Parlons un peu de Brittany ferries.

Publié le 27 Septembre 2012

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Le conflit entre marins et direction  à l'initiative de la direction qui veut casser les garanties sociales des marins demande à être éclairer :

Présentation de la compagnie et de ses liens politico capitalistique.

Précisons que le vice président du Conseil régional est un des principaux responsable du PcF breton.

Carte d'identité de la BAI telle que donnée par le quotidien de déférence :

"Créée en 1973, la Brittany Ferries (BAI SA) revendique 2,6 millions de passagers transportés par an. Son capital est détenu majoritairement par la SICA de Saint-Pol-de-Léon, à l'origine de sa fondation pour développer les exportations de la zone légumière de la côte nord de la Bretagne. Elle emploie environ 2 500 personnes, exclusivement des marins français.

LE CONSEIL RÉGIONAL PRÊT À INTERVENIR


"Le Conseil régional [de Bretagne] est totalement disposé à anticiper les investissements nécessaires" pour permettre à l'armement de se mettre en conformité avec les conditions nouvelles décidées au plan européen, a déclaré Gérard Lahellec, vice-président en charge des transports. La Région est "extrêmement préoccupée" par la situation de la compagnie qui représente "une menace pour toute l'économie bretonne", a estimé l'élu. "La Région tient à la Brittany comme à la prunelle de ses yeux, tant en ce qui concerne ses activités économiques que le pavillon français" auquel elle est toujours restée attachée."C'est un armement d'excellence, doté d'un personnel qui constitue un atout inédit au plan européen", a-t-il dit.

La passe difficile que traverse la Brittany Ferries au plan financier est essentiellement due à "des causes exogènes" [crise économique et baisse de la livre sterling notamment, car 85% des passagers de la compagnie sont des Britanniques], mais le conflit social qui perdure "rajoute encore aux difficultés", a déploré M. Lahellec. "La prolongation du conflit serait catastrophique", a-t-il dit."

Notons d'abord que si c'est la livre sterling* qui fait problème c'est donc bien que l'euro est un outil contre productif en matière d'aides aux économies locales contrairement à ce que nous disent ensemble la Blumollet'connection et le gang des ultra-libéraux. Notons que nos braves paysans du Léon ont bien reçu la leçon de PSA : ce sont aux salariés qui leurs engraissent le portefeuille d'en faire les frais.

Notons aussi cette déclaration à deux doigts de la prise du palais d'hiver de la CFDT qui de Roscoff à Dunkerque sert la soupe au capital : "Bien évidemment, il y a des choses qui ne sont pas satisfaisantes, dès l'instant où c'est une révision complète de nos conditions de travail", a jugé le délégué syndical CFDT. "Le fond du problème, c'est la survie de la boîte et on n'est pas certains que cet accord fondamentalement va permettre de garantir la pérennité de l'entreprise". Notons aussi le rôle des officiers embarqués. La cgt elle parle d'un grand pas en arrière"

 La SICA de st Pol de Léon qui n'est pas le rassemblement des smicard de la terre est connue pour la capacité de ses membres de s'affranchir des permis de construire, pour quelques délicatesse avec le droit du travail de ses salariés aux champs et  pour incendier les installations ferroviaires quand ils sont en colère. Moins de colère pour faire la manche à Bruxelles pour réussir à nous refourguer en accord avec Leclerc et autres le choux fleurs à 2€ pièce (13f d'avant) sur les marchés du Finistère pu pour le même prix trois artichauts.

Ils sont connus aussi pour ne pas se frotter de trop près à la grande distrib avec laquelle ils se partagent les sièges aux CA du Crédit Agricole, dans les chambres consulaire et aux tribunaux de commerce. Par contre leur haine de ces nantis de cheminots marins postiers etc. est constante et c'est à eux en tous cas par tout temps de faire les frais de leur égoïsme.

Qu'une région gérée dit-elle sur des valeurs de gauche annonce aider financièrement les patrons maîtres chanteurs et persiste à infuser sans discuter de l'argent public est bien représentatif de la période politique tout comme le regret tout azimut du responsable du PcF sur la prolongation du conflit alors que c'est la direction qui remet en cause les conditions sociales des personnels.

 

*une part conséquente des recettes du trafic voyageur est liée aux "pochtron-lines" qui font que les caddies de vins et spiritueux font la queue pour embarquer à partir des marchés de la cuite qui jalonne le littoral Roscoffo-léonard pour repartir vers la GB. Fortune pour la CCI non décomptée dans le poids éco, avec billets achetés en £sterling.

 

 

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Du côté des luttes

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