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sortir du piège

  
???
Pas obligé



Je reprend sur le blog de mon ami Jean "çanenpêchepasnicolas".



http://canempechepasnicolas.over-blog.com le texte en violet qui suit.

Ce texte pose de vrais et importantes questions.

Son auteur, excuses moi Jean, qui n'est plus un perdreaux de l'année, a vécu quelques stratégies d'alliances au travers d'une riche vie militante, cela lui permet à la fois de hisser le débat et d'en montrer le fond.

Le fond, il l'éclaire en montrant qu'une alliance sans objectifs clairs ne sert que l'état des choses existant. Qu'une construction politique qui ne parte pas de la souveraineté populaire, qui ne parte pas de l'indépendance nationale ne fera jamais une alternative et au mieux une alternance donc une tromperie et entretient ainsi le pire.

C'est ce que la droite après avoir jeter la partie gaulliste de ses composantes et la sociale démocratie ayant réaffirmée sa gestion loyale du capital ont décidé, comme Juppé et Roccard qui travaillent ensemble, de proposer comme horizon indépassable de l'histoire. 

Voilà ce qu'en dit notre communard de Nicolas. 




Au lendemain du Conseil national du PCFMarie-George Buffet, sur France Inter, la presse et également diverses interventions de militants du réseau au sein du CN, donnent un éclairage particulier à la préparation des élections régionales de mars prochain.  Pour un observateur extérieur au Parti, communiste sans carte depuis l’an 2000, les différentes prises de position exprimées, aussi bien par la direction du PCF que par des opposants, laissent penser que plusieurs options vont être soumises au vote des militants, pour le premier tour, :

-          des listes dites de « Front de Gauche » avec le PCF, le Parti de gauche deJean-Luc Mélenchon et la Gauche Unitaire de Christian Piquet, groupe dissident du NPA.

-          mais aussi, dans certaines régions, des listes PCF-PS, si on en croit certaines informations.

 

Mais une question reste encore ‘ouverte’ : le « Front de Gauche » inclura-t-il le NPA ?

Celui-ci, refuse l’hypothèse d’une participation aux ‘exécutifs’ des Régions avec les socialistes, sans pour autant exclure une fusion ‘technique’ des listes « Front de Gauche » avec celles du PS entre les deux tours, pour « battre la droite ».

Cette position est rejetée par la direction communiste, qui fait de sa participation à la gouvernance régionale, l’axe primordial de sa politique.

La sauvegarde de la centaine de conseillers régionaux du PCF, élus en 2004, passe avant toute autre considération.

 

Nous en sommes là.

Mais la question des alliances est-elle primordiale ?

Doit-elle passer avant le contenu du programme politique, offert aux électeurs ?

Ceux-ci, depuis plusieurs scrutins, choisissent « l’abstention » pour exprimer leur opposition, non seulement à la « contre révolution sociale » engagée par le pouvoir, sous la houlette de Sarkozy, mais également, toutes les formes de « social-libéralisme », qui constituent le fond de la politique du Parti socialiste.

Les salariés, les privés d’emploi, les victimes de la crise du capital, ne veulent plus choisir entre le clan de CAC 40 et le parti de l’OMC et du FMI.

Or, la « gauche » comme « la gauche de la gauche », affichent une hostilité au pouvoir actuel, qui vise davantage, la forme autoritaire du régime, qu’à son orientation fondamentale. Rien de plus naturel puisque le PS comme l’UMP, communient ensemble sur l’autel de l’économie de marché et de la concurrence libre et non faussée. La meilleure preuve : les politiques suivies par la ‘droite conservatrice’ ou la ‘social-démocratie’, quand ces forces sont au pouvoir, séparément ou en alliance, ne diffèrent guère entre elles.

Quant au PCF, au Parti de Gauche et comme au NPA, on se garde bien de mettre en cause la construction européenne, mais seulement son orientation, et de crier de concert : qui « pour l’Europe sociale ! », qui « pour une autre Europe ».

Jamais la question de l’incompatibilité entre l’appartenance à l’Union européenne et une politique de progrès social n’est posée.

Les mots « indépendance nationale » et « souveraineté populaire » sont exclus deleur vocabulaire politique.

 

C’est sans la moindre réticence, que les dirigeants du Parti communiste envisagent de faire liste commune, en Ile-de-France, avec Jean-Paul Huchon, le président actuel de la région, qui récemment se proclamait « européen » avant de se sentir « français ». Huchon, apôtre de l’Europe des régions, s’élève contre le « jacobiniste » de Sarkozy

C’est tout dire !

 

Quant « aux vrais communistes », avec carte du PCF ou sans carte, la réflexion essentielle doit porter sur cette abstention populaire de masse, sa signification, ses attentes. En mars, aux « régionales », l’analyse ne portera pas sur le pourcentage des listes en présence, mais sur leur représentativité réelle dans la population, calculéesur les inscrits, et non sur les suffrages exprimés.

 

« canempechepasnicolas » a engagé un débat sur ce thème.

La question est posée : qu’attendent les couches populaires, et en particulier, les plus défavorisés, des consultations populaires, et entre autres, celle de mars prochain ?

Un changement complet de politique.

 

Dans quelles conditions, celui-ci peut-il se réaliser ?

                  « canempechepasnicolas » reviendra sur cette question.

                      Jean LEVY


La Canaille approuve.

Ne pas voter est un dénie de démocratie mais voter pour des candidats qui ne veulent rien changer en est un de même niveau.

Pour autant, comment un cheminot du Gard pourra-t-il voter Gayssot-Frêche ?

Le piège se referme : ne pas voter c'est laisser passer la droite mobilisée
Voter, c'est laisser gérer à l'essentiel comme la droite. Les élus lyonnais et la grève des Transports urbains le démontre et le cas n'est pas isolé. Les privatisations de gauches comme celles de droites fabriquent des morts du travail.

C'est donc avant par le niveau des exigences politiques montrées dans les luttes sociales que le contenu...et le choix des pressenti(e)s pour exercer les responsabilités,  leur engagement à rendre compte et entendre ces exigences donc l'engagement à être contrôlé qu'il faut agir.
 
Ce ne sont pas les débats d'états majors qui construiront l'issue mais bien, venant des entreprises et des quartiers, l'irruption de celles et ceux qui doivent taper du poing sur la table pour dire ce qu'ils veulent : Imposer un changement complet de politique, redistribuer au bénéfice des plus nombreux les richesses créées, prioriser les moyens en directions des populations les plus fragilisées par trente années de social libéralisme et libéralisme antisocial.

Bref : s'attaquer frontalement au capital 

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