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Parlons crise, le moment s'y prète

 

 

Et si on parlait un peu de la crise?

C'est qu'à chaque fois que cela s'aggrave, les diafoirus et autres charlatans de la "médecine sociétale" nous assène "c'est la crise vous dis-je la crise".

Diafoirus parce que déjà Molière les avait cadrés : saignées, des purges sont leur seul crédo avec, comme dans le malade imaginaire, la droite et le patronat tel Béline qui n'ont qu'un souci : toucher l'héritage. Sauf qu'ici, en plous, il ne faut pas qu'il trépasse mais il faut maintenir le malade suffisamment en vie pour perpétuer l'abondement des coffres. C'est cela la crise.

 

http://jlhuss.blog.lemonde.fr/files/2010/05/diafoirus.1273675862.jpgAprès Burki, Daumier son inspirateur : 

Clysterium donare, postea seignare, ensuita purgare

Charlatan parce que leurs remèdes enrichissent la guilde des faux apothicaires (et parfois des vrai qui y trouve leur part –opération H1N1 par exemple) et n'ont pour but que de capter le plus possible des potentialités et de  la vitalité de la société pour leurs profits exclusifs.

Bien sûr, ici on ne va théoriser sur ses causes, ses implications, sa nature systémique, mais plutôt pointer sur le fait que la quasi-totalité des actifs,  ceux qui sont au travail ou qui en ont été exclus, ceux qui se forment pour pouvoir y accéder  ne connaisse pas d'autres équilibre social que cette instable société en crise. Au point d'être en difficulté pour en penser une autre. Phénomène d'accoutumance ou banalisation des idées en idées reçues.

Donc nous parler d'une nouvelle crise est un mensonge qu'il faut faire éclater à la face des menteurs.

La crise est un état durable dont à besoin le capital pour maintenir marge et profit, elle est crise parce que ses réponses passent par l'enfoncement toujours plus brutal dans un champ s'élargissant de ceux qui la subissent. Tous ne la subissent pas l'échantillon représentatif du "Fouquet's 2007" en témoigne. Le livre des sociologues Pinçon-Charlot en est une démonstration aussi éloquente qu'implacable.

Chacune des phases aiguës qui se rapprochent  entre elles et gagnent en intensité parce que nécessaire à la pérennité du système à la fois rend urgent d'exploser le cadre et rend plus difficile devant la violence de le faire éclater. D’où le besoin d'union et les enjeux autour de son contenu.


S'il en était besoin, cela sollicite l'idée d'une issue sociétale globale qui fasse rupture et l'impossibilité sauf à rester dans son ornière et donc être inefficace de ne pas rompre le cadre. Expression 2010 de ce cadre : "il faut une réforme du financement des retraites et il faut travailler plus longtemps puisqu'on vit plus longtemps" alors que les profits s'amassent sans usages social et cause la crise parce que  confiné dans les coffres s'ils ne sont pas assez rémunérés et sont placés dans les bulles explosives spéculatives.

http://contreinfo.info/IMG/arton2774.jpg

Si les organisations syndicales, à conditions qu'elles n'occultent pas la condition fondamentale de sortie de crise  sont dans leur rôle pour appeler à résister aux mauvais coups et exiger des améliorations immédiates, il est indispensable de penser politiquement au nouveau cadre à construire qui ne reproduisent pas les causes du dysfonctionnement à faire disparaitre.

http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/files/2008/03/oil-on-water.1205513550.jpg

Ce n'est pas en se bornant l'horizon aux conditions et à l'hypothèse de 2012 qu'il sera possible d'y parvenir.

Il est plus fécond de demander à ceux qui subissent la crise, de les pousser à penser leur  futur hors de celle-ci pour construire de façon collective la perspective et la réalisation de l'issue qui portera le changement.


D’où le besoin d'une organisation révolutionnaire qui dans la période fait cruellement défaut.

C. le R.- 05/10/2010

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