Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pratiques immorales ou point nodal des ignominies ?

http://membres.lycos.fr/troubles/17octob3.gif

Les vieilles pratiques de la bourgeoisie française

 

Une caste, ce gratin auto promu d'une classe elle même ultra dominante, est au pouvoir. Son objectif, le garder éternellement, s'en servir pour se servir. A chaque période de l'histoire, tout leur sera bon.

En allant braconner sur les terres du FN, Fa#, Thiersicule en chef, savait très bien qu'il capitaliserait d'une part les peurs chromosomiques de la partie la plus réactionnaire de ceux qui ont la possibilité électorale de s'exprimer, et aussi combien la vague d'indignation légitime de ses propos permettrait aussi discrètement qu'efficacement de se dégager des affres des conséquences de la mise au grand jour d'une amoralité politique institutionnelle et de tenter à propos des retraites et de la protection sociale de sortir du  débats de société qui pourrait lui échapper alors qu'il a la volonté de les transformer en champ de ruine..

Les ornières vichystes des mesures claironnées, de surenchères en surenchères, pour garder les voix du FN, quel cacique de l'UMP ministre ou pas osera –t-il aller sur les traces de Le Pen célébrer les criminels génocidaires au japon? Il s'en trouvera certainement, la base de recrutement des cadres de l'UMP n'est pas avare de nostalgiques de sa jeunesse néo nazie, la presse d'époque en témoigne.

Ces pratiques amorales de la politique isolent tellement cette caste d'intouchables que même Juppé et Villepin ou Debré, après Lang et Rocard préfèrent se démarquer et prendre des distances.

Coup double durant l'été, mais semble-t-il coup d'épée dans l'eau pour le moyen et long terme. Si le pouvoir  pense avoir réussi à passer le pont du 15 août hors du Blitz médiatique et sous condition que la colère populaire s'empare bien de toutes les écoutes et serre le pouvoir au près, il ne pourra échapper longtemps au mécontentement, sondages ou pas. C'est toute la responsabilité du mouvement syndical sur le terrain des luttes et des forces qui postulent, de façon désespérément stérile, à porter opposition au plan politique.

Au delà de l'urgence revendicative, cette dimension morale de la crise prouve qu'il n'y a pas de  véritable solution de rechange à l'intérieur du système. L'alternative au système reste à penser et à construire.

Alternative et luttes au quotidien. La question des retraites reste entière et, c'est heureux, malgré tous les éteignoirs  les colères dans les entreprises ne se calment pas sur le sujet. Certes le pouvoir pense compter sur les contorsions de la CFDT qui au nom du pragmatisme et du soutient à l'UE va jouer son rôle si la dynamique des luttes ne contraint pas à maintenir l'unité du combat. Le 07 septembre permettra d'y voir clair dans toutes les stratégies.

Pour l'instant, rien ne s'oppose efficacement à la caste aux commandes qui peut ainsi persister dans ses orientations. Pourquoi s'en priverait-elle ? Personnes ne propose d'aller explorer d'autres solutions ailleurs qu'à la corbeille? Voila pourquoi son ascension pourtant résistible n'a pas d'entrave.

La consommation populaire régresse, l'industrie tombe en ruine, les services publics sont livré au prédateurs au pouvoir, ils se servent. L'organisation sanitaire et sociale, le système scolaire plie sous les coups portés au pacte républicain. Mais le CAC 40 se porte bien et les dividendes tombent comme prunes en septembre.

Sommes nous condamnés à subir cet ignoble et cet inadmissible?

Dépasser la dénonciation, proposer d'autres pistes, les dire clairement : expropriation de ces pillards économiques et sociaux que sont barons de la finance et rentiers, réappropriation collective, autre répartition démocratique des richesses produites. Est-ce obscène ou une référence mémorielle positive d'activités publiques qui ici ont démontré leur efficacité? Sécu, EDF GDF, SNCF, RNUR, CNRS, PTT, DDE, Air France et Air Inter, et combien d'autres, échecs ou succès?

"L'état n'a pas vocation à diriger des usines" nous rabâchaient ceux qui ont inspiré les privatisations ou qui les ont laissées filer ?

L'Etat ? Oui certainement. Mais l'économie française, tous ceux qui l'animent si. Et pas que pour les usines d'armement. D'autres réponses industrielles sous contrôle publique, pas étatiques mais collectives, une piste , autogestionnaires à rouvrir y compris contre ceux qui l'ont à l'époque volontairement refermée. Au risque de paraitre dire et redire encore la même chose, construire une autre organisation affranchie du capitalisme, cela pour déceler, formuler et répondre enfin aux besoins sociaux et produire dans des conditions affranchies de la recherche du profit capitaliste et de son accumulation, les conditions d'une réponse efficace et durable à ces besoins de chacun.

Des activités de productions non pas décidées par l'état ou la tendance boursière mais par les libres associations de ceux qui savent et peuvent produire pour répondre à ces besoins sociaux. Solutions communistes ? Oui. Du vrai revendiqué et affirmé. Pas un de ces  avatars étatiques qui, on l'a vu ailleurs, mais aussi ici, produisent après recyclage rapide les cadres d'un état qui sert le capital et en deviennent les adjudants puis les colonels avant d'en faire une caste de caciques.

Avec cet éclairage, nous sommes loin du marécage politicien. N'est-ce pas par là qu'il faut pointer nos projecteurs pour regarder comment quitter ces marigots "umpéiens", clones ou substituts de même nature et ré oxygéner la vie politique.

 

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article