Unicef et Tel Aviv un lendemain de 8 mars

Publié le 9 Mars 2013

 

 http://www.aufaitmaroc.com/pictures/0137/6780/enfants_prison_palestiniens_06032013140553.jpg

 

Il s'agit juste de deux faits complètement disparates mais qui mis côte à côte éclaire la nature d'une société :


Première information , pour le 8 mars, histoire de cadrer le débat :

http://www.lavenir.net/Assets/Images_Upload/Actu24/2013/03/06/PID_$252400$_61b12f9c-8670-11e2-b3df-d314bab2c179_web.jpgPlayboy vendu pour la première fois en hébreu

 

Le magazine doit être distribué pour la première fois mercredi en Israël en hébreu, mêlant des photographies de modèles israéliennes dévêtues et des articles dans la langue de la Bible.

 

La seconde concerne l'avant, le 8 et l'après 8 mars et est puisé dans le journal de Dassault :

http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5295787-7902352.jpg?v=1362648184"L'Unicef affirme, dans un rapport (le rapport est ici en anglais) publié mercredi (6 mars note CleR), que des enfants palestiniens vivant en Cisjordanie subissent de mauvais traitements dans le système de détention militaire israélien. Des actes que l'agence onusienne qualifie de «répandus, systématiques et institutionnalisés» et qui violent les lois internationales. Le motif invoqué pour leur arrestation est souvent le même: avoir jeté des pierres sur les forces armées, ou être soupçonné de l'avoir fait. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance dénonce les tribunaux militaires pour enfants «uniques au monde», alors qu'ils n'existent dans d'autres pays qu'à titre exceptionnel.

 

Le dit Figaro poursuit :

Jusqu'à dix ans de prison pour des jets de pierre

L'Unicef a travaillé sur ce phénomène des enfants prisonniers pendant un an. Elle s'est basée sur les témoignages de près de deux cents enfants qui disent avoir été maltraités, des avocats palestiniens et israéliens, ainsi que des rapports de l'ONU et d'autres ONG présentes sur place. «En l'espace de dix ans, une estimation de 7000 enfants, majoritairement des garçons âgés de 12 à 17 ans (vivant en Cisjordanie), ont été détenus, interrogés, poursuivis et/ou arrêtés par le système judiciaire militaire israélien», détaille le rapport. Soit une moyenne de deux enfants par jour. Les peines de prison peuvent aller de six mois pour un enfant de 13 ans, jusqu'à dix ans pour un enfant de 14 ans, et parfois plus lorsqu'il atteint l'âge de 16 ans.

L'Unicef dresse un tableau précis des arrestations des enfants. Au milieu de la nuit, des militaires entrent sans prévenir à leur domicile et ordonnent à la famille de sortir. Des meubles et des vitres sont parfois cassés. L'enfant est emmené dans une jeep, sans autres précisions, sans qu'il ait pu changer de vêtements. Les soldats ne précisent pas aux familles où sont emmenés leurs enfants. Certains sont parfois arrêtés dans les rues à proximité de leur foyer.

De leur lieu d'arrestation jusqu'au lieu de l'interrogatoire, le transfert peut durer une journée entière. Des menaces et des accusations verbales sont proférées par des soldats. Les enfants ont les yeux bandés et les mains liées par des menottes en plastique qui leur écorchent la peau. Ils manquent d'eau, de nourriture, on les empêche de dormir, et ils ne peuvent aller aux toilettes.

Au cours de leur interrogatoire, aucun avocat ou membre de la famille n'est présent. Les enfants sont rarement informés de leur droit, et lorsqu'ils signent leur confession, cette dernière est rédigée en hébreu, qu'ils ne comprennent pas. Cet interrogatoire est un «mélange d'intimidation, de menaces et de violences physiques, avec le but évident de forcer l'enfant à se confesser», explique le rapport de l'Unicef. Puis, en attendant l'audience du tribunal, les enfants sont détenus dans une cellule d'isolement pendant une période pouvant aller jusqu'à un mois. Une fois jugés, beaucoup d'entre eux plaident coupable de peur de voir leur peine augmenter.

La loi du silence

Pourquoi arrêter des enfants alors qu'ils ne jettent que des pierres? Un membre de l'Unicef explique, sous couvert d'anonymat, que l'armée souhaite faire régner en Cisjordanie la loi du silence. Il suppose que si l'armée israélienne emprisonne des enfants, même innocents, c'est pour que les familles palestiniennes préviennent d'autres enfants, afin qu'ils évitent la prison, en arrêtant de jeter des pierres. Lorsqu'ils sortent de prison, la plupart d'entre eux sont traumatisés par leur expérience. Ils évitent de sortir dans la rue et se mettent à fuir lorsqu'ils croisent un soldat.

Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a déclaré que les autorités ministérielles et militaires avaient collaboré avec l'Unicef sur ce rapport, dans le but d'améliorer le traitement des mineurs palestiniens en détention. Mais, à l'Unicef, on se fait peu d'illusions quant aux promesses des autorités israéliennes, parce que «les autorités militaires ont rejeté en bloc et violemment les accusations», tout en confirmant qu'il existait «quelques petits problèmes». 

 

(Rappelons qu'Israêl est membre du conseil de l'UNICEF. La duplicité, c'est aussi cela.- note CleR)

 


                                                                                                    
       

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Coup de gueule

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RBOBA 09/03/2013 16:54


Où l'on apprend que L'Unicef collabore avec les autorités ministérielles et militaires israéliennes, afin sans doute "d'arrondir les angles" en tout cas, dans le
but d'améliorer les traitement  des mineurs palestiniens en détention.


Honte sur l'Unicef ! Indécent, obscène !


Après la Croix Rouge qui visitait les camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale en les trouvant sans doute, tout à fait vivables.

canaille le rouge 10/03/2013 14:06



Je crois qu'il y a une autre façon de voir la question de l'UNICEF. Il ne s'agit pas d'une orga caritative style croix rouge. La charte mondial des droit de l'enfant qu'elle a mandat de défendre
a été imposé au puissance impérialiste qui n'en voulait pas (voir les traités de l'UE et le travail des enfants de 12 ans).


Quand une orga international dénonce une politique criminelle je ne pense pas (voir le rapport) qu'elle cherche à "améliorer les traitements" elle dénonce et c'est un point d'appui pour combattre
la politique israélienne