PSA Aulnay, la relation des faits dans la presse

Publié le 22 Janvier 2013

 

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Des cadres soutenus par des vigiles de la société privé interdisent l'accès du parking à tous les salariés.

 

 

Lundi, La Canaille a mis en lien le moyen pour chacun d'acceder aux infos donnees par la CGT de Citroën Aulnay pour rappel [CGT-PSA]


Plutôt que de redire ce que les premiers intéressés ont à dire, La Canaille a préféré jeter un oeil sur la façon dont la presse rend compte du conflit.


Pas question d'aller chercher du côté du Figaro : Si les communiste n'ont plus de journal (rien à la une de l'Huma.fr du jour), l'UIMM a su entretenir le sien.


Jetons plutôt un oeil sur le journal qui la encore à troquer son "R" de Réference pour le transformer en "D".


Sans y toucher une virgule canauille le Rouge vous apporte ce papier (et son lien link) mais va d'abord instiller deux ou trois observations d'un lecteur irrévérancieux qui outres quelques idées à aussi de la mémoire.


Il y a des mots que certains ne devrait pas employer. Quand ce monsieur Denis Martin parle de méthodes militaristes c'est à se demander s'il a oublié les helicoptères de sa direction qui bombardaient à coup de boulons les piquets de grève à Aulnay lors de la lutte des O.S. ? Peut-être est-il trop jeune dans le groupe ? Mais les archives existent pour avoir en memoire de Javel à Aulnay en passant par Clichy ou Levallois le quadrillage des ateliers par les comandos de la CFT et de la CSL qui seront vite remis dans l'ombre après la mise au grand jour des liens entre ce patronat et les assassins de Pierre Maitre au VMC de Reims en jiun 1977? Trente six ans de cela.


Le même qui va mettre un outil industriel de premier plan à la ferraille pour réorganiser la pompe à profits des helvétiques resident fiscaux accuse les grevistes de "destruction de l'outil de travail". C'est Total accusant de pollution maritime un gamin qui pisse dans la mer depuis la digue du port de quiberon.


Qui et pourquoi a baptisé l'usine d'Aulnay, cela en temps de "paix sociale", "l'usine de la peur"? La direction ou les ouvriers ?  Et pourquoi ?


Habilement, mais c'est un des grand savoir faire du Monde, le journaliste mélange tout de manière à dire "je ne cache rien" mais aussi de minimiser les responsabilités patronales et de renvoyer dos à dos -encore une des pratiques du Monde quand il est en difficulté- l'agresseur patronal et les salariés victimes de la vilence patronale.


Cette citation de Blanqui que Canaille le Rouge dès la mise en circulation de son c@rnet a installé en tête de p@ge prend ici toute sa dimension :

"OUI, CECI EST LA GUERRE ENTRE LES RICHES ET LES PAUVRES; LES RICHES L'ONT AINSI VOULU, CAR ILS SONT LES AGRESSEURS. SEULEMENT ILS TROUVENT MAUVAIS QUE LES PAUVRES FASSENT RÉSISTANCE ; ILS DIRAIENT VOLONTIERS EN PARLANT DU PEUPLE-"CET ANIMAL EST SI FÉROCE QU'IL SE DÉFEND QUAND ON L'ATTAQUE". 

Le vieux Blanqui a raison.

Pour ne pas rallonger le propos et vous laisser l'accès à ce petit bijou de guerre idéologique, juste une citation qui démontre la nature indépassable de l'antagonisme de classe:

 

"le directeur du site, puis un cadre des ressources humaines, ont été séquestrés par quelques salariés en colère."Depuis, la direction a été relocalisée dans un autre bâtiment, loin des ateliers", indique Laurent Vergely, le directeur du site. Les cadres supérieurs sont persona non grata dans les ateliers où ils ne s'aventurent qu'à plusieurs."

 

Pour autant même quand ils sont loin, même quand ils ne peuvent pas entrer, l'usine fonctionne. Ceci non pour dire qu'il n"y a pas besoin d'ingénieir et de cadres. Bien sur que non. Mais a-t-on besoin de dompteurs recrutés chez parmi les retraités de la légion étrangère ou de concepteurs et organisateurs d'activités industrielles ?


Chef d'oeuvre de langue de bois ou démonstration des politique à la gribouille admise et encouragé par le pouvoir et les négociateurs de la casse :

En décidant de frmer le site, la direction a voulu faire retomber la pression qui n'a jamais été aussi importante depuis l'annonce, le 12 juillet 2012, de la fermeture du site.  


Ceci expliquant alors cela :

Tout est fait pour nous distraire de notre objectif qui est de négocier le meilleur plan possible pour les salariés et qu'aucun ne termine à Pôle emploi assure Tanja Sussest, représentante du SIA et autre figure de proue du site. J'espère que les intempéries vont faire baisser la tension et cesser les comportements inadmissibles de certains, 

 

 

 

Le journaliste du Monde oubliant de préciser l'histoire très marquée Citroën et relookée PSA du long compagnonnage d'un "syndicalisme indépendant et autonome" du syndicalisme de lutte toujours ; des directions d'entreprises, cela reste un point pour le moins à éclaircir.


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L'article du Monde :

Un manteau blanc recouvre les hangars et parkings vides de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois, promise à la fermeture en 2014. Ce lundi 21 janvier, aucun bruit ne sort de ce site de production dont la vie est habituellement rythmée par la percussion des presses et la lente avancée des véhicules sur la ligne de montage.

La direction a mis l'usine à l'arrêt. Officiellement, à cause d'une avarie sur une machine de l'atelier de peinture. D'autant que la neige a perturbé la circulation des poids lourds en Ile-de-France"C'est bien la première fois que la neige nous empêche de travailler", ironise, dépité, un responsable de l'usine, qui, comme la plupart de nos interlocuteurs, grévistes ou non, souhaite garder l'anonymat.

Car il n'y pas que cela. Après la grève lancée le 16 janvier par les syndicats de PSA pour faire pression sur la direction dans le cadre des négociations sur l'avenir des salariés de l'usine, tout est parti en vrille. Depuis octobre, la "tension est montée crescendo", constate un cadre intermédiaire de l'usine, d'astreinte sur le site. Et la violence n'a jamais été aussi prégnante. "Je n'ai jamais vu ça en trente-cinq ans de carrière ici, remarque un cadre de la maintenance, qui regarde ses équipes décrocher un écran plat tagué. Un cap a été franchi par rapport aux anciens mouvements."

Les premières alertes remontent à octobre : le directeur du site, puis un cadre des ressources humaines, ont été séquestrés par quelques salariés en colère."Depuis, la direction a été relocalisée dans un autre bâtiment, loin des ateliers", indique Laurent Vergely, le directeur du site. Les cadres supérieurs sont persona non grata dans les ateliers où ils ne s'aventurent qu'à plusieurs. "Pour gérer nos gars, c'est pas l'idéal", lâche l'un d'eux.

PRESSION

En décidant de fermer le site, la direction a voulu faire retomber la pression qui n'a jamais été aussi importante depuis l'annonce, le 12 juillet 2012, de la fermeture du site. "Si la tension est montée, c'est la faute de la direction, accuse Jean-Pierre Mercier, le médiatique militant de la CGT Aulnay, tendance Lutte ouvrière. Elle n'a qu'une ambition : briser la grève légitime des salariés en nous empêchant d'occuper le site. C'est un véritable lock-out." Terme pour désigner une "grève patronale" qui empêche la venue des salariés – grévistes ou non – sur le site et les prive de salaire. "A Aulnay, les salariés sont toujours rémunérés, se défend Laurent Vergely, le directeur du site. Mais l'enjeu, aujourd'hui, est la réouverture. Il faut d'abord imaginer les moyens d'assurer la sécurité de tous." Le problème est bien là.

Jeudi et vendredi, lors de la poursuite de la grève, l'usine a été le théâtre de tous les excès. Habituellement, les grévistes patrouillent ensemble pour entraîner les salariés à les suivre. Ils sont encadrés par les cadres intermédiaires, restés à distance. "Vendredi, tout est parti dans tous les sens. Impossible de les suivre", relève un cadre.

Des extincteurs ont été vidés sur des armoires électriques, les responsables de groupes, un échelon hiérarchique intermédiaire, ont été canardés d'œufs, de tomates, de caissettes, de boulons, de cailloux, voire de pétards, quand ils n'étaient pas confinés dans leurs bureaux. Certains d'entre eux, ainsi que des délégués syndicaux, affirment avoir reçu des menaces de mort.

"LA TROUILLE AU VENTRE"

 

Dans les ateliers traînent encore les stigmates de l'action militante. A l'atelier logistique, des caisses gisent au sol. Sur les lignes d'assemblage, des boulons sont éparpillés, des boîtiers électriques de robots ont été débranchés. "Le plus souvent, c'est fait de manière pro sans abîmer les machines afin de bloquer la chaîne, note-t-on à la maintenance. Enfin, pas toujours." Dans l'atelier du ferrage, on peut lire sur un mur : "La force des travailleurs, c'est la grève", à côté de l'interpellation du président du directoire de PSA : "Varin T.mort""Je ne l'ai pas vu,assure M. Mercier. La direction essaie de diaboliser notre mouvement avec cette campagne de calomnies. Nous cherchons simplement à convaincre les salariés de nous rejoindre."

 

Denis Martin, le directeur industriel de PSA, s'insurge contre "la destruction de l'outil de travail", les "méthodes militaristes" de quelque 50 à 150 personnes, sur un total de 3000 salariés. Des accusations que M. Mercier "dément".

Vendredi 18 janvier, confirment pourtant des interlocuteurs, les menaces étaient permanentes. La consigne passée par les grévistes les plus déterminés était simple : les salariés viennent en tenue civile, et non en bleu de travail, sinon "on s'occupera d'eux". Beaucoup sont venus en civil. Et restés à leur poste de travail sans rien faire... "Certains ont toujours su résister. D'autres ont peur. Notre rôle est d'essayer de les rassurer. C'est dur", constate un autre cadre. "Vous avez déjà vu des gens vouloir venir travailler la trouille au ventre ?", demande un représentant syndical contacté par téléphone.

Hors SUD, qui ne participe pas aux négociations et ne commente pas, les autres syndicats (SIA, CFDT, CFE-CGC, CFTC...) réprouvent les méthodes employées."Tout est fait pour nous distraire de notre objectif qui est de négocier le meilleur plan possible pour les salariés et qu'aucun ne termine à Pôle emploiassure Tanja Sussest, représentante du SIA et autre figure de proue du site. J'espère que les intempéries vont faire baisser la tension et cesser les comportements inadmissibles de certains." p

Philippe Jacqué - Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) Envoyé spécial

 

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Du côté des luttes

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roger colombier 22/01/2013 16:00


Oui, un très bon rappel pour ceux qui n'ont pas de mémoire... Et à quand un article de la presse sur le SIA de PSA.


Et puis, quelque chose qui me turlupine, bien que je n'ai été jamais copains avec les gauch pattes (comme on disait autrefois) Mais la lutte à Psa est menée par un de ceux-là et non par un coco.
Mais peutr-être suis-je d'un autre temps, du temps de la lutte de classes...Et que je me trompe toujours, depuis...

canaille le rouge 22/01/2013 18:01



Un temps j'ai réagi de la même façon.


Mais si le délégué part en retraite ou à la pêche ou autre on n'attend qu'il s'en révèle un qui soit consacré par toute les chapelles de la galaxie en extinction? 


le problème, c'est que la nature a horreur du vide. Quand une absence se crée elle doit être est vite comblée.


Il est à la CGT, il a la confiance des gars sur le terrain il va dans son UL et travaille avec sa fédé. Moi, c'est ce que je vois. Ensuite si d'autres ne sont pas là, il faudra comme disaient
d'autres qu'ils fassent leur examen de conscience.