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Total, soutien total aux raffineurs, et plus encore parce que nécessaire.

 

Personne ne sera surpris de voir ici s'exprimer un soutien résolu à la lutte des raffineurs. Au cœur de leur revendications, l'emploi leur moyen de vivre et l'indépendance énergétique du pays.

D'un côté le profit et la braderie de l'autre la lutte et la souveraineté populaire qui porte l'autonomie économique du pays.
 

Une fois de plus, devant les pratiques économiques et donc politiques munichoise du capital et du pouvoir c'est le monde du travail, la classe ouvrière qui relève le gant et affiche la défense des l'intérêt de la France à partir de ses revendications.

http://www.lexpress.fr/afp/fra/photo_1266837706248-1-0.jpg

 

Relevons de suite que si les nationalisations n'avaient pas été vidées de leur contenu et la place des salariés dans leur maîtrise éliminée par les renoncements de ceux qui les avaient concéder et ont refusé de se donner les moyens de leur fonctionnement, la question ne serait pas à poser.
 

La France a besoin pour son indépendance de maitriser ses approvisionnements et sa production énergétique. Pas à coup de soutient aux Putsch et coups d'état et de soutien des dictatures à l'extérieur qui accompagnent la volonté de démembrer l'outil industriel à l'intérieur.
 

Disposer d'un outil industriel performant (il l'est) capable d'assurer la réponse aux besoins (c'est aussi au travers de leurs revendications un des enjeux majeurs de la lutte des raffineurs contre les profiteurs).
 

La question des conditions d'une maitrise publique des leviers économiques et industrielles, grâce à cette lutte vit une saine accélération de son murissement. 

A partir de leurs revendications, et ce n'est pas le moindre mérite de leur lutte, les raffineurs dunkerquois et leurs collègues qui les rejoignent dans l'action mettent le doigt sur les renoncements du capital, de son système et son pouvoir qui sacrifient indépendance et souveraineté au taux de profit escompté en raffinant ailleurs, à moindre coût social économique écologique.

Rappelons que l'aliéna 9 du préambule de la constitution de 1946, repris en 1958 et toujours en vigueur précise: "
Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité." 

"Total" à la maitrise de plus de 50% des capacités de raffinage du pays.
Que dire d'EDF privatisée ou de la SNCF en voie de privatisation. 
 

Ce qui vaut pour l'énergie ou les transports en site propre vaut pour les autres secteurs clés de l'économie, la privatisation de l'industrie pharmaceutique vient de le montrer cet hiver. 

Assurer la souveraineté populaire exige de mener le combat pour s'en réapproprier la maitrise économique, politique, scientifique et technologique. La remise dans l'espace public de tous les profits, sous toutes leurs formes, distribués aux actionnaires permet de répondre positivement à toutes ces questions. Les formes juridiques à définir viendront dès lors que la volonté politique primera.
 

Alors que même non explicitement formulées elles sont au cœur des processus revendicatifs en cours, ces questions décisives ne sont pas mises en débats par ceux qui se prétendent pourtant les hérauts de la transformation. 

Quant au mouvement syndical au plan des confédérations, cela ne semble plus être de ses préoccupations immédiates.

Il est vrai que ces luttes font éclairent la contradiction entre les valeurs fondatrices du syndicalisme en France et les principes fondateurs de la CES, contradictions qui explosent alors à la figure de ses défenseurs:

"La Confédération Européenne des Syndicats a plus particulièrement pour mandat d’agir, en tout lieu et circonstance, pour la réalisation de ces objectifs dans le cadre du processus d’intégration européenne en prenant, en toute autonomie et avec le plus haut degré de cohésion, les initiatives syndicales nécessaires au niveau européen."
La Confédération Européenne des Syndicats s’adresse dans son action :
- à l’Union Européenne 
dont elle demande l’approfondissement sur le plan social, politique et démocratique en même temps qu’économique et monétaire, tout en soutenant son élargissement à d’autres pays européens et son rôle actif pour la paix, le développement et la justice sociale dans le monde ;
-
au Conseil de l’Europe, à l’AELE et aux autres institutions de coopération européenne touchant aux intérêts du monde du travail ;
-a
ux organisations européennes d’employeurs en vue d’établir par le dialogue et la négociation un système de relations sociales au niveau européen.

La Confédération Européenne des Syndicats fonctionne sur base des présents statuts.

 

C'est grâce à ces principes qu'il faut raffiner à Anvers, au Pays-Bas ou à la frontière polonaise, voire en Italie sans avancées sociales pour les salariés de ces sites mais une mise en concurrence où les conditions sociales sont la variable d'ajustement en attendant de raffiner et Birmanie où la main d'œuvre de Total est quasi gratuite, sous le talon de fer de la dictature que Total finance.

Pour ceux qui l'aurait oublié, rappelons que Total, dont le 
siège social se situe (tient donc!) dans le quartier de la Défense, dans les Hauts-de-Seine, entre autres avec ses soutiens politiques, ce sont : 
l'Erika et les côtes atlantiques dévastées
AZF à Toulouse, 
La
Birmanie ses prisonniers politiques et les esclaves de Total et ses filiales (En 2009, un rapport de l'ONG 
Earth Rights International confirme le recours aux Travaux forcés et l'usage massif des paradis fiscaux et notamment de Singapour par la junte au pouvoir pour détourner l'argent du pétrole venant de Total)  
Cray Valley en Moselle, et le contournement des lois de protection de l'environnement.

Les instructions judiciaires sur les caisses noires toujours en instruction depuis 2002 dont internet regorge : "Un autre cadre de Total a ainsi décrit la cagnotte Suisse utilisée en Irak ; « La structure a été constituée pour dissimuler les véritables bénéficiaires [...], un écran pour arroser. » 


Soutenir la lutte des "Total", ce n'est pas qu'une indispensable solidarité, c'est faire œuvre de salubrité et travailler à battre ce système et ses féodalités, son pouvoir et cela sans aller sur les terrains des rendez-vous balisés par son  Medef et ses forces politique; aujourd'hui sa droite. 


Raison de plus, à l'image de la SNCM et d'autres luttes qui montent (c'est le cas pour la SNCF, EDF, la poste, l'école mais aussi dans les grands secteurs industriel: navale, automobile industrie ferroviaire commerce etc.) de les faire converger pour sortir de la logique capitaliste et de son UE qui ici la pilote.

manifs 2eme tri2009-2009 basse def 

photo ©canaille le rouge 

22 10 2010 C–le-r

 

 

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