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Vive la coloniale

 

      http://www.lesmarolles.be/wp-content/uploads/2011/03/ccbruegel.jpg

 

C'est encore Roger qui est en verve dans la période qui nous donne une page d'histoire qui serait assez croquignolette si elle n'était pas en résonance avec l'actualité et porteuse de ce qui fut la honte majeur de la France du 19ème siècle jusqu'à la moitié du 20ème : le colonialisme.

 

Roger a ressorti un article, comme l'écrivait la presse de l'époque, exhumé par un historien malicieux pour monter lieux faits et méthodes de présentation, la conservation génétique du patrimoine colonialiste (ou dans l'autre sens) de l'impérialisme français.


ici le lien : La prise de Tombouctou en 1894 . 

 

Actualisez les dates, remplacez les pirogues par des Hélicoptères, les cannonières par des chars et regardez sur les cartes.


La Canaille en extrait ce passage :


 

Le 25 décembre 1893, le colonel Bonnier partit par le fleuve de la ville de Ségou, à 240km de Bamako, à la tête d’un imposant convoi de 300 pirogues, pendant que le commandant Joffre prenait la route de terre pour le rejoindre à Tombouctou.

Le lieutenant de vaisseau Boiteux, qui commandait la flottille du Niger, les avait devancés et devait les attendre à Mopti ; il allait en fait outrepasser ses ordres et, laissant ses deux canonnières au mouillage à Kabara, entra dans Tombouctou le 11 décembre.

Le 28 décembre, les choses prirent mauvaise tournure : l’enseigne Aube, qui voulait rejoindre son chef, fut massacrée avec une quinzaine de matelots. Cela n’empêcha pas le colonel Bonnier d’atteindre la ville le 10 janvier 1894, à l’issue de ce qui fut qualifié alors de « raid merveilleux ».

La ville était prise, sans combat, et le drapeau français flottait sur Tombouctou. Voilà donc une belle victoire à annoncer à l’opinion publique ! Un membre de l’expédition écrit fièrement :

« C’est l’arme sur l’épaule que la colonne entre dans la ville. Les habitants sont enchantés de son arrivée. Maintenant, ils n’ont plus à craindre les fameux Touaregs, qui d’ailleurs n’ont pas jugé prudent de se montrer. »

 

 

Comparaison n'est pas raison mais un camarade de La Canaille qui a quelques bonne raisons de bien connaître l'Afrique, lui a expliqué la situation à la façon d'un conteur africain :

"Pendant des années ils ont élevé et nourri un troupeau de chacals.

Ceux ci devenus adultes et en capacité de se reproduire, ils les ont jetés dans nos poulaillers et bergeries.

Ils sont ensuite arrivés en force nous disant "on vient vous débarrasser des chacals".

Les chacals, pas fous ont été plus loin se terrer.

Les éleveurs de chacals ont alors pris les poules, les moutons et les chèvres et se sont installés dans les maisons du village."

 

http://photo.europe1.fr/infos/france/armee-mali-930/24675707-1-fre-FR/armee-mali-930_scalewidth_630.jpg 


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