Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Troisième article pour aider à y voir clair

 

 

http://img.over-blog.com/250x170/0/32/46/53/images-3/fric-U-E.jpg

 

 

 

Son auteur revendique son engagement gaulliste...libre.


Ce que la canaille n'est qu'à moitié : pas gaulliste mais libre aussi.


Des arguments et réflexions qui ,loin s'en faut, ne coïncident pas à 100% avec ce qui se défend ici mais qui aident à réfléchir à la place de la monnaie dans le débat sur la souveraineté.

 

Un débat qui pour se poursuivre efficacement doit arrimer souveraineté nationale à souveraineté populaire pour éviter les dérives portées par l'idéologie d'extrême droite.

 

Mais cette réflexion sur la faisabilité de la sortie de l'€uro et ses conséquence est à examiner

 


Tribune libre

de Laurent Pinsolle

Militant gaulliste  libre

 

 

C’est peu de dire que le débat fait rage sur la question de la sortie de l’euro depuis quelques semaines. Avant que le débat ne reprenne avec les tensions sur les dettes souveraines, petite revue des avantages et des inconvénients en fonction du lieu où l’on se trouve…

 

Le retour du mark

A priori, la fin de la monnaie unique serait une catastrophe pour Berlin car l’appréciation du mark réduirait les exportations Allemandes dans l’ancienne zone euro et augmenterait les importations depuis cette même zone. Cependant, l’excédent actuel est tel que l’Allemagne a de la marge et le rebond de la croissance européenne aurait un effet positif dans un second temps. En outre, cela n’affecterait pas le commerce avec le reste du monde qui représente 50% des échanges Allemands.

 

Mais l’Allemagne peut y trouver des avantages. Si elle rembourse sa dette en marks réévalués de 15%, elle reviendrait instantanément au niveau d’endettement d’avant la crise, donnant davantage de marges de manœuvre financière à son gouvernement, qui pourrait relancer l’économie. En outre, les consommateurs Allemands profiteraient de la baisse du prix des produits importés. Enfin, la politique de compression des salaires serait rendue moins utile à long terme du fait des possibilités de dévaluation.

 

Le retour du franc

 

La France, en position intermédiaire entre l’Allemagne et les pays de la périphérie européenne, est sans doute le pays où le retour à la monnaie nationale serait le moins perturbant. La probable stabilité du franc par rapport à l’euro monnaie commune (la baisse par rapport au mark étant équilibrée par la hausse par rapport à la lire et à la peseta) réduirait drastiquement les perturbations, tant vis-à-vis de la gestion de la dette (la même en franc ou en euros) que pour le commerce.

Commercialement, le prix des produits Allemands, Etasuniens et Asiatiques monterait, ainsi que ceux des matières premières, mais celui des pays méditerranéens baisserait, limitant l’effet inflationniste, qui serait moins fort qu’en Grande-Bretagne aujourd’hui. Nos entreprises pourraient davantage exporter vers l’Allemagne (notre premier client), les Etats-Unis et l’Asie et cela aurait un impact positif sur les dépenses des touristes de ces pays chez nous. Enfin, nous pourrions mener une politique monétaire indépendante et recourir à la monétisation pour financer notre dette.

 

Le retour de la peseta

 

C’est pour des pays comme l’Espagne que la sortie de l’euro serait le plus bénéfique. Bien sûr, le prix des produits importés augmenterait fortement, mais l’impact d’une dévaluation sur le commerce y serait sans doute très important. En Argentine (cas extrême il est vrai), les exportations de produits industriels avaient doublé de 2002 à 2006. On peut s’attendre à un effet très positif sur la balance commerciale avec une baisse sensible des importations et une hausse des exportations. Enfin, l’impact serait extrêmement positif sur le tourisme, tant venant d’Europe que du monde.

Bien sûr, une dévaluation ne serait pas sans poser des problèmes. L’inflation augmenterait momentanément, mais on a pu voir qu’une dépréciation de plus de 20% de la livre n’a pas provoqué de gros dérapages car le contexte général n’est pas favorable à l’inflation. En outre, il faut noter que l’inflation, comme la croissance sont les meilleurs moyens de réduire le poids de la dette.

Enfin, se poserait le problème de la conversion ou de la restructuration de la dette. Mais là, faute est de constater que la situation actuelle semble sans issue puisque la dette ne cesse de progresser et que l’absence de croissance rend le remboursement toujours plus hypothétique. Il faut casser le cercle vicieux de l’austérité qui casse la croissance, qui détériore les finances publiques, qui renforce l’austérité.

Bien sûr, le retour aux monnaies nationales ne serait pas sans poser des problèmes, mais la voie actuelle est une impasse. Et maintes fois l’histoire économique a montré qu’un réajustement des parités monétaires est un bon moyen de relancer l’économie.

 

Laurent Pinsolle

Militant gaulliste  libre

 

TEXTE REPRIS SUR

EL DIABLO 

 

 

 

 

 

http://a21.idata.over-blog.com/500x333/0/58/62/29/Images-13/Reykjav-k_s--_-r_Hallgr-mskirkju.jpeg

Pour pousser à la réflexion, ce texte trouvé sur (http://ufict31.over-blog.com/ext/http://www.nbiou.com/international/revolution-quand-l%E2%80%99islande-reinvente-la-democratie/),le c@rnet du syndicat CGT de la mairie de Toulouse sur l'expérience de l'Islande.

Cela quelque part valide les idées avancées par L Pinsolle et rejouit singulièrement la canaille à la mesure de la colère des patrons de la BCE et de l'UE.


 "La nature des évènements en cours en Islande est sidérante : un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités » parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population..."


"Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article