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Vive la crise (suite)

http://www.nalair.fr/wp-content/uploads/2010/03/jean-claude-trichet.jpgIl ne perdent pas de temps et sont sans vergogne :
De nouveaux reculs de souveraineté sont programmés par le capital:
Maintenant ils se servent de leur crise pour justifier leur agressivité contre les peuples, ils travaillent à toujours plus les museler.
Ne pas attendre pour faire connaitre un refus massif est un objectif d'urgence.
Dernier en date:
Pour Jean-Claude Trichet, il est capital de "renforcer la surveillance des politiques budgétaires"
LEMONDE.FR avec AFP | 12.05.10 | 11h58  •  Mis à jour le 12.05.10 | 11h58

 

La Banque centrale européenne (BCE) ne fait "pas fonctionner la planche à billets", s'est défendu mercredi 12 janvier son président, Jean-Claude Trichet, en réponse aux inquiétudes nées de la décision de la BCE de racheter des obligations de certains pays de la zone euro. "Nous n'avons pas changé de politique monétaire. (...) Toutes les liquidités que nous donnerons (...) seront reprises", a-t-il expliqué.

 

Jean-Claude Trichet a réaffirmé que la stabilité des prix était au cœur de la mission de son institution. Il a justifié la décision inédite de la BCE d'acheter de la dette publique, à laquelle elle s'était toujours refusée jusqu'alors, par la gravité de la crise actuelle : "Il faut savoir prendre des décisions rapides qui ne mettent pas en cause la stabilité des prix à moyen terme", a-t-il dit. Le président de la Banque centrale s'est également dit "plus que confiant dans l'avenir de l'euro""Ce qui est en cause, c'est la politique menée par les différents gouvernements au sein de la zone euro", a-t-il ajouté.

L'intervention de la BCE entre dans le cadre du plan inédit de 750 milliards d'euros ficelé dans la nuit de dimanche à lundi par les pays européens pour mettre fin à la crise de confiance qui menace l'existence même de la zone euro, après la débâcle budgétaire grecque. Concrètement, en achetant sur le marché secondaire des titres de dette des pays en difficulté budgétaire, la BCE fait barrage à la spéculation et permet à ces Etats de continuer à se financer sur les marchés obligataires à des conditions supportables.

"MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIR"

Pour Jean-Claude Trichet, il est "capital" de "renforcer la surveillance des politiques menées par les uns et les autres sur le plan budgétaire". L'exécutif européen doit entériner ce mercredi une proposition qui lui permettrait d'examiner les projets de budget des pays de l'Union avant leur adoption par les parlements nationaux plutôt qu'après comme c'est le cas actuellement. Le gouvernement français n'est pas opposé a priori à ce droit de regard, qui fait débat dans plusieurs autres pays.

"Mieux vaut prévenir que guérir", a déclaré le rapporteur de la commission des finances du Sénat, Philippe Marini, sur Radio Classique, tout en faisant entendre ses réticences personnelles."Faut-il pour prévenir être forcé de le faire à leur façon par les bureaucrates? Je crois que ce pays comme les autres devrait être suffisamment lucide pour faire ses propres choix, ses propres arbitrages sans y être forcé par des gens venus d'ailleurs et qui peuvent exprimer d'autres intérêts que les nôtres", a-t-il estimé.Dans le quotidien allemand Die Welt, le commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, explique que cette initiative permettrait à la Commission et au Parlement européen d'"identifier les problèmes économiques pour l'Union Européenne et la zone euro" en amont. Il plaide pour que l'Eurogroupe soit informé en amont également afin de"jouer un rôle décisif dans le nouveau système de coordination élargie".

Comme cela ils vont une fois encore pouvoir dire "c'est pas moi, c'est Bruxelles" alors que c'est eux pour le capital et cerise sur le gâteau, dernier coup de couteau donné par Trichet avant de partir avec sa retraite dorée.
POUR INFO, Pas de fatalité, la Suède a déjà dit non

 

L'ami Jean de canempechepasnicolas ayant mis la dépêche d'agence en ligne, je la joins à l'article du Monde :
 
 

DEPECHE AFP

 

Créé le 12.05.10 à 13h13

 

A circonstances exceptionnelles, solutions exceptionnelles. La crise financière qui secoue l'Europe pourrait entraîner une réforme radicale de la zone euro

La Commission européenne a en tout cas fait des propositions dans ce sens mercredi.

Bruxelles veut améliorer la coordination des politiques économiques européennes et renforcer son contrôle sur les budgets nationaux.

Les mesures sont ambitieuses mais risquent de se heurter aux Etats membres, soucieux de préserver leur indépendance budgétaire

Renforcer le Pacte de stabilité et de croissance

Première proposition de la Commission:

 

 - un renforcement du Pacte de stabilité et de croissance (PSC). La plupart des pays de la zone euro ont déjà donné leur accord sur le principe.

Mis en place en 1997, le PSC impose aux Etats d'avoir un déficit inférieur à 3% du PIB et une dette à moins de 60% du PIB. Dans le cas contraire, le pays s'expose à des sanctions financières.

Depuis la crise économique, tous les gouvernements ont largement dépassé la limite autorisée. Mais rare étaient ceux qui respectaient les règles avant la récession mondiale.

Contrôler les budgets nationaux

La Commission veut aller plus loin dès 2011.

 

Elle a proposé d’avoir un droit de regard, avec les ministres des Finances de la zone euro, sur les projets de budgets, avant qu'ils ne soient présentés aux Parlements nationaux, pour donner ou non son feu vert.

Cette proposition risque d'avoir beaucoup de mal à passer auprès de pays européens désireux de conserver leur souveraineté budgétaire.

La Suède a déjà indiqué qu'elle s'opposait à ce projet. Berlin est pour sa part très réservée. Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, s'est aussi montré sceptique mercredi, rappelant que «c'est le Parlement qui vote le budget de la Nation».

Durcir les sanctions

La Commission européenne veut ensuite durcir les sanctions du PSC pour les mauvais élèves.

Bruxelles a proposé, comme le souhaitait l'Allemagne, de «conditionner» les subventions de l'UE au respect d'une certaine discipline budgétaire. Elle a aussi indiqué qu'il fallait que les procédures de mise en garde aux pays qui sortent des clous soient «plus précoces et plus rapides».

Mécanisme permanent de «gestion de crise»

La Commission souhaite enfin créer un mécanisme pérenne de «gestion de crises».

Les pays de la zone euro ont adopté dimanche
 un plan de secours de 750 milliards d'euros pour les Etats en difficulté. Mais le dispositif n'est prévu que pour trois ans.

Bruxelles appelle donc à un fonds permanent pour éviter une nouvelle tempête financière.


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