Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présidentielle, piège à quoi ?

 

Au jeu du billard institutionnel, quand le capital tient la canne, que le peuple sert de bleu, il ne peut participer à la partie.

Faut-il continuer ainsi ? 

 

http://www.mysacamain.com/doc/billardpolitique.jpgsouvenir de 2007

 

Depuis quelques temps à l'occasion de différentes occasions La Canaille est interpellé à propos de l'élection présidentielle.

Pourquoi n'appelle-tu pas à soutenir 1, pourquoi dis-tu que ce même 1 ne vaut pas mieux que 2 ou 2bis ?

Est –tu sûr que 1 ou 2 et 2bis appelleront au second tour à soutenir 3, 3bis, 3ter voir 3x3 qui ne donne jamais du neuf contre Fa# ou la naufrageuse ?

Et aucun qui ne viennent poser, se poser, nous poser ce qui me paraît être la vrai et bonne question.

Est-il utile de voter à cette élection là ? Son résultat peut-il changer les choses ?

Dire que Mélenchon a été mauvais face à Le Pen, est-ce la bonne question ? Il n'a pas été mauvais, ni bon, il a été un acteur d'une mauvaise pièce chargée de brouiller les cartes.  Du même niveau que de savoir qui parmi les partisans de Maastricht, de Lisbonne, des souteneurs de cette UE qui prostitue la souveraineté des peuples pourraient répondre aux attentes de chacun d'entre eux.

La milicienne masquée du grand capital capable de toutes les haines pour surexploiter, le patron du G20 qui vise le même objectif avec les mêmes méthodes, jaloux de l'antériorité de la première sur la caisse à outil ou celui du FMI qui organise le pillage à l'artillerie bancaire lourde peuvent-il porter une issue crédible pour le bien des peuples ? Non..

De bons camarades de La Canaille répondent alors, il faut y aller seul.

D'autres disent non, choisissons le plus rassembleur, toujours à partir du besoin de faire entendre qui une petite musique différente, l'un pour mettre sa pierre au barrage, l'autre dans le godet de la catapulte à briser les murs du château.

Positions certes respectables et ici respectées mais qui peuvent laisser sur leur faim bien des souffrants de malnutrition démocratique voire physique. Mais reste une question : est-ce efficace ?

Ils veulent participer, c'est leur droit. Ils me demandent comment je compte participer au match ? Aller sur ce terrain est-ce la bonne solution ? Pour moi, c'est Non.

Comparaison d'actualité : faut-il que les Tunisiens ou les Égyptiens demande aux USA, à Israël ou à l'UE de leur exporter des solutions pour se débarrasser des politiques des régimes qu'ils ont réussi à mettre à bas ? Comparaison osée ?

Faut-il demander ici aux partisans de l'intégration européenne et à tous ceux qui la légitiment par leur acceptation statutaire et choix publics à la casse des organisations politiques et sociales de venir en aide aux victimes de ces politiques ? Sommes-nous loin du FMI, de Davos, de Wall Street ou de la City et de leurs demandes d'ajustements structurels ?

Une comparaison vient à l'esprit :

Les salaires sont trop bas, il faut déplacer le curseur de la répartition des richesses en faveur du travail. Qui ne serait d'accord ?

Et là, trois écoles :

La première, puisque c'est dans la loi et que les actions montent, il faut augmenter la part de l'actionnariat salarié dans la répartition. Magnifique, au nom de la montée de l'action on justifiera les plans de licenciement ! C'est la méthode du PS à la présidentielle : votons tous socialiste au premier tour et nous répartirons différemment à partir de la valeur laissée disponible par le capital.

Deuxième solution il faut une prime en fonction des résultats, quitte à imposer une part des profits pour assurer cette prime. C'est la méthode "taxation des profits financiers", elle séduit les aveugles ou les nouveaux éblouis : pour taxer ces profits, il faut bien qu'ils existent donc maintenons le système (cqfd). En terme d'élection présidentielle cela revient à dire " je suis sur la feuille de match même si je n'irai pas jusqu'en finale mais j'aurai fait les qualifs, ensuite on verra pour les phases finale pour qui on coupe les citrons des membres de la première équipe, et on aura droit à un ou deux quartiers".

Tout cela (première et deuxième) à l'intérieur de l'€uro qui après avoir permis la baisse massive des salaires va maintenant mettre les salariés en guerre économique et plus, les uns contre les autres, pour satisfaire les moins donnant.

La troisième qui est de dire cette partie n'est pas la mienne puisque dès mis mon bulletin dans l'urne et quel que soit le résultat je serai dépossédé du choix final.  "Actions" ou "taxe sur les profits" le mode de fonctionnement perdurera et donc pour mes enfants rien n'à attendre de changement. Je suis appelé à voter au mieux pour supprimer l'emploi de mon voisin pour en avoir à peine plus pour moi, au pire à crever au nom du maintient du faux équilibre actuel, cela pour une fausse solidarité entre exploités mais surtout l'accumulation des richesses pour les exploiteurs.

Basique ? (d'aucun diront primaire),  qu'on me démontre le contraire..

Donc détruire ce mikado idéologico-institutionnel qui sème les illusions et récolte le consensus pérennisant le système et affaiblit le camp des démocrates.

C'est cette bataille qui est à mener.

Quand le PCF dans les années 60 s'est prononcé contre l'élection du président de la république au suffrage universel, il était alors dans une logique communiste de souveraineté populaire. C'est ce qui est à reconstruire et à chaque avancée à garantir.

Voila pourquoi La Canaille, pas plus qu'il fera campagne pour une candidature issue du PCF ou d'ailleurs ne se départira de cette ligne : casser les mâchoires du piège qui brise la démocratie : rejeter l'élection présidentielle, faire reconnaître le vote blanc et batailler pour que l'exécutif soit entre les mains d'un gouvernement qui rendent compte à un parlement élu à la proportionnelle intégrale.

Objectif difficile à atteindre ?

Qui aurait misé un sou en 1935 sur l'obtention des conventions collectives et des congés payés moins d'un an plus tard ? Qui aurait dit quinze jours avant Noël que le jasmin sentirait si bon dès janvier en Tunisie et que le scribe accroupi du musée du Louvre sauterait d'enthousiasme quelques jours plus tard en regardant en boucle à la télé le paysage des rues du Caire ?

Pour ma part je suis convaincu et cherche à convaincre.

Et toi camarade qui me lit qu'en penses-tu, que fais-tu, où vas-tu pendant que le loup fait la loi dans le bois, mange tout sur son passage profitant du travail des chiens qui servent de rabatteurs au capital ?

 


http://4.bp.blogspot.com/_r9wx8eFfx24/S7LpZVKCluI/AAAAAAAABZc/_ru0zOVyZb8/s400/v_10_ill_886168_7-bonnet-blanc.jpg 

 

Les communistes de 1969 était-ils des suppôts du grand capital ?

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Lagarde Jean Jacques 16/02/2011 10:27



C'est aussi mon combat que je mène auprès de camarades du PCF avec lesquels j'ai milité pendant des dizaines d'années.



DIABLO 16/02/2011 08:35



L'espace d'un court moment j'avais imaginé que Mélenchon avait "viré sa cuti". Malheureusement, il n'en est rien et sa proposition de "SMIC européen" lors de son débat avec la fille de l'autre
confirme qu'il est toujours européiste bon teint  même si son discours contre le traité de Lisbonne peut faire illusion. Je ne sais pas encore ce que je ferai lors des prochaines
présidentielles : abstention, vote "contre" pour éliminer ou vote pour un candidat républicain qui proposera une alternative progressiste à l'UE et à l'Euro? Il est une chose qui n'est peut
être pas très politique mais pourtant très vivace chez moi : je ne veux (peux) plus voir ce Sarkozy et toute sa clique et de m'écrier à chacun fois qu'il parait dans la
lucarne : "Qu'il aille au diable celui-là!" (si je puis dire...) Salut et fraternité. 



pam 15/02/2011 20:21



salut canaille...


tu devrais ajouter qu'en 69, avant de dire au deuxième tour blanc bonnet bonnet blanc, les communistes avaient marqué le 1er tour par leur plus grand score à cette élection, avec un candidat,
Duclos, qui était tout sauf "mode" après 68, et qui avait menée une bataille d'enfer, et avait imposé l'existence politique du peuple...


c'est peut-être en 74, dans l'illusion du programme commun, que les communistes ont eu tort de ne pas aller à la bataille en se planquant derrière... Miterrand !!


pas si simple...


fraternellement


pam


 


 



canaille le rouge 15/02/2011 21:52



69-74


cela ne retire rien bien au contraire aux analyse sur la nature du scrutin présidentiel dès le premier référendum ainsi que les propositions de contre projet pour démocratiser les institutions
qui feront de Marrane le candidat contre De gaulle sur une base d'alternative au pouvoir personnel impulsé par la constitution de la 5ème république.


La démarche "programme commun" n'est pas liée à la solution présidentielle mais elle lui premettra des raccourcis qui accélerera la séparation entre outil politique et peuple.



pourunevraiegauche.over-blog.com 15/02/2011 17:57



Quel lyrisme! quelle détermination! Je fais partie de ces gens dont tu parles et qui se demandent (ou se sont demandé, c'est mon cas) s'il était bien utile de voter. De fait, le choix n'est pas
vaste, mais nous nous devons d'exprimer nos idées. Et si elles n'assurent pas la victoire de la gauchepas, nous aurons auront au moins servi à marteler nos certitudess


A la différence de beaucoup, je n'ai pas trouvé si lénifiant que cà le débat Mélenchon-Le Pen. Certes, ce n'tait pas l'affrontement du siècle, mais Mélenchon, a -à mon humble avis- qu'il existait
quelqu'un dans ce pays capable de défendre avec emphase et sincérité les valeurs de la gauche, celles-là memes qui n'ont plus coursau PS.


De ce débat, Mélenchon sort (sinon vainqueur) du moins grandi de ce débat. Et il n' a pas tort, il est tout à fait apte à arriver en tête la gauche, ce qui équvaudrait dire que la droite se
ramassera au second tour.


Mais ceci à la condtion expresse que toute la gauche se lmobilise comme un seul homme autour d'un seul homme: Mélenchon. Noue avons tous rèvé d'un grand rassemblement à gauche, Mélenchon
nous le propose. Avec, qui  plus est cette occasion de dire au Parti Socialiste qu'l n'est plus des nôtres et qu'il n'est plus incontournable.


Mélechon n'a mathématiquement pas tort lorsqu'il prédit qu'il sera en tête des candidats de gauche. La balle est dans le camp du PCF, du NPA et de toutes les formations de gauche (hormis le PS)..


Aussi, la question ne se pose pas de savoir s'il vaut voter ou pas. Ne pas le faire serait offrir sa voix au PS, à l'UMP, voire au FN


Voulez-vous vraiment d'un duel Sarkozy-DSK ? A tout prendre, je préférerais, comme celà a été le cas hier un duel Mélenchon-Le Pen avec, outre une victoire assurée, le sentiment de voir enfin
s'affronter deux visions réellement de la sociétéoù nous vivons.


Thierry Cayol



canaille le rouge 15/02/2011 18:46


Dans toutes les hypothèses que tu retiens, y en a t-il une qui porte en creux, en plein, en bas relief, en rond de bosse ou autrement une proposition autre que battre l'autre ? Une proposition qui
permettrait de construire une alternative au capital ? C'est là le piège de la délégation de pouvoir, du mandat non impératif : pas d'engagement sur le contenu pas de discussion parmi le peuple des
victimes de la crise des solutions à mettre en oeuvre pour s'extraire de cette ornière.