S'il fallait une preuve (ceci pourrait être une contribution distanciée au congrès du P"c"F)

Publié le 16 Décembre 2012

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C'est un morceau d'un article de Libé paru ce dimanche qui sert de cadre à ce qui suit.

 

Il permet de ne pas faire de la question un point de rancoeur personnelle ou de stigmatisation par principe mais bien de partir du réel des positionnements pour que les vraies questions soient posées non pas par La Canaille (encore qu'il n'est pas manchot de la langue ou muet du clavier) mais par ceux qui ne voient pas où le P"c"F les entraîne.


Les citations en italiques sont réelles et sont vérifiable dans l'entretient avec le Parisien repris par Libération.


Qu'y trouve-t-on?

 

Pierre Laurent, numéro un du PCF, appelle François Hollande à«changer de cap», se disant frappé de «la vitesse avec laquelle le versant social-libéral l’a emporté sur les intentions sociales» dans sa politique, dimanche dans un entretien au Parisien.

Au lendemain du rejet par les sénateurs communistes d’un nouveau texte budgétaire du gouvernement, le secrétaire national du PCF juge que «tous ceux qui attendaient le changement (...), une rupture forte avec la politique de Nicolas Sarkozy, tous ceux qui voulaient de l’ambition en matière de lutte contre le chômage et la précarité ne peuvent être que déçus par les premiers mois de la présidence Hollande et du gouvernement Ayrault».

«A l'évidence, les budgets d’austérité et le pacte de compétitivité ne font pas la politique de redressement social attendue par les Français»,ajoute Pierre Laurent, sénateur de Paris et en pointe dans la fronde des communistes à la Haute assemblée.

«Ce qui me frappe, c’est la vitesse avec laquelle le versant social-libéral l’a emporté sur les intentions sociales», dit-il aussi, en appelant le gouvernement à mieux écouter et dialoguer avec les partenaires de la majorité.

 

Devant les promesses du candidat était-il raisonnable "d'attendre le changement (...) une rupture forte avec la politique " du troll de Neuilly ? 


"Tous ceux qui voulaient de l’ambition en matière de lutte contre le chômage et la précarité" pouvait-il  imaginer la voir mise en oeuvre par un des artisans permanent sur toute la longueur de sa carrière depuis sa sortie de l'ENA et son escalade des étages de la rue Solférino des choix de l'UE dès avant Maastricht et accentuant son engagement libéralo-socialiste à chaque rendez vous électoral.


Dans le P"c"F, aucun adhérent d'alors comme ceux d'aujourd'hui ne peut, sans tromper ou se tromper (soyons magnanime), admettre le contraire.

 

Il y a une partie qui n'appartient plus à La Canaille. C'est celle du débat interne dans ce P"c"F. Elle appartient à ses adhérents.


Même si Canaille le Rouge voit bien les efforts aussi sympathiques que désespérés de militants (qui ne s'étaient pour certains que très peu mobilisé lors de la grande purge des sections d'entreprise de 2000-2002 tant des mandats locaux donnaient l'illusion de "s'en sortir" ), aujourd'hui avec distance pour respecter leur libre débat dans leurs structures, mais avec l'intérêt de l'entomologiste regardant comment les fourmis rouges sont dans l'incapacité de résister aux assauts des termites qui se voient épaulés par des frelons roses et autres insecticides politiques, La Canaille est renforcé dans ces convictions par les déclarations de l'apparatchik qui est à a barre du navire.


Apparatchik. Comment des gens qui n'ont jamais été exploités par un taulier peuvent-ils prétendre parler au nom du monde du travail (pour user de leur terminologie puisque pour parler de classe ouvrière faudrait-il encore avoir une analyse de classe). Glisser des centres de vacances de la FMJD à la rédaction de l'humanité ne fait pas plus un communiste que ne deviendrait oenologue un fêtard du Beaujolais nouveau.

 

Comment des gens qui sont entrés en politique comme les fils des grandes familles s'achetaient une charge ecclésiastique ou militaire les laissant à la cour pour en ratisser les rentes peuvent-ils dire à un cheminots en 3X8, un cantonnier de la DDE une Instit ou  infirmière, une caissière de supérette ou encore à des chômeurs qu'ils faut pas  s'opposer vigoureusement à ce gouvernement qui trahis leurs espoirs ?


Pourquoi n'appellent-ils plus à s'engager dans toutes les actions pour aider les sidérurgistes, métallurgistes ou chimistes tous sur la ligne de front de la liquidation?


Comment peuvent-ils laisser croire à des solutions pour la filière agro industrielle dans un cadre européen dont leur groupe parlementaire a monnayé idéologiquement le droit à se faire financer sur leur dos au point d'en graver les symboles en lieu et place de ce qui donne à l'idée communiste force et repaires ?

 

De même que le débat interne est lisible de l'extérieur du champ clos de leur congrès, ce qui en sortira n'est pas sans conséquence sur les possibilités (tellement faibles à ce jour tant la maîtrise de l'appareil est le seul héritage qu'ils aient précieusement conservé) de voir revenir dans le champ de l'affrontement de classe les héritiers de ceux qui lui ont donné des lettres qui sont plus que noblesse.


Voila pourquoi Canaille le Rouge ne s'inscrit pas dans un débats dont il a été exclus en 2002 parce que cheminots qui s'est opposé dès 1997 à la mystification de la participation au gouvernement. Il dénonçait alors le rôle liquidateur d'un groupe qui Gayssot en tête et Hue en serre file on fait et font la queue au guichet d'entrée de la rue Solférino.


Comme la majorité des communistes qui se reconnaissent à ce qu'ils ont été soit débarqués soit interdits de monter à bord du navire, le communiste auteur de ces p@ges qui  voit l'ex bateau amiral dériver vers les récifs de la social démocratie ne peut rester indifférents devant le devenir des soutiers et personnels d'équipage.

 

Quant à la passerelle, même si comme on dit à Ouessant après le naufrage il faudra faire proella (l'explication ici), leur disparition politique ne pourra limiter leur perte de dignité.

 

Le problème, c'est que quelques soient les eaux, la passerelle sait nager et que comme dans le Titanic, ce sont les premières classes qui accèdent aux canots de sauvetages et les soutiers et équipages qui sont noyés dans les eaux glaciales de tous les calculs égoïstes.


Mais sait-on jamais, espérons :

http://blog.fanch-bd.com/images/ils%20se%20servent%20comme%20des%20porcs/PCF-et-JC.jpg

 


 


Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Pour réfléchir ensemble

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DIABLO 25/12/2012 22:48


Je ne ferai sans doute pas preuve ici d'originalité en disant que je partage l'analyse de la Canaille. Quant au pied dedans et au pied dehors, je ne comprends pas bien cette posture. S'agit-il de
cotiser à moitié du barème ? Que l'on respecte le combat ceux qui toujours communiste sont resté au PCF je suis d'accord mais comment continuer de soutenir me serais-ce "qu'à moitié" un parti
(intégré à l'UE via la Gauche Européenne) qui a vendu son âme au PS pour assurer le casse-croûte de ses dirigeants . Là je dis NON !


Salut et fraternité


Diablo  

roger colombier 17/12/2012 07:28


D'accord avec ton appréciation. Mais au contaire de toi, j'ai un demi pied à l'intérieur du PC et un pied et demi à l'extérieur. Un demi pied parce ce que toujours fidèle au poing levé des
anciens pour construire des lendemains qui chantent et à l'idéal communiste de mes jeunes années. Un pied et demi à l'extérieur en ne comprenant pas que l'on écrive des longues bafouilles à la
social-démocratie française pour qu'elle ne soit plus la social-démocratie. A croire que certains ignorent l'histoire sociale et politique de la France. Mais les mêmes qui étaient pour la gauche
plurielle et donc pour sa faillitte politique, ne sont-ils pas à croire qu'ils feront bouger la social-démocratie et le capital sans lutte des classes?


Roger Colombier, électron libre, très libre, encore au Pc.

canaille le rouge 17/12/2012 08:53



Vive ta liberté.


Mais je ne pense pas (je parle là bien sur des états majors) qu'ils croient pouvoir faire bouger des choses. Non il s'agit de choix qui se traduisent dans le contenu de la résolution qu'ils ont
proposée.


Cela me navre pour ceux que je cotoie qui persiste dans le choix communiste et qui pensent sauver l'outil. Mais pour ma part je pense que l'outil est tellement rongé et repeint d'un minium rose
que ce n'est guère envisageable.