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Tant que la Santé sert à enrichir Neuilly, la santé est dans la misère à St Denis

 

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Extrapolation nationale d'une réelle situation régionale,

sauf que les lits d'hôpitaux voir les hôpitaux sont fermés à Paris



L'Agence Régionale de Santé d' Île de France vient de rendre publique une enquête dont les résultats s'ils inquiètent ne peuvent pas surprendre ceux qui connaissent la géographie économique est sociales :

Selon cette étude qui indique que "globalement les 11 millions de Franciliens sont en bonne santé", selon Le Parisien, "de profondes inégalités entre le nord et le sud d'une ligne virtuelle tracée entre le nord-ouest et le sud-est" de l'Île-de-France.

Si au sud de cette ligne, l'accès aux services de santé peut sembler satisfaisant, d'autres pathologies sociales font des ravages. Mais au Nord la situation est alarmante. 

Un univers qu'on croyait hors du réel. Citons le "Parisien" qui pourtant n'est pas un foyer de subversion. :"Au nord, Celui où de jeunes mamans arrivent pour la première fois à la maternité… le jour de l’accouchement. Où chômeurs et travailleurs pauvres renoncent à se faire soigner faute d’argent. Et où la tuberculose, que l’on croyait d’une autre époque, fait de nouveau son apparition".

La France, révèle l'étude, est avec la Finlande le pays européen où les inégalités sont les plus fortes.

Entre Paris et certaines zones de Seine-Saint-Denis, des indicateurs de bien-être varient du simple au triple. Selon où l’on habite en Île-de-France, l’état de santé diffère.

Entre la Seine-Saint-Denis et les Yvelines, la différence de mortalité prématurée atteint ainsi 28% chez les hommes ! Au sein même d’un département, voire d’un canton, des disparités persistent.

Les habitants des Hauts-de-Seine ont toutes les chances de vivre deux fois plus longtemps que leurs voisins de Seine-Saint-Denis.

C'est le constat inquiétant que dresse cette étude sur l'espérance de vie et l'accès aux services de soins en Île-de-France. 

"Nous sommes d'autant plus inquiets que certaines inégalités de santé, directement liées au niveau social, ont progressé", alerte ainsi le président de l'ARS, Claude Évin. L'ARS devrait dévoiler un plan d'action régional en juin.

Élaborer sur quels critères ? Quelle efficacité si les racines sociales du mal ne sont pas arrachées, si la politiques de santé n'est pas radicalement changée?

http://cgt.chgdreux.free.fr/IMG/jpg/hosto.jpg

En Seine-et-Marne, l'espérance de vie pour un homme est de 77,4 ans contre près de 80 ans (79,9 ans) dans les Hauts-de-Seine, qui est en tête du peloton, selon l'étude de l'ARS. Autre département où l'espérance de vie est en dessous de la moyenne régionale (78 ans) : la Seine-Saint-Denis avec 77,9 ans. Le Val d'Oise (78,4 ans), le Val-de-Marne (78,9), l'Essonne (79,1), Paris (79,6) et les Yvelines (79,7) se situent au-dessus de la moyenne régionale, d'après l'étude. La Seine-et-Marne est donc la lanterne rouge des départements de la région Île-de-France en matière d'espérance de vie pour les hommes

La Seine-Saint-Denis, (ou un enfant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté.) détient le triste record de la mortalité infantile avec 5,4 cas pour 1 000 naissances (3,9 pour 1 000 en Île-de-France, 3,6 sur l'ensemble de la France). Un département ou le revenu minimum des 10% les plus riches, lui, est désormais sept fois supérieur au revenu maximum des 10% les plus démunis. A ce propos, La Canaille vous renvois à un précédent article sur la mortalité infantile et ce qu'elle révèle :   cliquez ici  ou recopiez :http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-et-si-on-regardait-la-mortalite-infantile-62741333.html  , malheureusement, pour ceux qui en douteraient encore, l'édifice prend forme, une forme qui impose vite d'en construire un autre d'autant que la suite confirme la responsabilité des choix politiques structurels et donc de classe dans les causes de ces inégalités.

Concernant la mortalité par maladie cardiovasculaire chez les hommes, la Seine-et-Marne se place en tête avec 173,4 cas pour 100 000, devant l'Essonne (149,3 pour 100 000) et les Yvelines (147,1).

Selon le document, le taux de suicides pour les hommes est le plus élevé en Essonne (19,6 pour 100 000 - moyenne régionale : 11,3), devant le Val d'Oise (17,6) et la Seine-et-Marne (16,6). Pour les femmes, les Yvelines détiennent le record régional de suicides avec 7,5 pour 100.000 habitants (moyenne régionale : 4,9). 

Ces trois départements sont ceux qui ont massivement accueilli les familles victimes de l'exclusion physique de l'accès au logement.  Elles cumulent les effets de la casse des services publics de proximités, du délabrement des services publics en réseaux, de l'éloignement des pôles d'emplois et d'excellence des départements moins touchés première couronne et Paris. Les modes de vie obligeant au stress des migrations quotidiennes de grande amplitude et l'inégalité de traitement creusant le différentiel.

Pas un hasard : l'Enquête pointe que dans les quartiers où il y a beaucoup de fast-foods et peu de parcs, on compte plus d’obèses qu’ailleurs

Ces suicides portent la condamnation de ces ZUP verticale ou horizontale où sont cantonnés ceux qui sont le plus exclus du fonctionnement normal d'une société civilisée ils sont une des facettes avec les SDF, la malnutrition et la mortalité infantile évoquée plus haut d'une crise non subi mais voulue et organisée structurellement par le capital.  .

 

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