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☭ Quand Mélenchon fait campagne pour le PS

 

1101 11 modèle de plume

 

☭ Un dimanche politiquement contrasté où toutes les facettes des pensées réactionnaires se sont affichées :


Alors que le peuple déserte les urnes, ceux qui font la course pour le courtiser pour part occupent le pavé avec des idées et pratiques nauséeuses pour d'autres s'invectivent par micros et dépêches d'agence interposés.


Les gazetiers officiels se régalent : débat autour des outrances de vocabulaire des uns et des cris de vierges effarouchées des autres.


Et que je t'envois des pavés et des mottes de terre de chaque coté du mur, que je te menace de t'envoyer mes témoins, et que j'en appelle à l'opinion qui s'en moque tant ces lances pré entaillées se brisent pour ne pas parler du fond.


Débats sur des solutions pour sortir de l'impasse ? Non.


Cela donne du grain à moudre dans les rédactions et relance les mines d'octets qui feront les alvéoles des disques durs pour mémoriser l'échange. C'est que la mémoire est sollicitée jusqu'à la veille des seconds tours où il faut cesser d'épousseter les coussins pour réussir à conserver les sièges.


Par contre personne qui ne pose cette bête question : pourquoi que ce débat dans l'outrance ? Pourquoi uniquement ces propos parfois révélateurs par d'imprudent dérapage de ce fond qui n'est pas que de commerce électoral.


Quand on n'a rien à proposer, pas de cohérence alternative, on s'en prend aux hommes pas aux causes de leurs actes. Plus facile de crier "tous pourris" "à bas les voleurs" que de dire comment arrêter le vol et pourquoi le pouvoir gangrène. Carence au plan des idées ? Retour à la rhétorique de ce journal des années 1900, le Gaulois qui aujourd'hui alimenterait une sorte de boulangisme qui se voudrait de gauche.


Quand la droite et son extrême construisent leur pacte d'acier autour de l'ordre moral, que le peuple déserte les urnes parce qu'aucun propos tenu ne répond à ses attentes, ne restent que les bateleurs d'estrades...des diverses factions.


Cela donne le PS qui se couche devant le capital, Mélenchon qui use du vocabulaire du camp qu'il dit combattre et le P"c"F qui se réfugie sur son Aventin disant qu'il fera beau demain sans voir les nuées qui s'accumulent et refusant de mesurer sa part de responsabilité dans le dérèglement climato politique.


Quand Mélenchon s'interroge sur le besoin de quitter l'Euro on peut le suivre. Quand il s'en prend aux institutions européenne, d'accord mais les méthodes de harcèlement individuels qui épargnent le système sont aussi rejetables qu'inadmissible, et en plus contreproductives.


Non ces propos n'ont rien à voir avec le combat politique anticapitaliste.


La Canaille laisse à qui veut en user les sorties à la Daudet qui empruntent des voies qu'un communiste ne saurait utiliser.


Le jour ou en congrès le courant politique qui héberge Mélenchon dira combattre le capitalisme et proposera le contrôle collectif sur les outils économiques et leviers politiques, plutôt que de se faire à bon compte la peau d'un de ses certes valets du capital, mais pas le capital lui-même, on pourra en recauser.

 

En attendant ce sera sans La Canaille

 

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