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Et maintenant, que vont-ils faire ?

 

 Deux Italiens, un enseignant et un journaliste, prisonniers en Syrie sont libéré. On pourrait s'attendre à voir la presse hurler de joie et leur accorder les unes.
Timidité dans l'audiovisuel, le Monde remet vite au fond d'une page intérieure et Libé sort son conditionnel. L'huma.fr titre « l'étonnant récit des otages libérés ».


C'est que cela va prendre du monde à contrepied d'autant que les deux gus étaient plutôt marqués comme « favorables à la rébellion » qui les a tabassés, menacés d'exécution. 

 

Des faits d'armes des petits copains de Fabius qui nous les présente comme des héros de la démocratie. Mais voilà, les deux libérés nous confirment que cet ASL est en fait constitué des correspondants locaux d'El Qaïda. Avec cela, plus l'opposition du peuple américain celui majoritaire des Français (68% d'opposant d'après Ouest France), comment veux-tu que Blummollet puisse jouer à Marlborough. 

 

Dur avec ce paquetage d'aller en guerre.


Le texte de l'AFP est plein d'enseignement et laisse plus qu'un sérieux doute sur qui a franchi la ligne rouge avec les armes chimiques. Cela ne rendra pas Assad plus sympathique mais l'alibi de l'intervention de l'adjudant de semaine de la rue du Fb St Honoré et de ses fourriers a du plomb dans l'aile. 

 

Enseignement de l'histoire : quand l'état-major est plombé, c'est la guerre qui recule.

Voilà ce témoignage. (Notons que ce midi la libération des deux italiens a été annoncée sans dire qui étaient les geôliers, histoires d'entretenir une saine confusion pour les intérêts de filière marchand de poudre et canons et en gros.) :

 

 

Le journaliste italien Domenico Quirico tempère les propos de son codétenu Pierre Piccinin, qui assure avoir la preuve qu'Al-Assad n'est pas à l'origine de l'attaque chimique.

«C’est un devoir moral de le dire. Ce n’est pas le gouvernement de Bachar Al-Assad qui a utilisé le gaz sarin ou autre gaz de combat dans la banlieue de Damas. Nous en sommes certains suite à une conversation que nous avons surprise», a lancé Pierre Piccinin aux médias belges. Après avoir raconté les conditions terribles de sa détention, l’enseignant belge, enlevé par l’Armée syrienne libre en avril puis livré à la brigade Abou Ammar, s’est mis en devoir de défendre, sur ce point-là, le régime baasiste. Sans donner de détails sur les circonstances ou les auteurs de cette conversation qu’il dit avoir surprise.

Son compagnon de cellule, le journaliste italien Domenico Quirico, est lui beaucoup plus nuancé et prudent sur cette question. Au journal La Stampa, dans l’après-midi, il a estimé que c'était «fou de dire que je sais que ce n’est pas Assad qui a utilisé le gaz»«Nous étions dans l’ignorance de tout ce qui arrivait en Syrie pendant notre détention et donc aussi de l’attaque de gaz près de Damas», a-t-il continué. «Cependant, un jour, depuis la pièce dans laquelle nous étions emprisonnés, à travers une porte entrouverte, nous avons écouté une conversation en anglais via Skypeentre trois personnes dont je ne connais pas les noms. L’un deux s’était présenté à nous comme un général de l’Armée syrienne libre. Un deuxième, avec lui, était une personne que je n’avais vue. Du troisième, via Skype, nous ne savons rien», a-t-il détaillé.

«AUCUNE IDÉE DE LA FIABILITÉ OU DE L’IDENTITÉ DES PERSONNES»

Domenico Quirico a reconnu que ces personnes en conversation estimaient que les rebelles étaient les auteurs de l’attaque, pour pousser les Occidentaux à intervenir. Mais, il a d’emblée précisé qu’il «ne sait pas si tout cela est vrai et rien ne dit qu’il en soit ainsi. Je n’ai aucun élément qui vient confirmer cette thèse ni aucune idée de la fiabilité ou de l’identité des personnes qui parlaient». Le journaliste juge que, dans ce contexte, il est impossible de savoir si c’était des «bavardages» ou des informations pertinentes.

Si Domenico Quirico est un reporter de guerre reconnu dans son pays, la réputation de Pierre Piccinin est, elle, bien plus floue. Avant le début de la guerre, cet enseignant au lycée, chercheur sans chaire, ne s’était jamais rendu en Syrie. Curieux de découvrir par lui-même, il avait décidé d'y effectuer plusieurs séjours, même s'il ne parlait pas couramment la langue.

Cette détention n’était malheureusement pas sa première arrestation. En mai 2012, il avait déjà été torturé, cette fois-ci par le régime, pendant une semaine. Dans un premier temps, il avait plutôt soutenu Bachar al-Assad, jugeant après un premier voyage que «les seules traces de destruction étaient le fait des manifestants». Finalement trahi et arrêté, il avait viré de bord et s’était mis à soutenir les rebelles, réclamant même des frappes (il estime que c'est trop tard désormais). Dressant son portrait à son retour de captivité en juin 2012 et racontant ses pérégrinations ubuesques, le journaliste du Monde Christophe Ayad (ancien deLibération) décrivait «un aventurier sans fantaisie, un chercheur sans qualification. Bref, un touriste de la guerre».

Q.G. (avec AFP)

 

Deux Italiens, un enseignant et un journaliste, prisonniers en Syrie sont libéré. On pourrait s'attendre à voir la presse hurler de joie et leur accorder les unes.
Timidité dans l'audiovisuel, le Monde remet vite au fond d'une page intérieure et Libé sort son conditionnel. L'huma.fr titre « l'étonnant récit des otages libérés »
C'est que cela va prendre du monde à contrepied d'autant que les deux gus étaient plutôt marqués comme « favorables à la rébellion » qui les a tabassés, menacés d'exécution. Des faits d'armes des petits copains de Fabius qui nous les présente comme des héros de la démocratie. Mais voilà, les deux libérés nous confirment que cet ASL est en fait constitué des correspondants locaux d'El Qaïda. Avec cela, plus l'opposition du peuple américain celui majoritaire des Français, comment veux-tu que Blummollet puisse jouer à Marlborough. Dur d'aller en guerre.
Le texte de l'AFP est plein d'enseignement et laisse plus qu'un sérieux doute sur qui a franchi la ligne rouge avec les armes chimiques. Cela ne rendra pas Assad plus sympathique mais l'alibi de l'intervention de l'adjudant de semaine de la rue du b St Honoré et de ses fourriers a du plomb dans l'aile. Enseignement de l'histoire : quand l'état-major est plombé, c'est la guerre qui recule.

Voilà ce témoignage. (notons que ce midi la libération a été annoncée sans dire qui étaient les geôlièrs, histoires d'entretenir une saine confusion pour les intérêts de filière marchand de poudre et canons et en gros.) :
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