliquer d'autres évolutions sous d'autres lattitudes. La question de l'histoire contemporaine de l'Egypte, sa dimension coloniale. Enfin la question de la création de l'état s'Israël et la spoliation des Palestiniens, son poids dans l'analyse géopolitique.Absent du logiciel de G Dubant.


Et là disons le sereinement il y a des outils qui existent dans la caisse à clous.Gilbert, c'est son droit, ne cherche pas à s'en servir.

 

Permettez à Canaille le Rouge de vouloir les utiliser d'autant qu'ils semblent avoir quelques pertinences : c'est l'analyse de classe et l'examen très concret de la place des rapports sociaux dans les situations de crise et là, de Rabat à Ryad voir jusqu’à Islamabad  en passant par Alger Tunis Tripoli ou Le Caire, pas besoin de logiciel, les cartes physiques des gisements minéraux, des ressources en eaux, des gazoducs et oléoducs éclairent des théâtres qui sont par volonté du capital avant tout d'opération. Les cartes marines des lieux où croisent les navires de l'Otan de Gibraltar à Séoul en témoignent.


Mieux, Marx qui n'a pas que théorisé sur les plantations de paradis artificiels et leurs déclinaisons théologiques, objets d'une péri-polémique dans le débat, n'a jamais une fois pour toute dit "voilà le monde comme il est, tirez enseignement".

 

Non, il a dit en substance, "je vous propose des clés et des outils pour le comprendre et l'interpréter" précisant, narquois, " à vous de vous en servir, de les améliorer et d'en mettre d'autres au trousseau pour vous en sortir".


Or la lecture des deux textes de Gilbert tant l'ancien que le nouveau, reste, du point de vue de Canaille le Rouge, très en deçà de l'indispensable en matière d'analyse de classe de sa dimension colonialiste et impérialiste. Et ce ne sont pas les analyses et prise de positions de la CES ou la CIS qui vont aider le ou la militant(e) de la CGT à y voir plus clairs.

 

Est-ce vitupérer que de dire cela ?


Seul point d'irritation à la marge de ce propos dans la seconde livraison, propos où la Canaille donne avis n'étant que témoin lecteur des propos du caliméro de la vitupération, c'est cette propension, tel Dumont d'Urville , de faire du blog de Roger sa terre Adélie. 

 

Quand je vais chez Roger, je frappe avant d'entrer et n'y plante pas ma tente pour y convoquer la presse et j’ai le plaisir depuis des mois, à chaque fois que je sonne au portail, d’y être accueillis de fort courtoise façon par mon camarade.

 

Si j'ai besoin de faire connaitre mon avis je réintègre mes pénates et cause depuis mon balcon. C'est ainsi que commence une approche anticolonialiste des relations sociales. 

CleR 06-09-2013

 

 

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