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Retour à Dacca

 http://md0.libe.com/photo/518145-des-familles-exigent-les-salaires-des-ouvriers-morts-dans-l-effondrement-d-un-immeuble-et-la-peine-d.jpg?modified_at=1369141723&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476

 

Il s'est passé pas mal de chose à Dacca depuis que les média ne s'y sont pas rendus occupés qu'ils étaient à préparer leur départ pourtant improgrammable à Oklahoma City.


Il aura fallu que l'effondrement d'un château de cartes-usines fasse 1127 mort(e)s officiel(le)s pour que le donneurs d'ordres de la City du Sentiers et des docks de New-York, le pouvoir à Dacca et la CIS se rendent compte que se syndiquer dans ce pays équivalait à une condamnation à mort, brutale si militant(e)s, très lente de famine si "que" cotisants.  On peut se rendre compte et ne pas intervenir.


Et ce jour du néo surréalisme arrive une info forte : "ils" ne tirent "qu'avec" des balles en caoutchouc. Les ressources naturelles de la région sont utilisées sur place en attendant de solliciter monsieur Mittal pour, si besoin plus urgent, en fournir en métal ...Mais au prix de l'acier dans ces contrées, autant tuer à bas coups même si le rendement doit en souffrir. 


"Près d’un mois après la catastrophe de l’effondrement du Rana Plaza, près de Dacca, qui a fait 1 127 morts, la tension au Bangladesh reste très vive. La police a tiré hier des balles en caoutchouc contre des milliers d’ouvriers du textile en lutte pour des hausses de salaires. Ils avaient bloqué l’accès à une autoroute dans la zone industrielle d’Ashulia, près de la capitale, où sont regroupées des centaines d’usines, qui avaient rouvert vendredi après avoir été fermées la semaine passée. «Les salariés du textile les moins bien payés au monde [30 euros par mois en moyenne, ndlr] ne veulent pas d’une augmentation dérisoire comme en 2010», rappelle Nayla Ajaltouni, du collectif Ethique sur l’étiquette. Et réclament un salaire de 100 dollars (78 euros).

Grain de sable

Question sécurité, ils ne comptent pas se laisser bercer par les promesses du Fire and Building Safety Alliance, accord initié en octobre par la Clean Clothes Campaign et signé le 16 mai par 31 firmes textiles, sous l’égide de deux syndicats (IndustriALL et UNI) et de l’Organisation internationale du travail. Le français Carrefour, l’italien Benetton, l’espagnol Inditex (Zara), le britannique Marks & Spencer, le suédois H & M ou l’américain PVH (Tommy Hilfiger et Calvin Klein) ont notamment paraphé un texte «contraignant» qui prévoit, précise Nayla Ajaltouni, «que les signataires doivent abonder un fonds de plusieurs millions d’euros pour financer des audits indépendants et accélérer la rénovation des usines».

Un grain de sable salutaire dans la course effrénée au moins-disant social ? Peut-être, mais l’accord ne concerne qu’un millier d’usines de textile sur les 5 000 au Bangladesh. Les américains Gap et Wal-Mart ont notamment boudé le deal (1), promettant des inspections ou des initiatives maison… Par ailleurs, le plus gros acheteur de textile, H & M, a beau avoir signé l’accord, il envisage de relocaliser une partie de sa production en Amérique latine ou en Afrique. Rien à voir, selon le patron de H & M, Karl-Johan Persson, avec la catastrophe de Rana Plaza. «Question de qualité, de réactivité et de prix», assure-t-il auFinancial Times.

«Court-termiste»

 Une menace dramatique pour le Bangladesh, pays ultradépendant de l’industrie textile. Le deuxième exportateur mondial de vêtements emploie 4 millions de travailleurs, pèse 15 milliards d’euros chaque année ; le secteur représentait 80% de ses exportations en 2012. «Les multinationales ont toujours une logique court-termiste, admet Nayla Ajaltouni. Notre rôle est d’inciter les entreprises à rester, à condition qu’elles s’engagent à respecter les normes fondamentales du travail.»

(1) Que beaucoup n’ont pas encore signé, comme Casino, Leclerc et Auchan, qui réfléchissent cependant à le parapher.

 

(Ce qui précède est un article de Christion Losson dans Libération du 21/05/2013) 

 

Après le cynisme qui est certainement un des meilleurs moyens de masquer colères et émotions, reste le fond de la réalité de la "mondialisation".


 

Il n'en est ni de positive ni de négative, la preuve ci dessus,  elle est un de moment de l'affrontement de classe entre le capital et le travail  commencé dès que les habitants des antilles ont vu arriver Colomb accompagné de hordes qui n'étaient que les légionnaires de l'asservissement.


 

Quand Malraux raconte le pillage des temples Khmers ou la situation des légations coloniales en Chine il ne fait que rendre beau par la plume le réel d'une exploitation que les empires (dont l'Empire britannique avec quelques longueurs d'avance là où il a réussi à hisser l'union Jack avant de se laisser prendre la main par le cousin à bannière étoilée) ont par la force implantée partout.

 

 

La révolution chinoise  ou la défaite britannique en Inde et au Pakistan, dans le delta du Gange y trouvent leur racines tout autant que l'agression de l'impérialisme japonnais allié des précédents dans tous l'extrême orient. (La Canaille vous fait grâce des disgressions espagnoles portugaises ou hollandaises, sinon impossible de clore ce papier dans les normes).


 

La Fance (lire le capital à base française) n'est pas moins sauvage (loin s'en faut) elle n'est que jalouse. D'où son espace de surenchère qui ira jusqu'aux  crevettes de Bigeard qui limitent ses capacités de donner des leçons aux milices de Dacca.


 

Une tornade sociale de force 20 s'abat sur le Bengladesh mais pas de caméras disponibles. 


 

Elles sont toutes parties à Oklahoma City.

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