Classes moyennes : un jumelage entre Lourdes et le Loch Ness

Publié le 24 Septembre 2013

ascenseur social ou idéologique?

ascenseur social ou idéologique?

  

Les classes moyennes surtaxées ?

C'est le titre d'un article du Monde. Fin septembre, il indique la fin des marronniers estivaux pour annoncer la chute des feuilles d'impôt ou (et) des idées reçues.


La Canaille n'aurait pas pris la peine de le commenter s'il n'avait croisé un autre article certes plus confidentiel que Le Monde mais jouissant à juste titre d'une réputation de recherche sérieuse : ReSPUBLICA (journal de la gauche républicaine) et d'une de ses plumes principales qui signe Evariste.

Dans le Monde, le papier commence ainsi avec la couleur dominante avec un conditionnel qui permet de vite rebondir si se produisent des vagues :


Les classes moyennes seraient assommées par l'impôt et écrasées entre les bénéficiaires de l'aide sociale (les assistés) et les destinataires des avantages fiscaux (les privilégiés). Hantées par le spectre du déclassement, elles subiraient des ponctions fiscales disproportionnées. Il y a du vrai dans ces descriptions. Il y a aussi de l'approximation et de l'exagération. http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/09/19/les-classes-moyennes-surtaxees_3481347_3232.html?xtmc=classe_moyenne&xtcr=22



Dans ReSPUBLICA, c'est cela :


La question des classes moyennes revient sur le devant de la scène. L'article « le menteur et le diseur de mensonges » (Respublica n° 680 et 681) montrait comment entre menteries du candidat sortant et mensonges du prétendant, elles n'avaient guère à espérer de l'issue de la bataille électorale en cours entre deux candidats qui se posaient tous deux en seul défenseur de leurs intérêts mis à mal depuis des années.http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/les-classes-moyennes-enjeu-politique-mais-notion-floue/7030

 

Il faudrait admettre comme la présence du Puy de dôme en Auvergne ou l'infaillibilité du pape la réalité de cette-ces classe(s) moyenne(s). 

 

Permettez m'sieur-dame, La Canaille conteste.


Classe moyenne, (au singulier comme au pluriel) c'est comme un glaçon en ébullition, un St-Cyrien pacifiste, ou les bains de mer en Haute Savoie. C'est une vision à la Dali de la politique : talentueuse puisqu'elle a réussi à s'installer et réactionnaire tant elle est au service de la classe dominante la servant obséquieusement pour lui permettre de maintenir son hégémonie.



Oh Canaille, ce sont les retards des bans des vendanges qui t'aigrissent et te perturbent au point de vouloir prendre de notre temps avec tes trucs ?



Oh que nom ami(e) et camarade, c'est que la question n'est pas neutre. Il ne serait pas nécessaire d'y revenir si elle ne rassemblait pas en peu de termes un florilège de la pensée dominante qui sert de fonds de commerce à la droite, de balancier droit au funambulisme socialiste et de réceptacle à idées fausses aux marxistes tendance Groucho (moins l'humour et le talent du dit) de la place du colonel Fabien.

Classe moyenne sous-tend l'idée que si l'antagonisme fondamental n'existe pas entre exploité et exploiteur il serait existant à partir de ce qui subrepticement se glisserait, un tiers intervenant ayant voix au chapitre, à partir d'intérêts distincts. Un tiers état des notables assis et rancis en quelque sorte.

Dire que la notion de classe se circonscrit au périmètre des revenus est un magnifique cadeau fait au capital puisqu'il élimine la question de la nature du revenu (salarial ou pas) et des conditions de sa distribution, de la place dans la production de celui qui le reçoit.

Si on en croit ceux qui les admettent, ces CM, la preuve qu'elles existent c'est qu'historiquement, elles ont des organisations (sans préciser que celles-ci ont toujours été créées par la droite et ses VRP du monde néo libéral). L'auteur de l'article du Monde nous indique tout de même : « Dans les années 1930, la Confédération générale des syndicats de classes moyennes (CGCM) demande une diminution de la pression fiscale. Après la Libération, un Comité national des classes moyennes (CNCM) se met en place, avec le même objectif. Le sujet n'est donc pas neuf. », ravivées après la faillite des notables dans l'ère maréchaliste, rêvant de s'y intégrer, ces classes dites moyennes voulaient garder pour elles seules la part de richesses que le capital avait besoin de leur confier pour structurer son quadrillage social et la récompense pour services rendus : aisance et notabilité.

Elles sont le vivier politique de ces partis dit du « centre » façon Bayrou, indépendant de la République mode Giscard, souvent plus à droite que la droite officielle et virile courroie de rurale transmission du nonce apostolique et ses satellites ou du prêt-à-penser urbain toutes chapelles rivales réunies.

Notaires Pharmaciens huissiers médecins libéraux architectes vétérinaires et autres avec les mandarins universitaires et autres dames patronnesses, correspondant de sous-préfectures du « Rotary club » ont tôt fait d'en faire l'armature et le vivier de la représentation élective de proximité dans l'intérêt du patronat. Longtemps, le sénateur multirécidiviste du mandat électif en fut la vache sacrée : visible, intouchable et ne servant à rien.

Les luttes sociales poussant à la montée des rémunérations, il était séduisant d'y inscrire ceux dont le pouvoir d'achat flirtait avec ceux des précédents les moins favorisés. Ce fut entre autres le rôle de la CGC. Regardez donc comment celle-ci vole au secours du patronat (qui pourtant est sortie béat de Matignon) à propos de la facture de la régression énergétique *.

 


 

 


Classe moyenne donc, reste alors la question principale : dans un pays où 95 % des actifs sont salariés et 5% ne le sont pas, existe-t-il une autre différenciation économique qui validerait leur existence ?


Elles existent puisqu'il y a des organisations qui s'y référent. S'il existe une association des miraculés de Lourdes. C'est que les miracles existent ? Ils peuvent y croire. Le fondement scientifique reste hypothétique tout comme celui des certains d'avoir vu le monstre du loch Ness ; leur réalité est plus palpable que celle de Nessi.
La classe moyenne, c'est pareil. Ceux qui s'y croient, ne voient pas et refusent de voir où ils sont, ceux qui les organisent se gardent bien de les éclairer.


Et avec cela roulez jeunesse, tournez rotative à porter l'intégration idéologique.


S'inscrire dans cette logique ne revient-il pas à valider l'existence de balises qu'on se doit de contester pour renverser l'ordre établi ? Une contestation qui est à coup sûr celle de Canaille le Rouge, assurément pas celle du Monde, pas forcément celle de ReSPUBLICA.


Venant du Monde cela n'étonnera pas. De ReSPUBLICA, vite un peu de rigueur dans la réflexion sinon c'est à vitesse "V" un appel à voter socialiste (ou clone équivalent) dès le premier tour qui pointe à l'horizon. Si c'est cela, faut le dire.

 

 

 

 

 

*(Au passage, il faudra y revenir, regardez comme c'est drôle de passer plus de temps dans ce pays à regarder comment « on » limite massivement l'accès à un bien plutôt que regarder comment « on » n'interdit pas à son accès dans les cités populaires. « On » étant ces catégories intermédiaires qui à partir de leur implantation dans les lieux de décisions s'approprient historiquement les lieux de vie populaire et participe au renchérissement du logement populaire et au laminage du logement social par refus de classe de lutter contre le capital... Parce qu'ils sont objectivement d'un point de vue idéologique du côté du capital. Il est vrai que l'électricité coupée la famille qui cuisine à la bougie se moque bien prix du KWH. Ces écolos, de vrais staliniens !! Coup de gueule de La Canaille).

Les classes moyennes surtaxées ?

C'est le titre d'un article du Monde. Fin septembre, il indique la fin des marronniers estivaux pour annoncer la chute des feuilles d'impôt ou (et) des idées reçues.


La Canaille n'aurait pas pris la peine de le commenter s'il n'avait croisé un autre article certes plus confidentiel que Le Monde mais jouissant à juste titre d'une réputation de recherche sérieuse : ReSPUBLICA (journal de la gauche républicaine) et d'une de ses plumes principales qui signe Evariste.

Dans le Monde, le papier commence ainsi avec la couleur dominante avec un conditionnel qui permet de vite rebondir si se produisent des vagues :
Les classes moyennes seraient assommées par l'impôt et écrasées entre les bénéficiaires de l'aide sociale (les assistés) et les destinataires des avantages fiscaux (les privilégiés). Hantées par le spectre du déclassement, elles subiraient des ponctions fiscales disproportionnées. Il y a du vrai dans ces descriptions. Il y a aussi de l'approximation et de l'exagération.

Dans ReSPUBLICA, c'est cela :
La question des classes moyennes revient sur le devant de la scène. L'article « le menteur et le diseur de mensonges » (Respublica n° 680 et 681) montrait comment entre menteries du candidat sortant et mensonges du prétendant, elles n'avaient guère à espérer de l'issue de la bataille électorale en cours entre deux candidats qui se posaient tous deux en seul défenseur de leurs intérêts mis à mal depuis des années.

Il faudrait admettre comme la présence du Puy de dôme en Auvergne ou l'infaillibilité du pape la réalité de cette-ces classe(s) moyenne(s). Permettes m'sieur, dame, La Canaille conteste.
Classe moyenne, (au singulier comme au pluriel) c'est comme un glaçon en ébullition, un St-Cyrien pacifiste, ou les bains de mer en Haute Savoie. C'est une vision à la Dali de la politique : talentueuse puisqu'elle a réussi à s'installer et réactionnaire tant elle est au service de la classe dominante la servant obséquieusement pour lui permettre de maintenir son hégémonie.

Oh Canaille, ce sont les retards des bans des vendanges qui t'aigrissent et te perturbent au point de vouloir prendre de notre temps avec tes trucs ?

Oh que nom ami(e) et camarade, c'est que la question n'est pas neutre. Il ne serait pas nécessaire d'y revenir si elle ne rassemblait pas en peu de termes un florilège de la pensée dominante qui sert de fonds de commerce à la droite, de balancier droit au funambulisme socialiste et de réceptacle à idées fausses aux marxistes tendance Groucho (moins l'humour et le talent du dit) de la place du colonel Fabien.

Classe moyenne sous-tend l'idée que si l'antagonisme fondamental n'existe pas entre exploité et exploiteur il serait existant à partir de ce qui subrepticement se glisserait, un tiers intervenant ayant voix au chapitre, à partir d'intérêts distincts. Un tiers état des notables assis et rancis en quelque sorte.

Dire que la notion de classe se circonscrit au périmètre des revenus est un magnifique cadeau fait au capital puisqu'il élimine la question de la nature du revenu (salarial ou pas) et des conditions de sa distribution, de la place dans la production de celui qui le reçoit.

Si on en croit ceux qui les admettent, ces CM, la preuve qu'elles existent c'est qu'historiquement, elles ont des organisations (sans préciser que celles-ci ont toujours été créées par la droite et ses VRP du monde néo libéral). L'auteur de l'article du Monde nous indique tout de même : « Dans les années 1930, la Confédération générale des syndicats de classes moyennes (CGCM) demande une diminution de la pression fiscale. Après la Libération, un Comité national des classes moyennes (CNCM) se met en place, avec le même objectif. Le sujet n'est donc pas neuf. », ravivées après la faillite des notables dans l'ère maréchaliste, rêvant de s'y intégrer, ces classes dites moyennes voulaient garder pour elles seules la part de richesses que le capital avait besoin de leur confier pour structurer son quadrillage social et la récompense pour services rendus : aisance et notabilité.

Elles sont le vivier politique de ces partis dit du « centre » façon Bayrou, indépendant de la République mode Giscard, souvent plus à droite que la droite officielle et virile courroie de rurale transmission du nonce apostolique et ses satellites ou du prêt-à-penser urbain toutes chapelles rivales réunies.

Notaires Pharmaciens huissiers médecins libéraux architectes vétérinaires et autres avec les mandarins universitaires et autres dames patronnesses, correspondant de sous-préfectures du « Rotary club » ont tôt fait d'en faire l'armature et le vivier de la représentation élective de proximité dans l'intérêt du patronat. Longtemps, le sénateur multirécidiviste du mandat électif en fut la vache sacrée : visible, intouchable et ne servant à rien.

Les luttes sociales poussant à la montée des rémunérations, il était séduisant d'y inscrire ceux dont le pouvoir d'achat flirtait avec ceux des précédents les moins favorisés. Ce fut entre autres le rôle de la CGC. Regardez donc comment celle-ci vole au secours du patronat (qui pourtant est sortie béat de Matignon) à propos de la facture de la régression énergétique.

 


(Au passage, il faudra y revenir, regardez comme c'est drôle de passer plus de temps dans ce pays à regarder comment « on » limite massivement l'accès à un bien plutôt que regarder comment « on » n'interdit pas à son accès dans les cités populaires. « On » étant ces catégories intermédiaires qui à partir de leur implantation dans les lieux de décisions s'approprient historiquement les lieux de vie populaire et participe au renchérissement du logement populaire et au laminage du logement social par refus de classe de lutter contre le capital... Parce qu'ils sont objectivement d'un point de vue idéologique du côté du capital. Il est vrai que l'électricité coupée la famille qui cuisine à la bougie se moque bien prix du KWH. Ces écolos, de vrais staliniens !! Coup de gueule de La Canaille).


Classe moyenne donc, reste alors la question principale : dans un pays où 95 % des actifs sont salariés et 5% ne le sont pas, existe-t-il une autre différenciation économique qui validerait leur existence ?


Elles existent puisqu'il y a des organisations qui s'y référent. S'il existe une association des miraculés de Lourdes. C'est que les miracles existent ? Ils peuvent y croire. Le fondement scientifique reste hypothétique tout comme celui des certains d'avoir vu le monstre du loch Ness ; leur réalité est plus palpable que celle de Nessi.
La classe moyenne, c'est pareil. Ceux qui s'y croient, ne voient pas et refusent de voir où ils sont, ceux qui les organisent se gardent bien de les éclairer.


Et avec cela roulez jeunesse, tournez rotative à porter l'intégration idéologique.


S'inscrire dans cette logique ne revient-il pas à valider l'existence de balises qu'on se doit de contester pour renverser l'ordre établi ? Une contestation qui est à coup sûr celle de Canaille le Rouge, assurément pas celle du Monde, pas forcément celle de ReSPUBLICA.


Venant du Monde cela n'étonnera pas. De ReSPUBLICA, vite un peu de rigueur dans la réflexion sinon c'est à vitesse "V" un appel à voter socialiste (ou clone équivalent) dès le premier tour qui pointe à l'horizon. Si c'est cela, faut le dire.

Rédigé par Canaille Lerouge

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