SAS Doux, c'est dodu. Père dodu, pas vraiment doux

Publié le 11 Décembre 2012

Les principales marques du Groupe sont Père Dodu, Doux, Lebon, ainsi que Malvoisine et Cœur de Bretagne pour les volailles fermières.

 

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Et hop, une charette de plus. Le ministre présent, qu'en dit-il ?

 

Ce coup ci, La canaille plutôt que de crier sa colère à puiser sans tronquer les phrases dans deux atricles du Télégramme de Brest, publiés le même jour une partie en page générale l'autre en page locale.

 

 

Rien de neuf sur les pratiques du potentat de l'aiguillette : le pilon, les ailes pour le brésil, les filets pour stoquer les bénefs. manque les coups de pompes aux croupions pour lui (re)mettre le social en place.

 


L'interéssant, c'est le ministre qui fait une brillante et pédagogique démonstration : comment se faire élire par les usagers des restaus du coeur pour trinquer avec celui qui les y envoit ?

 


Un sujet d'étude socio-politique qui une fois le plan d'étude mis sur la table exigeraient que les "coups de pompes aux croupions" aient une dynamique et plus juste répartition.


 

Acte 1

Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a visité l'abattoir de Doux, hier matin, à Châteaulin. «Cette visite marque l'intérêt de l'État pour l'ensemble de la filière avicole français», a commenté Charles Doux.

Le retard du ministre, après sa visite de l'usine de pâté Hénaff en matinée, n'a pas réussi à plomber l'ambiance «cordiale et polie» qui a régné lors de ce rapide tour du propriétaire. Dans le rôle de la puissante invitante, le député Richard Ferrand, s'était déjà chargé de traduire le pourquoi du comment de cette venue sur le terrain, que beaucoup auraient espéré plus tôt. «Sa visite ici est une marque de respect et de considération pour les salariés du groupe. Il s'agit aussi de montrer la volonté du gouvernement de pérenniser l'ensemble de la filière avicole bretonne», a-t-il déclaré.


Acte 2:

 

Le plan de sauvegarde de l’emploi a été présenté, ce matin, au comité d’entreprise de la SAS Doux Père Dodu. 22 postes, et non plus 30 comme annoncés dans un premier temps, vont être supprimés.


Les cinq élus du personnel ont émis des réserves sur les éléments présentés par la direction pour expliquer le bilan économique de la société Père Dodu. Ils ont estimé que "la motivation économique du projet de plan de réorganisation et de compression des effectifs est insuffisante".

 

acte3

Entouré de sa garde rapprochée, Charles Doux, qui ne se souvient pas avoir jamais accueilli un ministre en exercice dans ses murs, s'est fendu d'une brève allocution, à la sortie des ateliers. «Cette visite est très importante, car elle marque l'intérêt de l'État pour l'ensemble de la filière avicole française. Cette visite est d'autant plus importante qu'elle marque la confiance de tous dans le travail effectué par toutes nos équipes pour remettre le groupe en ordre de marche, sur la voie de ce que l'on peut appeler le redressement... productif», a-t-il souligné.


acte 4:

«Le groupe Doux annonce qu'il entend rebâtir en s'appuyant sur trois piliers: le remboursement de la dette, un plan d'investissement sur troisans, et un pacte social à l'échelle du groupe. Aujourd'hui, on demande la reconnaissance, le respect, et l'accès à la formation», a martelé Nadine Hourmant. Les moins pessimistes voient dans l'adhésion récente du groupe à la Fédération industrielle avicole (FIA) une première garantie de la mise en oeuvre de la convention collective de branche. Les négociations sur les salaires 2013, qui se terminent jeudi, seront peut-être l'occasion de passer des intentions aux actes. C'est du moins ce qu'espèrent les syndicats, en rappelant que les salaires n'ont pas bougé depuis cinq ans. «On demande notamment une aération de la grille indiciaire, pour relever les salaires les plus bas. Jusqu'à présent, les salariés entre 120 et 155 sont tous logés au Smic. Et beaucoup, alors qu'ils travaillent, sont obligés de faire leurs courses aux Restos du coeur. Le redressement doit avant tout se faire avec eux».


 

 


 

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Quand l'élu grace aux smicards se complait avec le fossoyeur des emplois 

 

 

 

 

 

Vous pourrez aller vérifier, pas un seul mot de corrigé, tronqué. Pas une citation qui ne soit tiré du Télégramme mis en ligne le 11 décembre.

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Du côté du capital

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