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Retour sur une ex-vitrine sociale dont ne reste que le siège à Billancourt

 

http://www.pcof.net/images/09102012/CGT%20renault%20Le%20Mans.JPG

 

Colère le garçon. Mais pas content après en vrac les syndicats, la presse et les"officines médiatiques" qui osaient dire du mal la maison. "C'est pas vrai, on a jamais dit ça". Et là, le nez du monsieur commence à s'allonger au point qu'il n'arrive plus à lire le titre du Monde sans loucher :

"Renault : des fermetures de sites "inéluctables" à défaut d'accord, selon la direction."

L'article qui suit (en bas de page)est plus que contrariant pour Renault. Faut dire que la mise au grand jour le procédé ne montre forcement une hypertrophie de la fibre sociale.

Si nous quittons le langage polis des négociateurs pour user de celui compréhensible dans la file d'attente d'un bureau de poste, cela donne ceci :

"Ou vous travaillez plus, pour moins de salaires avec moins de monde, ou je ferme la boite et vous balance à pôle emploi. S'il y en a qui ne sont pas content, la porte est ouverte"

Au siècle dernier une formule très militaire résumait ce style : "Marche ou crève".

Comme ça se passe chez Renault, permettez quand même à Canaille le Rouge citoyen de ce pays de rappeler que Renault avant de renouer avec les méthodes de "p'tit Louis" (comme l'appelait ceux qui ne lui attribuaient pas son autre sobriquet plus en phase avec le réel, "Hitler m'a dit" ) Renault donc, dans la reconstruction du Pays dès 1945 et jusqu'à sa privatisation fut une vitrine technologique, industrielle et sociale montrant que les trois se conjuguent  plus facilement qu'elles ne s'opposent  si on garde le point de vue de l'efficacité.

Vous allez dire "mais qu'est-ce qu'il nous fait ?". Oh, pas grand chose si ce n'est vous remettre en mémoire la loi qui transforma la "Régie nationale des usines Renault" en "Renault société anonyme".  Vous rappeler aussi des parrains de l'opération : Un certain FRANCOIS MITTERRAND. Président de la République, MICHEL ROCARD. Premier ministre PIERRE BÉRÉGOVOY ministre d'État, ministre de l'économie, des finances et du budget, PIERRE ARPAILLANGE garde des sceaux, ministre de la justice, ROGER FAUROUX. ministre de l'industrie et de l'aménagement du territoire MICHEL CHARASSE ministre délégué auprès du ministre d'État, ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget.


Donc si l'escadron des duettistes Ghosn-Tavares peut aller dans la poursuite de la délocalisation du patrimoine industriel, ce chantage à la fermeture servant à rendre les victimes du crime responsables de celui-ci, la responsabilité de celui qui alors était dans les coursives de l'Elysée avant d'être aujourd'hui sur la passerelle est plus qu'engagée.

 

Cette reprise de l'offensive dès le retour du PS aux affaires n'est pas fortuite, c'est lui qui est chargé de distribuer massivement le gardénal.


Si la guerre est la poursuite de la politique par d'autre moyens, Renault, SNCF, EDF, Arcelor, Sanofi etc. démontrent que le PS au pouvoir c'est la poursuite de la politique du capital par d'autres moyens.


Ce ne sont pas les menaces de gel des retraites, le blocage des salaires, la volonté de raboter les indemnités chômages dont Cahuzac, Migaud et Sapin sont les rois mages, qui démontreront le contraire.


Que cela, lié à l'explosion des rémunérations patronales et les dividendes, donne des réactions orgasmiques au chroniqueur de France2 (son sourire obscène à chaque annonce "on vous baise et c'est bon" ) donne des envies de punching-balls.

 

http://www.cgtrenaultdouai.com/images/h/hpi/HPIM4962.JPG

 

La cascade d'articles sur le sujet dans le Monde(du plus récent au plus ancien)  : 


"Mais non !" Le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a récusé jeudi 24 janvier toute accusation de chantage à la fermeture de sites en cas d'échec des négociations sur un accord de compétitivité, expliquant qu'il voulait au contraire un accord pour persuader des partenaires de produire en France.

"On n'est pas en train de dire aujourd'hui que nous voulons fermer des sites. Par contre, on peut les éviter en faisant ceci ou cela, on n'est pas en train de dire cela. On est en train de dire, nous voulons un accord compétitivité", a-t-il déclaré sur France 2.  "Dans cette discussion, il y a des efforts à faire, il y a aussi des engagements de l'entreprise de l'autre côté. Or, ces engagements de l'entreprise ne peuvent être tenus qu'à partir du moment où les efforts sont à faire (...) On ne peut pas dire : 'on est d'accord sur les engagements, par contre les efforts, ça....'", a-t-il poursuivi.

Il s'est même agacé de voir cette accusation de chantage surgir "chaque que fois que vous présentez une demande ou vous présentez le handicap de ne pas avoircette demande remplie". Dans un tel cas, "il n'y a pas de négociation possible", a insisté le PDG de Renault.

  L'AIDE DE NISSAN EN QUESTION

Renault, deuxième constructeur automobile français, est engagé dans une négociation houleuse avec ses syndicats sur un accord visant à restaurer la compétitivité de ses sites dans l'Hexagone. La tension est montée d'un cran mercredi dans plusieurs usines, où des débrayages ont eu lieu à l'appel de syndicats, dont la CGT, pour dénoncer un "chantage de la direction" à la fermeture de sites en cas d'échec des pourparlers.

Par ailleurs, Carlos Ghosn s'est montré vague sur l'aide que Nissan pourraitapporter à Renault en lui confiant des productions de véhicules en France. Cette aide avait été présentée comme acquise par le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, le 18 janvier.
 

"Le ministre du redressement productif avait pour souci de dire que le gouvernement souhaite qu'il y ait une charge de travail qui augmente en France", a commenté M. Ghosn, patron commun aux deux groupes. "Renault répond en disant : un, il y a un redécollage de la marque qui est prévu pour 2013 en Europe(...) Pour garantir cette progression, nous allons en plus, à partir du moment où l'accord de compétitivité est signé, ce qui nous garantit que nous pouvons nousengager vis-à-vis de nos partenaires, amener des productions à des partenaires", a-t-il ajouté. Il n'a pas voulu donner de précisions sur les noms de ces marques, expliquant juste laconiquement : "il peut s'agir de plusieurs marques".

 

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Renault a dévoilé, mardi 22 janvier, ses propositions finales pour l'accord de compétitivité 2013-2016 qu'il entend signer avec les syndicats du groupe. Pour ces derniers, il n'y a pas de doute : la direction menace de fermer deux usines d'assemblage françaises sur six, et aussi de lancer un plan social. Ce que l'on conteste au siège du constructeur, quai du Point-du-Jour à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

 

Dans le document présenté aux syndicats mardi, que Le Monde s'est procuré . 

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Le Monde.fr avec bip bip  | 23.01.2013

Contrairement à ce qu'elle avait affirmé la veille, la direction de Renault estime que des fermetures de sites "seraient inéluctables" à défaut d'un accord de compétitivité avec les syndicats, selon un document de la direction dont l'AFP a pris connaissance mercredi 23 janvier.

Ce document, remis mardi aux représentants du personnel et qui comprend les propositions de la direction concernant cet accord, précise qu'"à défaut, l'engagement de ne pas fermer de sites ne pourrait être tenu et des fermetures de site seraient inéluctables". Il indique, en outre, sous la tête de chapitre "enjeux d'un accord", que "l'engagement de ne pas faire de PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi) ne serait pas tenable".

Dès mercredi matin, le gouvernement avait fait monter au front deux de ses poids lourds, Pierre Moscovici et Michel Sapin, pour réaffirmer son opposition à tout"chantage" aux fermetures de sites dans la négociation sur un accord de compétitivité chez le constructeur automobile Renault.

"Ce que nous attendons de Renault, c'est qu'il y ait deux lignes rouges qui ne soient pas franchies, ça a été dit de manière très claire : qu'il n'y ait pas de licenciements et, deuxièmement, qu'il n'y ait pas de fermetures de sites", a martelé le ministre de l'économie, Pierre Moscovici sur BFM-TV et RMC.

"IL NE DOIT PAS Y AVOIR DE CHANTAGE"

De son côté, le ministre du travail, Michel Sapin, a estimé sur RTL que les discussions doivent être "loyales" et que "tous les moyens ne sont pas bons" pour négocier. "Il ne doit pas y avoir de chantage, il doit y avoir une négociation ferme mais loyale, il y a des solutions et je suis persuadé que cette négociation aboutira à un accord", a-t-il ajouté.

Trois syndicats ont accusé mardi la direction du deuxième constructeur automobile français, dont l'Etat est le premier actionnaire avec 15,01 % du capital, d'avoir menacé de fermer deux sites en France si aucun accord de compétitivité n'était trouvé. Renault a démenti ces accusations en assurant n'avoir "jamais"évoqué une telle perspective. Le groupe a toutefois rappelé "que l'objet de ces négociations est, en cas d'accord avec les partenaires sociaux, de ne pas fermerde sites et de ne pas licencier".

Lire : Comment Renault utilise la GPEC pour éviter le plan social

L'entourage du ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, avait déjà réagi en soulignant que les pourparlers ne devaient pas "s'apparenter à du chantage". La semaine dernière, M. Montebourg avait salué le fait que les "deux lignes rouges" du licenciement et de la fermeture de site n'aient "pas été franchies" après l'annonce par Renault de 7 500 suppressions nettes d'emploi dans l'Hexagone d'ici à 2016.

À l'appel de plusieurs syndicats, dont la CGT, des salariés ont débrayé sur la plupart des sites du groupe en France pour dénoncer le "chantage" exercé par la direction.

 


 http://jssnews.com/wp-content/uploads/2011/05/fond-ecran-gant-de-boxe-en-gros-plan.jpg

faut-il des gants ? 

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