Où mène l’égoïsme patronal et son système économique

Publié le 23 Juin 2012

 

 

 

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L'angoisse et la colère montent du côté des salariés. Une manifestation a lieu ce samedi à Chateaulin.

Si la FNDSEA bat le tocsin, noublions pas que le très réactinnaire direction du syndicat des agriculteurs entrainant les 800 éleveurs sous contrat n'a jamais levé le petit doigt quand les salariés du groupe engageaient la bataille pour garder l'outil de production et le moderniser. La même FNSEA qui depuis des décénnies accompagneet applaudità tout rompre l'UE qui conduit l'agriculture et en particulier l'élevage dans le mur par une recherche de la marge avant tout quelque soit la façon de la produire.

Toute l'entreprise, avec plus de 4 000 salariés  est menacée. Déjà, dans le Cher, les poulaillers n'étaient plus ravitaillés en aliments. Dans l'Ouest. 200 000 poussins ont dû être euthanasiés.

les équarrissseurs d'entreprise sont en embuscade le propriétaire du groupe leur sert la dépouille sur un plateau  : sauver son patrimoine à tout prix plutôt que l'outil industriel. C'est la morale dui capital.

Ouest France nous dit : 
Régis Valliot, l'un des administrateurs judiciaires du groupe Doux a annoncé, hier, le lancement d'un appel d'offres pour une reprise globale de l'industriel volailler de Châteaulin (Finistère), avec le maintien des activités. Placé en redressement depuis le 1er juin, Doux est à cours de liquidités. Un groupe de cette taille est une machine complexe avec des éleveurs, des couvoirs, des usines d'aliments, des sites d'abattage...

 

 L'administrateur qui se livre à un bras de fer avec Charles Doux a tranché.« les difficultés de trésorerie rendent difficiles, voire compromettent la faisabilité d'un plan de redressement », explique-t-il. 


 

Des candidats. Plusieurs groupes agroalimentaires ont déjà fait acte de candidature auprès du Ciri (Comité interministériel à la restructuration industrielle) pour une reprise. « La solution de reprise sera de préférence globale, insiste l'administrateur. Elle devra maintenir les activités, sauvegarder un maximum d'emplois et apurer le passif dans les meilleures proportions possibles. »


Parmi les repreneurs potentiels, on pense forcément à LDC, le numéro 1 de la volaille en France. Il a déjà dit qu'il était prêt à examiner le dossier. Il y aussi Terrena avec sa filiale Gastronome. La direction de Doux, qui semble cette fois ne plus avoir la main, tempère ces déclarations : « Il s'agit d'une décision conservatoire destinée à sauvegarder le groupe si la période d'observation ne peut être financée sur une durée suffisante. » Elle travaille à la recherche de financements. « Déjà 20 millions seront réglés lundi prochain », dit un porte-parole. La vente de la société d'aliments pour chiens Stanven, basée à Port-Launay, a été examinée, hier, par le tribunal de commerce de Quimper. Il rendra sa décision mardi.


 

Natixis se défend. Doux cite parmi ses difficultés le blocage par Natixis Factor, une société d'affacturage, filiale de la banque Natixis, de 10 millions d'euros. Le rôle du « Factor » est d'acheter les créances d'une entreprise pour lui fournir des liquidités, à charge pour elle de récupérer les sommes auprès des clients et de prélever sa rémunération au passage.


« Nous n'avons pas pu financer un lot de factures envoyé par le groupe Doux car elles n'étaient pas accompagnées des documents prouvant qu'elles étaient réellement exigibles », explique-t-on du côté de la banque. Natixis Factor accompagne l'entreprise depuis 2008 en lui assurant des financements à court terme.


Sans compter les créances datant d'avant le dépôt de bilan, Natixis dit avoir accordé 10 millions supplémentaires depuis le 1er juin. Doux a rompu le contrat avec Natixis, « sans respecter le délai de préavis de trois mois. Il y a un décalage entre le rôle qu'on nous prête et les faits, c'est dur à avaler ».

 

Jean-Paul LOUEDOC.

Larmes de crocodile, la grande distrib et en première ligne M.E. Leclerc font semblant de s'appitoyer pour mieux étrangler :

«l'enjeu pour Doux, c'est de redéfinir une stratégie industrielle moins dépendante des marchés internationaux». «Et c'est la recapitalisation de l'entreprise pour sauvegarder des milliers d'emplois industriels et agricoles en Bretagne». Michel-Edouard Leclerc constate que «les banquiers et les conseillers d'Arnaud Montebourg préféreraient tourner la page de la gouvernance familiale». A ceux qui pointent la responsabilité de la distribution dans ce dossier, il répond que «les centres Leclerc restent fidèles» "
Les média (OF, Le Télégramme, FR3 qui ont les yeux de Chimène pour la CFDT  passe sous silence l'action de la CGT.
Voici son communiqué du 21 juin :

Lorient, le 21 juin 2012

AUX SYNDICATS CGT DE BRETAGNE

AUX UNIONS LOCALES

AUX SYNDICATS DEPARTEMENTAUX

 

 

L’importance de la filière avicole dans notre région ne doit faire de doute pour personnes. Du salarié de l’agroalimentaire en passant par le transport, l’aviculture, l’activité portuaire, les services publics en territoires, etc… DOUX est l’affaire de tous.

 

La CGT dans l’unité la plus large et les salariés doivent tout mettre en oeuvre pour la sauvegarde de la filière avicole française qui engage également toute l’économie régionale et nationale.

 

La situation du groupe DOUX ne peut être réglée par le dépeçage de l’entreprise. Il y a urgence à engager une réflexion constructive concernant la filière.

 

Les organisations syndicales du groupe DOUX ont appelé à un rassemblement samedi 23 Juin prochain à 15 h 00 à CHATEAULIN, Place de la Résistance. L’ensemble des organisations CGT, CFDT, FO et CFTC, avec les salariés, appellent l’ensemble des acteurs de la filière et les populations à y participer massivement.

 

Quoi de mieux que la mobilisation massive de toutes nos forces pour mettre à mal les sombres projets qui sont déjà dans « les tuyaux ».

La sauvegarde de la filière avicole française passe par une amélioration des conditions sociales, par des droits nouveaux des salariés qui doivent avoir un droit de regard sur la gestion des entreprises et  l’utilisation des fonds publics.

 

Nos organisations syndicales territoriales invitent l’ensemble des syndicats CGT à participer massivement à l’appel de l’intersyndicale et des salariés du groupe DOUX pour ensemble faire entendre que d’autres choix sont possibles.


La filière a de l’avenir !

 

Tous les syndiqués, les salariés, les populations, les professionnels sont appelés à participer à ce rassemblement qui permettra que la voix des salariés ait la place qui lui revient.

 

C’est en se mobilisant massivement que nous arriverons à une prise en compte d’orientation qui aille dans le sens de l’intérêt des salariés, des populations et des territoires.

                        

C’est dans ce cadre que les organisations syndicales de l’entreprise DOUX vous appelle à un rassemblement le samedi 23 juin à 15 h 00 Place de la Résistance à CHATEAULIN.

 

 

Un communiqué qui tient autrement la route que l'appel de certains à ce qu'uniquement le patron mette la main à la poche. Une condition indispensable mais pas suffisante pour garantir l'avenir des agro-industries du Pays si cela ne s'accompagne pas d'un controle par les salariés de l'usage des fonds.

 

L'organisation de l'activité de la filière, le poids de la distribution mais aussi les banques qui se gavent en priorité doivent être remis à plat et transformée.

 

Joseph D'angelo, sécrétaire de la fédé CGT de l'agro précisant :

"Cette stratégie a déjà coûté beaucoup d’emplois dans le groupe. Quand la direction a décidé de s’implanter au Brésil, elle a fermé 14 usines en France et cela s’est traduit par la perte de centaines d’emplois.

Aujourd’hui, cette stratégie s’achève de manière catastrophique, avec une dette de 430 millions d’euros, dont 290 millions pour la filiale brésilienne. À plusieurs reprises, la CGT a demandé l’expertise des comptes de la holding et elle n’a jamais pu l’obtenir. Cette absence de transparence est l’une des raisons du désastre.

Autre conséquence de cette démarche, ce sont des conditions de travail en France qui se sont sensiblement dégradées, avec une multiplication des accidents du travail. Ce dumping social a eu un impact sur l’ensemble de la filière.

Au Brésil, la venue de Doux a mis en faillite plusieurs dizaines de petits producteurs. En tout cas, on ne peut pas dire que c’est le coût du travail en France qui a plombé les comptes de l’entreprise. 

 Doux a touché 55 millions d’euros de la politique agricole commune européenne pour la seule année 2011, notamment au titre de la compensation du coût du travail par rapport à la concurrence étrangère.

 

C'est à l'aunede ces éléments qu'on peut mesurer la déclaration du président du conseil régional qui outre d'être socialiste est aussi ministre du gouvernement, déclaration qui  frise le cynisme :


Le président du conseil régional s'est réjoui vendredi soir que l'administrateur judiciaire ait initié la recherche de repreneurs. «Nous entrons donc dans une nouvelle phase, qui doit permettre de construire l'avenir de la filière avicole bretonne. Nous nous mobiliserons pour que des solutions globales, proches du territoire, industriellement pertinentes, et préservant l'emploi direct et indirect, puissent se dégager.» Jean-Yves Le Drian s'est également satisfait de la cession de la filiale Stanven, «une bouffée d'oxygène dans la gestion de ce dossier complexe».

La recherche de repprenneur, solution industrielle de toutes les liquidations avec toujours des PSE à la Clé, est comme pour Air France et ailleurs le crédo du pouvoir. Quel changement depuis le départ de l'ex équipe ? 

 


Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Nouvelles du front

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