STO sans occupants… mais Vichy-pirate organise les réquisitions

Publié le 20 Octobre 2010

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Des préfets,zélés ou sur ordre, ont-ils été consulter les archives de certains de leurs prédécesseurs d'il y a 70 ans ?

Notons d'abord que les mêmes préfets sont plus rapides pour tenter de réquisitionner les travailleurs en luttes que les logements vides pour loger les sans abris.

Le pouvoir s'engage dans une voie d'affrontement dont aucun gouvernement n'est sortie sans contusion et dégâts.

La question n'est pas de savoir si la réquisition est constitutionnelle ou pas ? Mais comment contourner le piège d'une division par la peur et la répression d'Etat?

Comment y répondre et isoler ce gouvernement qui à cours d'argument y a recours?

Déjà rappelons qu'historiquement la CGT a toujours considéré que toutes formes de réquisitions ou préavis dans le cadre d'un conflit du travail était illégitime et anticonstitutionnel et à ce titre à combattre.

Donc aucune raison de s'engouffrer dans une contestation juridique escomptée par le pouvoir. Pourquoi pas une trêve des luttes en attendant le jugement tant qu'on y est ?

Ensuite, en plein conflit majeur, la légalité de la réquisition est-elle objet de colloque? Comme si cela était un sujet de débat de responsables syndicaux alors que le gouvernement envoi ses CRS forcer les piquets de grève ou se sert de ses provocateurs pour matraquer les jeunes?

La bourgeoisie qui fait les lois à sa main ou qui les faits agencer par ceux qui acceptent de la servir va se régaler avec cette façon de sauter pour attraper la queue du mickey qu'elle laisse complaisamment trainer.

Mieux vaut clairement appeler à contrer ces provocations patronales comme des atteintes au droit de grève, s'opposer massivement à l'accès des travailleur requis (ce qu'on fait intelligemment les grévistes des raffineries et leurs organisations syndicales) sinon demain les grévistes d'un centre de pièces détachées automobiles ou des centres de renseignements de la SNCF  seront accusés d'entrave à la liberté de circulation.

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Doit-on s'engouffrer dans ce piège ? Suivons un seul instant cette logique : Une loi votée ne serait plus à débattre que devant les tribunaux ? C'est la capitulation devant le CPE (pour en rester dans un passé récent) alors que l'action l'a fait supprimer de l'arsenal patronal. Cette forme de contestation, c'est justement ce que demandent le capital et son pouvoir pour sortir gagnant du conflit en cours. Tant qu'on y est, pourquoi ne pas produire à la chaine ou conduire les transports avec bandeau marque "en colère" autour du front? En prime comme tu es en grève (le bandeau) tu ne seras pas payé…normal non ?

Rappelons-nous, en matière de conflit du travail ne s'adresser qu'au parquet conduit à baisser le regard et courber l'échine.


 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Pour réfléchir ensemble

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Meew 20/10/2010 19:23



Je suis tout à fait d'accord avec toi ; quand je parlais de contestation sur le terrain juridictionnel, ce n'était, de mon point de vue, qu'une façon d'utiliser un outil qui se présente aux
grévistes. Puisqu'il existe, autant s'en servir ! D'ailleurs les UD CGT concernées l'ont bien compris, en organisant des référés devant les tribunaux administratifs...



canaille le rouge 21/10/2010 09:00



pas question de rejeter l'action juridique par principe, elle est un des outils de la lutte.Et les luttes ont façonné sa jurisprudence comme les lois et la jurisprudence à borné le champ des
délinquances patronales.


Comme tu le dis il y a une façon , j'ajoute un moment de se servir de l'outil pour son efficacité et qu'il n'entrave pas celle d'autres plus en phase dans une situation donnée.