Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Bateaux épaves, ballades à Brest ou "Quand les poubelles sont de retour."




http://www.morglaz.org/images/IMG_5704FERRY.JPG 
Photo site de l'assoc Mor Glaz

U.E. : vive le marché libre et non faussé par des fonctionnaires tatillons:

Dans l'affaire ci-dessous interviennent dans l'ordre d'entrée en page,

A ma droite, l'UE des états membres :
le Portugal (armateur de circonstance)
la Grèce  (certificateur de complaisance)
la Grande Bretagne (assurance de suffisance),
la France expertise de technique de connaissance (
ne vous réjouissez pas trop vite, vous verrez la fin)  
En fond de décor, faisant les utilités la Finlande et l'Écosse (ah ce pouvoir des régions!).

Extérieur à l'U.E.: l'équipage capverdien, les surexploités par naissance,  bastion aussi avancé que surexploité d'un néocolonialisme porté par la brochette des états ci-dessus.

 

1)      Les faits:

En provenance d’Écosse, suite à une voie d’eau dans le local machine, le navire avait été pris en charge par le remorqueur Abeille Bourbon alors qu’il se trouvait à environ 100 km à l’Ouest d’Ouessant. Il faisait route vers l’archipel du Cap-Vert, au large de l’Afrique, où il doit être exploité par un armateur local.

2)      Première analyse : Communiqué de presse de Mor Glaz

Après la Finlande qui se débarrasse de « ONYX » au mois de novembre 2009, l’Écosse aurait-elle utilisé le même processus, les mêmes méthodes pour se débarrasser de ce vieux ferry, le « PENTALINA B » ?

Ce pays s’est-il débarrassé du ferry « PENTALINA B » hors norme en Europe pour transporter des passagers et des biens ailleurs (en Afrique) parce que ce continent est pauvre et qu’il pourrait, « devrait », donc tout accepter de pays plus riches et surtout mieux organisés ?

L’association MOR GLAZ craint cette fois encore un scénario semblable à celui de« l’ONYX » et de tous les autres navires scotchés à Brest comme depuis plus de 14 mois pour le « CAPTAIN STAREV ».

L’association MOR GLAZ tient par ailleurs à féliciter la Préfecture Maritime de Brest, le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sécurité, l’Action de l’État en Mer et l’équipage de l’Abeille BOURBON pour leur efficacité dans l’intervention auprès du « PENTALINA B »

 

 

3)      Et maintenant où en sommes-nous ? Repris du Télégramme de Brest du 19 Mars, la couche de crème qui supportera les cerises amères attendues sur ce gâteau:

" Le vieux ferry est bloqué à Brest depuis deux mois. Une société de classification grecque vient tout juste de renouveler l'ensemble de ses certificats de navigation alors que l'équipage ne sait même pas démarrer le moteur.

 

«Démarrez le moteur principal!» «Ah ben... On ne sait pas le faire».

 

«Descendez le canot de survie!». Pas plus de résultat.

 

Les inspecteurs du centre de sécurité de Brest auraient pu s'arrêter là, au bout de dix minutes de contrôle du PentalinaB, mercredi. Mais ils ont continué et n'ont pas été déçus du voyage.

 

Il faut dire que l'état du navire de 40 ans d'âge, battant pavillon Saint-Vincent et les Grenadines, a de quoi inquiéter. Prévu pour faire du transport de véhicules et de passagers entre les îles du Cap Vert, il est arrivé dans un bien triste état à Brest, le 15janvier dernier, après une panne totale de propulsion. À son départ d'Écosse, le Pentalina B était suivi par le LloydsRegister, une société de classification ayant pignon sur rue, plutôt reconnue pour son sérieux dans le milieu.

 

Après la panne de moteur l'amenant à Brest, une liste de travaux a été rajoutée par la société de classification anglaise. Trop longue, trop onéreuse, pour le pseudo-armateur portugais qui a préféré changer de société de classification, s'adressant aux Grecs de l'International Shipping Bureau.

 

Un peu comme si le rapport de son contrôle technique automobile n'était pas à son avantage et qu'il décidait d'en réaliser un autre.

 

Sur mer, en Europe comme dans le monde entier, le tour de passe-passe est tout à fait légal. Et fait inévitablement penser à la nébuleuse société de classification italienne(Rina) qui avait certifié l'Erika.

 

Sur le Pentalina B, le tout nouvel équipage cap-verdien arrivé il y a quelques jours ne sait ni démarrer le moteur, ni les auxiliaires et encore moins déclencher les systèmes de pompe. Ils seraient incapables de sauter dans un canot de sauvetage.

 

Les onze «marins» disposent cependant de leurs certificats professionnels en bonne et due forme. Assurément des faux.

 

Le pire, c'est que, la veille, l'agent de la société de classification arrivé de Grèce est venu renouveler, à Brest, l'ensemble des certificats de navigation du navire. Pas moins d'une dizaine de documents donnant toutes les autorisations de naviguer au bateau et à son équipage. La peu regardante société de classification ne s'est pas privée de délivrer le document qui atteste des compétences et de la capacité de conduite du navire. Le tout, expédié dans la journée alors qu'une inspection rigoureuse et complète avec l'émission de la liasse de documents officiels aurait demandé plus de quatre jours aux inspecteurs français. C'est dire l'efficacité de l'agent de l'International Shipping Bureau.

Les inspecteurs français ont cherché à le rencontrer le lendemain matin. Il a pris le premier avion, à 6h, pour rentrer au Pirée, sans laisser le moindre rapport de visite. À pavillon de complaisance, société de classification du même tonneau! 


Bloqué par l'autorité française

À Brest, le propriétaire a effectué des travaux de remise en état (refusant les devis de deux chantiers locaux) en sollicitant trois marins du premier équipage retourné au Portugal. Lorsqu'il a estimé que les travaux étaient achevés, il a fait venir son nouvel agent certificateur, espérant un départ ce week-end.

 

Mais les inspecteurs français sont repassés derrière et ont découvert des marins «diplômés» ignorant tout de leur métier mais disposant de la bénédiction de la société de classification du navire.

 

Trois pages de prescriptions ont aussitôt été ajoutées par les inspecteurs de l'État français, décidés à ne pas les laisser partir. Selon l'agent français portuaire du ferry, présent hier sur les quais, un marin anglais vient d'arriver pour former, en une semaine, les malheureux Cap-Verdiens. Ils partent de zéro, restent à quai mais doivent devenir marins en sept jours!

·      un article de Stéphane Jézéquel (que la Canaille remercie d'un article si documenté en si peu de ligne)

 

4) Maintenant, les cerises sur ce  gâteau ; ou petites précisions de la Canaille :

Entre les deux tours des régionales, de retour des côtes sinistrées, le Duo D.Bussereau-JL.Borloo ci devant ministres de ce gouvernement  viennent incidemment de vouloir faire passer dans le cadre de la réforme portuaire la privatisation du contrôle des certifications dans les ports et de faire ainsi les choux gras de boîtes comme Veritas (vous savez celle d'Ernest Antoine qui certifiait l'Erika avant sa dernière traversées, comme "LloydsRegister" certifiait le Pentalina B avant sa panne) mais aussi dans le cadre de cette concurrence libre et non faussée à des officine comme Rina ou la société grecque "International Shipping Bureau" (rappelons-nous à la responsabilité du patronat maritime grec –armateurs et péri activité maritimes financières- dans le pillage de l'économie de ce pays et la crise que sont peuple subi) cela sur le dos d'emplois assermentés à statut des fonctionnaires de l'inspection maritime. C'est avec un "mammouth ainsi dégraissé " dixit Charasse qu'on "accueillera" les cadavres des capverdiens, ski lankais, pakistanais et autres  naufragés  flottant sur  les huiles nauséabondes ou noyés dans les épaves produites par les armateurs libre de tuer au travail et de souiller les côtes d'une façon non faussée.
http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L182xH340/eau_polution-5328e.jpg 

Pour sauver les vies, pour éliminer les marchands de mort en mer et sauver les côtes, vite casser cette UE et reconquérir une souveraineté assise sur les droits sociaux des peuples.


Enfin, histoire d'apprendre la géographie à vos enfants, pour les plus jeunes, explorez à partir des compagnies maritimes françaises la liste des pavillons de complaisance et leur lieux d'établissement.



Pour ceux qui sont dans le secondaire, même jeux que les pavillons mais avec les équipages (matelots d'une part et officiers de l'autre..., régimes sociaux et conventions collectives...) Instructif, et pas que pour les scolaires... 


Avec Google Earth, cherchez, trouvez et agrandissez les Kerguelen (Pavillon défiscalisé -donc de complaisance -de notre glorieuse République). Vous y êtes ? Trouvez le port capable d'abriter notre flotte commerciale et les bâtiments capables d'héberger les équipages.
Il n' y a rien ?
La voila sur votre écran la mondialisation du capital.

Les épaves d'ici font les morts du grand large et les profits des armateurs.(CQFD) 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article