Suppression des allocs : une politique de guerre civile c'est insupportable.

Publié le 21 Avril 2010

Avec la suppression des allocations familiales aux familles victimes de l'échec scolaire, c'est d'une déclaration de guerre qu'il s'agit.

 

De Guerre civile. C'est gravissime.

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Un rappel sur les allocations familiales d'abord et peut-être y compris une sorte d'alarmes pour l'avenir :

Les allocations familiale ont été créée  parmi les premières des ordonnances de 1945 (toujours le programme du CFLN et du CNR) conçues non comme un revenu pour les familles mais comme une contribution de la société toute entière mobilisant ses richesses pour les enfants, richesses prises à la source sur celles crées par le travail et donc avant impôts et profits dans l'entreprise, pour aider tous les enfants.


Honte à la bourgeoisie d'alors et à certains de ses relais, devant l'impossibilité de s'y opposer devant leur soutien à la famille façon Pétain, ils ont été jusqu'à demander une hiérarchisation de ces allocations prétextant que les gosses des professions "à haut niveau" (ils n'osaient à l'époque dire bourgeois) avaient plus de besoins que les gosses d'ouvriers (on a même eu des sirènes de ce type heureusement vite réduites au silence dans le mouvement syndical et pas qu'à la CFTC ou la CGC).


La droite et ceux qui savent si bien gérer à sa place n'ont eu de cesse dedéposséder les salariés de la gestion des caisses et de fiscaliser les allocs. Ainsi, elles seront les premières "charges patronales" dont le CNPF d'alors à eu la joie de se voir alléger…autant de profit en plus pour les actionnaires et les sports d'hivers de leur rejetons alors que les unes après les autres étaient étranglées les classes de neige des écoles publiques. C'est cette fiscalisation qui permet les prétentions via les préfets et les recteurs de l'opération aussi démagogique qu'intolérable de Fa# aujourd'hui.


Ceci est à rappeler comme un avertissement au partisans de la fiscalisation de la sécu ou des retraites : "tu ne vas pas à l'hôpital qu'on t'indique ? On te supprime tes remboursements Tu ne veux pas aller au mouroir pour libérer ton HLM on te supprime ta retraite (exagération? Comme pour la mesure sur les allocs, quand cela a été dit à l'époque personne n'y croyait).Outre que cela ne sert à rien et n'a aucun sens pédagogique, supprimer les allocations familiales aux familles dont un enfant sèche les cours ne va réussir qu'à faire jouir ceux qui n'ont plus de gosse à élever, ceux qui frisent l'orgasme (il leur faut bien des excitants) à voir ouvrir des prisons pour jeunes et qui applaudissent à la fermeture de classe d'école ou à la diminution du nombre d'enseignants.

Ils rejoignent ceux pour qui les allocs servent plus ou moins d'argent de poche, leur volupté se construit sur l'imposition d'une misère méchamment voulue pour les familles les plus vulnérables.


Revenons-en à nos allocs supprimées.

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Qui va en faire les frais? Les familles équilibrées où l'organisation du travail des parents et modalités de celui-ci, leurs moyens, permettent un encadrement serein de la scolarité des enfants?

Ou celle "monoparentale",  le plus souvent une femme seule avec ses enfants, ou les familles que le chômage déstabilise et où  les revenus le plus souvent dans le rouge que le bleu outremer ?

Ceux qui fréquentent les établissements que par un raccourci saisissant et un aveu d'une cruauté sans nom,  le représentant du rectorat à présenté  à la télé ce 21 avril à midi comme ceux qui n'allaient plus au LEP; il l'a dit, il n'a pas parlé du Lycée Privé Teilhard De Chardin de St Maur ou Le lycée A Schweitzer Au Raincy. Non, du LEP.

Qui a dit que la lutte des classes n'existait pas ?

 

La littérature et les sketchs de théâtre regorgent de nouvelles où un fils de famille placé par complaisance dans une boite privée de l'avenue Mozart obtient son bac largement passé le quart de siècle et ou la fille attend le bal des débutantes au couvent des oiseaux.  


Caricature ?

Peut-être mais le recteur de l'académie de Créteil va-t-il vérifier le "présentéisme" des gamins de madame Carmen du LEP de Vitry, celle des filles de Fatima à Aulnay qui ne vont plus ou peu au collège Langevin Wallon ?

Ou bien va-t-il respectueux fonctionnaire de la République tout aussi respectueusement demander à monsieur Gontran de la Folie-Autrot à Vincennes si la scolarité de ses rejetons, même inscrit  au cours privé Gonzague de st épiscopal, est régulière ?

Le Gontran qui s'en balance comme d'un PV de stationnements interdits vu que si ses rejetons persistent à préférer le flipper de chez Toni, ils iront fissa en Suisse faire leur propédeutique en internat à Lausanne? Et là les alloc maintenues paieront les cours au centre équestre ou les remontés mécaniques des vacances de pâques.


D'un côté comme le disent les syndicats des directeurs d'établissement et ceux des enseignants, les APE, ce sont les plus vulnérables qu'on affaibli sciemment. Et insiste la canaille, par haine de classe. Eux qu'on  sanctionne alors qu'ils ont le plus besoin d'aide, cela  dans un système scolaire où le critère ministériel d'évaluation est le nombre de postes supprimés dans l'enseignement public et le volume de moyens publics transférés ainsi à l'enseignement privé.


Cela s'appelle une politique. Une politique de classe qui ne se répare pas qu'avec de l'affectif et de l'indignation même s'il en faut mais d'abord par un combat politique pour réorienter les moyens pour l'école, les renforcer en taxant  lourdement à la source et immédiatement et en refondant une fiscalité calée sur la maitrise publique des richesses produites pour développer les générations futures.


Cette politique mise en ouvre par fa# et son nouveau bras séculier en Seine St Denis a autre nom, oui c'est une politique de guerre civile. Celui qui la manie parce que brutalement désavoué par les urnes il y a juste un mois cherche par tous les moyens à rallumer les brasiers là où il sait qu'il n'a rien à gratter en permettant un encadrement policier de type salazariste des populations et sa répression.

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C'est dangereux pour la paix civile, ce racisme antisocial est de plus en plus rejeté par la population. Personne ne sait quand et comment mais malgré le vide politique qui lui laisse le champ libre, une chose est sûre, l'instigateur de ces provocations et ceux qui le soutiennent en paieront le prix politique et plus ils insistent plus ce prix sera élevé.

 

C-le-R 21 avril 19h00

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Coup de gueule

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