Qu'il est dur le cri du patron saigné par les soviets de Bercy!

Publié le 4 Octobre 2012

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Les patrons ? vendons-les à la découpe.

 

 

 

Selon la présidente du Medef le gouvernement attise l'angoisse des patrons.


La présidente du Medef, Laurence Parisot, a alerté mercredi sur l’angoisse des patrons qui «est à son comble» et a dénoncé le «racisme» anti-entreprise qui minerait l'économie française, en pleine agitation provoquée par les tours de vis fiscaux du gouvernement.

«L’angoisse des dirigeants (d’entreprises) est aujourd’hui à son comble. De ma vie, je n’ai observé une telle inquiétude face à l’avenir», a déclaré Mme Parisot dans une interview à L’Express.

Selon elle, la France doit «de toute urgence instaurer de nouvelles conditions économiques et réglementaires pour éviter une catastrophe».

Elle a souligné que la crise actuelle s’est ajoutée «à des décennies de retard d’adaptation et de refus de mettre l’entreprise au cœur de toute politique économique».

 

Les pôv'choux.


Spoliés qu'ils sont parce qu'on les empêche d'empocher sans frein pour d'accumuler.

 

Mais comment paient-ils les stagiaires qui leur apportent idées et mises à jour technologiques ?


A quelle convention collective rattachent-ils ceux des personnels que ces start-up déclarent réglementairement ? A combien embauchent-il les "bac+4 ou 5" qui leur abondent le portefeuille ?

 

Qu'il est dur le cri du patron saigné par les soviets de Bercy! Pourtant, soyons franc. Je le trouve moins terrible que le silence du gosse d'un chômeur en fin de droit devant une confiserie.

 

Silence parce que ses parents ne peuvent pousser la porte de la boutique et que le gosse dès 7 ans l'a compris : ils ne le peuvent parce que licencié par la "Parisot connexion" partie sous des cieux plus profitables exploiter  plus durement d'autres parents aux gosses de sept ans dans des pays... sans confiserie pour limiter les risques de révoltes ultérieures.


Wouiii, on a les indignations et solidarité de ses choix, La Canaille affiche les siens.


D'autant que la geignarde dame qui sait s'entourer de gens qui pillent les fonds sociaux au point de se retrouver devant les juges, les pratiquants zélés du culte de la fraude fiscale, les organisateurs de safari pour se capter de la main d'œuvre clandestine et les prêcheurs du refus du droit syndical, cette sainte femme prétend dénoncer un racisme anti entreprise qui serait à son comble.


Est-ce par racisme que 3 millions de personnes n'ont pas d'emploi ? Qui licencie et délocalise ? Qui paie des bas salaires et cumule l'accumulation des profits ?


Et de demander au gouvernement de baisser le "coût du travail" et oui, pour le patronat c'est un coût puisqu'il faut bien acheter de la main d'œuvre pour arriver à ce chiffre qui figure en bas du livre de compte dans la colonne bénéfice.


Puisqu'on les sort du désœuvrement ne devrait-ils pas payer "l'entrepreneur" pour ce droit à se sentir utile ? 


C'est parce que le patronat se positionne de cette façon (les créateurs de richesse "lui coûte") qu'il y a antagonisme de classe. C'est la réalité de la lutte de classe et qu'on se masque les yeux ou pas,  qu'on cherche à onduler du fondement pour contourner l'obstacle ne changera rien à l'affaire : tant que les producteurs seront spoliés individuellement et collectivement du fruit de leur travail pour alimenter l'accumulation privée il n'y aura pas d'humanité.


Comme ce sont des hommes qui exploitent d'autres hommes, cela réduit à peu de choses ceux qui se parfument de mettre de l'humain au centre. Au centre de quoi ? Au centre des causes des reculs de civilisation, c'est la crise du capital. C'est l'exploitation et donc l'issue, c'est sa suppression qui exige une approche de classe pour éradiquer les conditions de l'exploitation. Pour éliminer la crise, il fut s'affranchie de ce rapport social d'exploitation qu'ent l'organisation capitaliste de la société.


Cela s'appelle un point de vue communiste.

 

Depuis que ceux qui avaient vocation à le porter sont partis explorer les rives du consensus, qu'ils ont décidé d'être comme les autres alors que justement ce sont ces autres qui sont à politiquement mettre sur la touche et tenir en permanence à distance, c'est ce qui fait défaut dans le débat actuel. C'est ce qui doit être au cœur des préoccupations de ceux qui refusent la fin de l'histoire cristallisée dans les lois du capital devenue leurs indépassables Table de la Loi du fric et de l'accumaltion.

 

PS : tombé ce soir, ces infos :

"Le PDG du groupe PPR, Henri-François Pinault s'est montré très mordant jeudi 4 octobre lors d'une rencontre avec la presse, en attaquant violemment les mesures fiscales promises par François Hollande. Il a notamment critiqué l'introduction, prévue pour deux ans, de la taxation à hauteur de 75 % des revenus de plus d'un million d'euros : "Je me demande si en période de crise structurelle forte, l'idéologie politique est la meilleure solution..." a-t-il lancé, ironique.

Directement concerné par cette mesure, M. Pinault a perçu au titre de l'exercice 2011 une rémunération totale d'environ 3 millions d'euros bruts." 

75% éventuels (sans applications de la progressivité qui limite les "dégâts") il lui reste quand même 75 millions d'€ annuels après impot soit en gros un peu plus de 6 millions par mois et soit 5450 smic mensuel.

L'équivalent des revenus totaux d'une grosse ZUP de banlieue pour ses seuls caprices.

Einstein avait raison, tout est relatif.


Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Coup de gueule

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