Paris-Stalingrad ; 02 février 2013

Publié le 2 Février 2013

 

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Il ne neigeait pas. Un grésil, reste de janvier, alternait avec un frileux soleil qui n'était pas de mars.


Il y a soixante dix ans l'aigle nazi baissait la tête. Moment fondateur de la reconquête de la liberté, une date pivot pour la mémoire, à ne pas laisser tomber dans l'oubli.


Pour venir il fallait avoir envie d'affirmer des choses. Plus d'un demi-millier de tout âge avaient faits ce choix. La Canaille y était.


Content de s'y être rendu tant pour être avec ceux qu'il y a croisé que pour pouvoir dire son fait à ceux qui avaient décider de ne pas appeler et de tourner le dos à leur histoire.  


Pourtant, le lieu de rassemblement, place Stalingrad. Facile à trouver. A mi chemin entre les stations de métro Jaurès et Colonel Fabien ; personne du P"c"F, ni de la direction de l'Humanité.  A quelques centaines de mètre de Corentin Cariou ou de la Grange aux Belles, du 213 rue Lafayette repris en 44 les armes à la main, personne non plus de la direction de la CGT.


Pourtant la relecture de "l'Huma clandestine" ou "des VO de la nuit" aurait permis aux dirigeants d'aujourd'hui de rappeler comment chacune des deux organisations furent à l'origine de la création de ces FTPFdont les d"étachement de la M.O.I., ces combattants pour qui Stalingrad, dès qu'ils apprirent l'issue de la bataille, au milieu d'un couloir noir scandé de tortures, d'exécutions et de déportation, tunnel paraissant sans fin de l'hiver 40 à février 43, sans aucune lueurs d'espoir visible, ils ont pu feter cet évènement, apprenant cette première défaite des troupes hitlériennes,  comme LEUR première victoire décisive. Les nazis n'étaient pas invincibles. Le peuple soviétique, l'armée rouge venaient de le montrer au monde entier.

 

Ceux qui aujourd'hui se gargarisent du nom du Conseil National de la Résistance mesurent-ils combien comme l'a dit De Gaulle l'onde de choc de cette victoire galvanisera les forces de la résistance intérieure et de la France libre ?


Aujourd'hui, ces occupants sans titre politique de la place du colonel Fabien, ont décidé de ne pas commémorer Stalingrad. Ont-il simplement réfléchi à ce que nombre de ceux dont ils donnent le nom d'avenue provisoire à la Fête du journal de la plaine St Denis ont dit, fait et entrainé de monde, sont tombés pour que l'onde de la défaite des armées nazies imposées au prix d'immense sacrifice trouve cet écho dynamique qui permettra à des régions entière de la France de se libérer ou de participer avec les alliés à cette libération et à la reconstruction du Pays ?

 

Le Journal de Péri et Sampaix ne fêtant pas Stalingrad. Le parti de Decour, Solomon et Timbaud, Epstein et Manouchian, celui de MC Vaillant Couturier et D Casanova absent de la place stalingrad ce jour, quelle honte.


 

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Ceux qui étaient présent ont pu écouter les interventions de personnalités communistes qui Résistant d'alors contre les nazis et sont toujours, communistes avec ou sans P"c"F, le plus souvent sans mais toujours à leur place dans le combat pour la souveraineté populaire et nationale contre l'inféodation aux puissances d'argent rassemblées dans l'UE.


Peut-être cela explique-t-il les absents des accoutumés des couloirs de Strasbourg et de Bruxelles ?


Pierre Pranchère et Léon Landini, des états de service pour la liberté qui imposent respect, au nom des organisations de Résistance appelantes se firent un point d'honneur de rappeler les faits et les positions de chacun des participants à la Lutte antifasciste de Londres à Moscou, de Washington à paris, D'Alger à Athènes.


La présence des républicains espagnols, des porteurs de la mémoire des brigadistes, celle des partisans antifascistes italiens, les communistes grecs mettait une lumière qui ridiculisait l'ombre rampante des absents.

 

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Une représentation protocolaire au travers de l'ambassadeur de Russie et une délégation de militaire russe faisait que la mémoire de l'union soviétique au-delà de ceux qui la conduisire à la faillite, à l'échec et tuèrent l'espoir, était présente.

 

Peu de ceux rassemblés place Stalingrad on vu continuité mais tout comme la France a vu des décorés de la francisque aller à l'Etoile le 8 mai, la Russie officielle de 2013 était là ; les arcanes de la diplomatie parfois dépassent les réactions épidermiques de La Canaille.


 

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Dans certains coins de la place un bruit courrait d'invitation arrivée à domicile pour une réception le soir à l'ambassade de la Russie de Poutine.

 

Canaille le Rouge s'honore de ne pas avoir été invité.  


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Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Mémoire et Histoire

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Crov. 04/02/2013 12:16


Juste une précision:


Le  PRCF est à l'origine de cette comémoration.


Parmis les absents, outre les "refondus" du PCF, L'URCF.


Moi même membre du PRCF je n'ai pas été à la réception russe, n'apréciant pas le pouvoir poutinien. Cela dit sur le plan international (je ne parle pas de la politique interieur russe) ils font
parti des ennemis des USA et de leurs alliés. Si les ennemis de mes ennemis ne sont pas obligatoirement mes amis,  ils ne sont pas non plus, en toute circonstance mes ennemis ;). Tout comme
je n'aprècie ni Bachar el Assad, ni le "président" iranien etc... et pourtant, les bruits de bottes occidentaux mes sont encore plus insuportables...


Sur le principe une ambassade représente le peuple de son pays et non son gouvernement, nous ne pouvions pas interdire au peuple russe de commémorer cette vistoire. Le parti communiste russe
soutenait aussi cette action. Nous ne pouvions pas être plus royaliste que le roi.


Bonjour journée la canaille et merci pour le blog, et les newsletters !

Jacques leroux 04/02/2013 11:33


Personnellement je ne pose pas tout à fait la question comme cela.


Comme rien n’était organisé à Dieppe pour célébrer le 70e anniversaire de la Victoire de Stalingrad, je suis venu de province à Paris ce samedi après-midi
à 15h00, place Stalingrad, car je suis de ceux qui continuent à penser que notre Liberté d'aujourd'hui doit énormément à cette victoire.


6 mois de combats et des millions de morts pour stopper la bête immonde, faire reculer le racisme, la xénophopie et la barbarie, pour faire reculer l'Europe du
racisme et de la hérarchie des races, cela mérite vraiment autre chose que l’oubli.


Je suis de ceux qui considèrent que le préambule
de la Constitution de la Ve République, qui reste celui de la Ve République tout en ayant été celui de la constitution de 1946, préambule que les gaullistes de 1958 n’ont pas pu effacer, lui
doit beaucoup; il est d'une importance vitale !


Ce préambule commence d’ailleurs par : « 1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes
qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits
inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les
lois de la République. »


Tout est là ! Et pourtant personne ne l'a dit place Stalingrad, alors que c'est sans doute l'élément le plus fort ! Et en ne le disant pas certains ont, en quelque
sorte, servi la dérive droitière du PCF. Et en ne le faisant pas ils serviront l'oubli et la liquidation de ce préambule, et avec lui celle de nos droits fondamentaux, si une 6e République se
construisait en oubliant ces fondements.


Car là sont mes fondamentaux et mes valeurs comme ceux de millions de gens ! Là est le fondement de mon engagement syndical et politique !
Je suis de ceux qui continuent à considérer que la Sécurité Sociale (même avec ce qu’il en reste), les retraites (même avec ce qu’il en reste), le salaire minimum
et même le RMI et le RSA, les statuts et conventions collectives, le droit syndical et le droit de grève, doivent beaucoup à cette victoire de Stalingrad. Et je suis donc de ceux qui pense qu'il
n'est pas formément besoin de tout réinventer pour unir: il suffit de rappeler les fondamentaux qui nous unissent: ce préambule de la Constitution.

Je suis aussi allé Place Stalingrad en souvenir, et en hommage, aux trois amis et les trois frères de combat de mon père, 3 jeunes de son groupe de FTPF,
Robert Normand, Emmanuel Brusq, et Jean Simon, morts pour la France et notre Liberté, car torturés dans les geôles nazies. Oui, aussi parce qu’ils n’avaient pas eu
la chance de mon père qu'on avait réussi à prévenir alors que la raffle était commencée, eux dont la vie a été volée, et dont les noms sont sur le monument de Steir Poulguen à Penmarch dans le
Finistère.

Candès 05/06/2014 13:55

Jaques Leroux, pardon de l'erreur...

Candès 05/06/2014 13:55

Bonjour,
Je souhaite rentrer en contact avec Monsieur Jacques Lerouge. Je fais partie de la famille d'Emmanuel Brusq et je fais des recherches sur son itinéraire.
Merci d'avance

canaille le rouge 04/02/2013 16:03



Les raisons que tu avances sont plus que très proches de celle qui m'y ont conduit. C'est même pour ce que tu dis , revisité par mon propre environement familial qui a fait que non adhérent à une
des différentes organisations ayant appelé au rassemblement, La Canaille a appelé à assurer son succès.


Ma mère (13 ans en 43, ses parents arrêtés un mois et demi plus ôt et ne reviendront pas ) dit toujours que Stalingrad lui a sauvé la vie.


C'est aussi a partir de cette lecture de l'histoire que s'est instauré un débat dont tous les termes sans aucunes limitation seront mis en ligne.


C'est cette lecture de l'histoire mais aussi mon refus de cautiner des choses que je ne partage pas qui m'ont fait préciser mon positionement sur Stalingrad et la Russie d'aujourd'hui et dire
pourquoi même invité je ne me serais pas rendu à l'ambassade.


Le Parisen de ce jour* annonce la présence de Serge Dassault la cérémo,nie. Ma réaction aurait été exactement la même s'il avait orgabisé une réception à l'issue du rassemblement.


Je persiste à penser que l'absence samedi des organisations et partis, composantes du CNR, sur la place Stalingrad, indépendement d'autres débats et désaccords dont ce n'était pas le lieu ni le
moment de débattre est une faute politique. 


 


 


http://you.leparisien.fr/actu/2013/02/02/il-y-a-70-ans-la-bataille-de-stalingrad-faisait-pres-d-un-million-de-morts-commemoration-a-paris-18685.html?file=38305



Dacosse-Vandesmael Nicole 03/02/2013 11:58


Mais je suis justement un vilain petit canard !

canaille le rouge 03/02/2013 12:08



D'où mon point d'interrogation


 



DACOSSE-VANDESMAEL Nicole 03/02/2013 11:46


J'ai aussi reçu une invitation :à quel titre ,  pour quel motif , je  ne sais . Je n'ai jamais pu excuser mon absence car le numéro indiqué sur l'invitation n'a jamais répondu .
Intriguée , voire même inquiète que mon adresse ait pu être fournie à l'ambassade . Qui se permet de fournir ses fichiers ?

canaille le rouge 03/02/2013 11:54



C'est aussi une vrai question...à laquelle la Canaille échappe : être vilain petit canard préserve les boîtes à
lettres 



Vandeputte Franck 03/02/2013 07:51


Bonjour,
Dans l'article de canaille le Rouge sur Stalingrad, il y a des mots très durs sur la présence de l'ambassade de Russie.
Or s'il y a bien une attitude notable en Russie, c'est la promotion du souvenir de la lutte contre la barbarie nazie.
Je regarde la télé russe et j'ai constaté que  les reportages sur l'armée rouge et la résistance des soviétiques sont fréquents.
Je refuse que l'on crie contre les loups sans même avoir regardé leur queue.
En outre , ma mère était invitée à l'ambassade de Russie. Elle n'a pas pris cela pour une infamie de la "Russie de Poutine".


Franck Vandeputte

canaille le rouge 03/02/2013 09:47



L'interpellation merite débat et va donc faire l'objet d'une p@ge du c@rnet.