Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Vatican, Réaction et Propriété : les VRP du capitalisme

http://media.paperblog.fr/i/168/1684934/lavis-autorise-ligne-vatican-L-1.jpeg

Deux infos (qui explique la longueur de ce papier)...

Une transmise par Jean de "çanempechepasnicolas" à propos de l'obstination anticommuniste du Vatican et son appareil idéologique.

Une autre qui circule avec moins de pub que la santé des stars bizness sur les pratiques bancaires et financières du même Vatican et son appareil financier :

 

Les deux infos en elles-mêmes sont déjà intéressantes mais leur assemblage, qui offre alors une conclusion plus exotique... est possible (voir en fin d'article)…

 

1) Jeudi 10 décembre 2009  De L'Observatore Vaticano

Benoît XVI contre le communisme (bis repetita placent)

 

Par Vini Ganimara –

"J'ai parlé hier du discours de Benoît XVI sur l'immoralité du communisme, à l'occasion des 20 ans de la chute du mur de Berlin et des 60 ans de la République fédérale allemande.

L'agence de presse VIS nous signale aussi que, le 5 décembre, le saint-père a reçu des évêques brésiliens en visite ad limina et qu'il a profité de l'occasion pour "enfoncer le clou". Evoquant la théologie de la libération et les 25 ans de la fameuse instruction Libertatis Nuntius
(signée d'un certain cardinal Ratzinger...), le Pape a dénoncé "le danger d'un apprentissage sans sens critique par certains théologiens des thèses et méthodologies issues du marxisme".

Pour ceux qui auraient manqué un épisode, reprenons: les objectifs du communisme sont inhumains, ses moyens sont totalitaires, sa méthodologie est erronée.

Si l'on trouve encore un théologien catholique tenté par le marxisme-léninisme, il faudra sans doute lui offrir quelques heures d'apprentissage de la lecture!".

Déjà, en 1936, le quotidien pontifical, L'Observatore Romano, écrit le 11 juin de cette année :
"
Le pape a répété son cri d'alarme contre le programme communiste, un et indivisible comme l'ont créé les docteurs du communisme, comme l'ont enseigné les chefs, comme la réalisé et imposé la révolution. Karl Marx et Frédéric Engels".
Et, commentant ces propos, "
une lettre pastorale aux catholiques de France", les cardinaux précisent :
"
Les principes naturels du droit à la propriété, du droit à la liberté (...) constituent le fondement de la civilisation, nous les voyons aujourd'hui systématiquement violés, et plus grave encore, on les regarde comme des préjugés qu'il faut définitivement écarter".



L'ami PL de s'interroger : De quels évènements parlent-ils ?
Des occupations d'usines par les travailleurs, qui constituent pour les patrons - et l'Eglise - , la violation extrême du droit de propriété.

Le Vatican n'a pas changé d'opinion aujourd'hui !

 

La suite:

 

 

2)Le Figaro (extrait pour ne pas alourdir inutilement):
Blanchiment : la banque du Vatican dans le collimateur

Richard Heuzé, à Rome
07/12/2009 | Mise à jour : 22:54 | Commentaires  66 | Ajouter à ma sélection

La justice italienne enquête sur des transferts de fonds douteux s'élevant à 180 millions d'euros.

 

Le Vatican a-t-il violé la législation sur le blanchiment d'argent ? C'est à cette délicate question que tente de répondre la justice italienne. La Garde des finances (police financière) vient d'ouvrir une enquête sur des transferts de fonds non identifiés depuis 2003 pour un montant de 180 millions d'euros.

Ces opérations suspectes, réalisées par l'Institut pour les œuvres de religion (IOR) - la banque du Vatican -, auraient eu lieu dans une succursale de la défunte Banca di Roma, absorbée depuis par la banque Unicredit. Cette succursale se situait Via della Conciliazione, à deux pas du Saint-Siège.

Selon les médias italiens, la police financière aurait été alertée par la Banque centrale, qui a démenti cette information. Deux magistrats, Nello Rossi et Stefano Rocco Fava, entendront cette semaine les dirigeants de l'IOR et de la banque Unicredit pour tenter d'en savoir davantage.

Le scandale de la Banco Ambrosiano

L'IOR, dont le patrimoine était estimé en 2008 à 5 milliards d'euros, gère 44 000 comptes courants destinés aux «œuvres de religion et de charité». Le passé sulfureux de l'IOR ne plaide pas en sa faveur. En 1982, l'institut s'était retrouvé au cœur d'un retentissant scandale : la faillite frauduleuse de la Banco Ambrosiano. Le patron de cette banque, Roberto Calvi, avait été retrouvé pendu quelques mois après le krach sous un pont de Londres. La banque accusait un « trou » de 1,3 milliard de dollars dans la trésorerie de ses filiales étrangères. Calvi avait reçu du Vatican une couverture financière pour ses malversations en obtenant des «lettres de change» qu'un cardinal américain présidant l'IOR, Mgr Paul Marcinkus, avait signé.

Depuis, l'IOR a fait peau neuve. L'institut a changé d'état-major et remboursé presque intégralement les sommes détournées. En septembre dernier, le bureau exécutif de la banque a été renouvelé. Le nouveau président de l'IOR, Ettore Gotti Tedeschi, entré en fonctions le 27 octobre, assure vouloir faire toute la transparence sur la gestion de ses prédécesseurs.

Fraude et évasion fiscale

… Selon le quotidien d'affaires Il Sole 24 Ore, les irrégularités auraient commencé en 2003 : «Chaque mois, parmi la myriade de transactions effectuées sur un compte de la Banca di Roma dont le solde mensuel oscillait en 2007 entre 32 et 80 millions d'euros, un nombre important de dépôts et de retraits de l'ordre de plusieurs dizaines de millions d'euros n'a pas été identifié. L'IOR se servait de ce compte de manière cumulative et ne communiquait aucun détail à la Banca di Roma ou à la Banque centrale.» Cette pratique aurait duré jusqu'au début de l'année 2008.

Les enquêteurs se demandent si ces transactions ont été réalisées par des sujets fiscaux résidant en Italie et si elles ont servi à masquer des opérations délictueuses comme la fraude et l'évasion fiscale.

http://4.bp.blogspot.com/_TLGewsViF8I/SvHdZIbMHXI/AAAAAAAAAE0/Vy41kWRakSM/s400/Mafieux.jpg 

Et ce n'est pas nouveau, sur le net voici ce qu'on trouve sans démenti (extraits):

 

Criminalité internationale
La Banque du Vatican au hit-parade des dix destinations les plus utilisées pour le blanchiment d’argent


 

 

 

 

 


Cet article est disponible en espagnol sur redvoltaire.net

Selon une source internationale, le Vatican est le principal destinataire de plus de 55 milliards de dollars US d’argent sale italien et se place à la huitième place des destinations utilisées à travers le monde pour le blanchiment d’argent, devant des paradis fiscaux comme les Bahamas, la Suisse ou le Liechtenstein.

Une enquête récente du "London Telegraph" et du "Inside Fraud Bulletin", cite la Cité du Vatican [1] comme étant un des principaux États "cut out" au même titre que des paradis fiscaux tels que Nauru, Macao et l’Ile Maurice. Un État "cut out" est un État dans lequel la législation sur le secret bancaire rend impossible la traçabilité de l’origine des fonds qui y sont déposés...

…Il semblerait que la Banque du Vatican utilise l’image positive du Pape Jean Paul II pour masquer une opération de blanchiment d’argent de grande envergure. La Banque duVatican a déjà été accusée par le passé d’héberger des fonds spoliés par les Nazis et est actuellement soupçonnée d’entretenir des liens avec le milieu du crime organisé, en conséquence le moment où elle devra rendre des comptes semble ne plus être bien loin. Les preuves s’empilent et tendent à démontrer que les activités de la banque s’apparentaient plus à des actes de piraterie que des œuvres de piété [3].

 

 


[1] À la différence des autres paradis fiscaux, le blanchiment d’argent n’est pas opéré dans l’État de la Cité du Vatican par des banques privées, mais par la Banque centrale (Istituto per le opere di religione). Celle-ci est reconnue par la Banque des règlements internationaux (Bank for International Settlements). À partir du 1er janvier 2002, elle sera autorisée à émettre des euros vaticans, alors même que l’État de la Cité du Vatican n’est pas membre de l’Union europénne (Ndlr).

[3]Dans les années quatre-vingt, le Saint-Siège, qui avait été gravement mis en cause dans le scandale du Banco Ambrosiano, prétendit avoir été victime d’un aigrefin, Michele Sindona, que le pape Paul VI avait imprudemment nommé conseiller financier duVatican. L’enquête du juge Ferdinando Imposimato a démontré par la suite que Michele Sindona avait été choisi en connaissance de cause par le Saint-Siège parce qu’il était, depuis 1957, le banquier de Cosa Nostra. Pour financer la lutte contre la théologie de la libération en Amérique latine, Paul VI avait accepté de faire alliance avec la mafia.

 


Quand on sait que la majorité du blanchiment de l'argent mafieux  vient du trafic de drogues, la mise en perspective des deux informations démontre que Marx, stipendié par l'ancien des "hitlerjugend" et sa camarilla néofasciste, avait raison :

"La religion est l'opium des peuples".
Ce qui n'est pas là une révélation stupéfiante
http://www.paris20.pcf.fr/IMG/jpg/marx_mort_mon_oeil.jpg 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article