Quand le voleur accorde un délai de grâce aux gendarmes. ♫ ♫

Publié le 1 Octobre 2012

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Tiré du journal qui, de révérence en déférence, fait dans le plus en plus rance : "Arcelor-Mittal donne 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur". Un titre accompagné d'un autre qui soutient l'édito du jour : "Traité budgétaire européen, pourquoi il est trop tard pour dire non".

Avant de revenir plus longuement sur le premier attardons nous une minute sur le second tant celui-ci montre le rôle de ce titre présenté comme un modèle d'objectivité et démontrant ainsi que l'objectivité est le cache sexe de l'idéologie dominante.

D'abord précisons qu'il ne s'agit pas d'une tribune libre mais bien d'un édito non signé qui engage donc la rédaction. Edito qui conduit à prendre pour parole d'évangile les bulles de tous les chantres de l'UE. 

Devant le refus croissant traduit par le succès de la manif de ce dimanche, puisqu'il devient de plus en plus impossible de contenir le flot, les gardiens du temple tentent de le canaliser vers le désert pour le noyer dans le sable.

Vieille tactique du capital : comment faire croire qu'une lutte est un échec surtout si elle est victorieuse ou peux le devenir.

Il n'est pas inutile de rappeler que cette stratégie avait été théorisée devant les cadres sup de PSA (déjà) après les grandes grèves des OS de la métallurgie qui avaient secoué l'industrie automobile à la fin des années 70 début des années 80.

Le Monde part en croisière idéologique. Plouf, Bergé, Niel et Pigasse tombe du bateau.

Qu'est-ce qui reste ? Minck qui les repêche pour les sécher à bord.

Une fois séché, le triumvirat inspiré qui avec les cordons de la bourse tient les mors du cheval docile du bd Blanqui, sur conseil du mentor de sarkozy, use de cette stratégie pour convaincre la part grandissante de son propre lectorat qui manifeste son opposition, au moins sa défiance, au traité blumolletisé porté par le duo Merklande, qu'il n'y a d'autre salut que d'en passer par le TSCG.

Ils nous parlent de baroud d'honneur, caressent ceux qui l'ont mené dans le sens du poil y compris en les rendant responsable d'une alliance avec les voix de droite au parlement. Art de la fugue et du contrepied idéologique.

Avec en fond de sauce "il faut sauver l'Euro".

Face à cela qui ne surprendra pas les lecteurs habituels de La Canaille : entièrement d'accord avec F. Lordon dans sa réponse au Sganarelle du nouveau Don Juan des marchés : "Opposants au TSCG = partisans de la sortie de cet euro ? Mais tout à fait Jean-Marc !"

Si la Plantu-connexion en arrive à sauter ainsi dans l'arène, c'est preuve que la mobilisation populaire peut mettre en difficulté l'axe Droite PS et éclairer les enjeux de souveraineté en marginalisant la partie nationaliste chauvine du concept et valorisant sa dimension populaire et progressiste. Si le menhir est ébranlé, il peut basculer.

Quel lien avec Mittal me direz-vous ?

Tout est dans le premier titre : c'est le capital qui accorde des délais à l'exécutif d'autant plus que celui ci, à part bramer au clair de lune parce que son électorat délicieux est entrain de fondre dans la nuit brune. .. C'est un noyau de vide saupoudré d'une poudre de néant, chapeluré d'un indigeste consensus pour berner l'électorat.

Nous sommes là au cœur de l'affrontement de classe et des solutions à adopter. Il met le PS devant sa contradiction fondamentale : si la France à besoin de développer son industrie, elle à besoin d'une sidérurgie et d'une pétrochimie de pointe. Si les détenteurs actuel de l'outil de production se défaussent ou vont la jouer paradis fiscaux, il est indispensable de se servir des outils constitutionnels pour confisquer l'outil et le mettre sous contrôle public dans sa totalité (pas un pôle qui induit l'existance d'un deuxième antagonique au premier).

Hier soir, répondant à Pujadas (le quel pour la première fois depuis le big bang et l'invention du silex à faire du feu, père de l'allumage du tube cathodique)  posait une question intelligente : ne faut-il pas nationaliser ? précisant que les travailleurs étaient dépositaire du savoir faire.

Montebourg, au milieu d'une logorrhée de propos insipides a du lâcher le double cri (pas du cœur mais de douleur) "c'est prématuré" suivi d'une croustillante confusion entre travailleurs et actionnaires :"les actionnaires ne veulent rien entendre".

Pour Canaille le Rouge il ne s'agit pas de remettre les roues dans les ornières de l'étatisation cela a déjà ici été dit mais faire que les producteurs eux même organisent et réalisent la réponse aux besoins en matière industrielle. C'est la seul solution pour que les promesses de campagne de Blumollet aient une chance de voir le jour et faire …malgré leur auteur de celui-ci un Conquistador de la Libertad et de ce socialisme dont il a perdu le sens si tant est qu''il l'eut un jour possédé.

Imposer cela bat en brèche les traités de Maastricht, Lisbonne et leur concurrence libre et non faussée. Laquelle produit chômage et récession industrielle à la même vitesse qu'elle enrichie les marchés financiers et ceux qui les dominent.

C'est ce qu'ont bien compris les éditorialistes du Monde. Voila pourquoi ils sont sur le front, à leur place pour allumer les contrefeux pour tenter de bloquer le front du refus du libéralisme.

Celui –ci ,e serait-il pas d'autant plus vigoureux si certains ceux qui s'en réclament et prétendent le conduire avait l'offensive aussi prompte que les valets du capital courent pour le protéger?

Le capital a des alliés dans les murs. Ceux qui ne font pas monter l'exigence de la confiscation immédiate des biens d'Arcelor Mittal, de Total d'EDF GDF Suez etc. sont complice du gouvernement et ceux qu'il préserve.

En attendant ce n'est pas 60 jours que Mittal doit accorder au gouvernement mais 8 que le gouvernement doit accorder au groupe capitaliste pour plier ses gaules et aller se faire voir ailleurs en laissant sur place armes bagages et confisquer la trésorerie sous peine de poursuite pour vol avec effractions et grivellerie.

Au fait qui pourra enfin répondre à cette question : combien sur le dos de la casse industrielle Arcelor Mittal s'est fait de ronds grace aux directives eurpéennes qui au nom de la lutte contre la polution industrielle, en spéculant avec ses quotas de CO2 non produits par l'arrêt des usines de Lorraine et d'ailleurs et revendus à la bourse des droits à polluer s'est doré à l'or fn des bijoux quine sont pas de famille mais volés aux producteurs des richesses de ce pays.

Comme le dit le Monde, "il est trop tard pour dire non". Mais c'est lui qui le dit, pas obligé d'être d'accord.

En toute déférence.

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Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Du côté du capital

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