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Ode fleurie au monde libre...

...et qui emprisonne à tout va pour le rester.

Deux moments d'une même pratique, d'abord les cinq de Miami : 


 

http://blog.emceebeulogue.fr/public/Cinq_de_Cuba.jpg

Antonio Guerrero (Miami, 1958) Ingénieur en construction d’aérodromes, poète, deux fils.
Fernando Gonzalez (La Havane, 1963) Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Ministère des Affaires étrangères, marié.
Gerardo Hernandez (La Havane, 1965) Diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Ministère des Affaires étrangères, marié.
Ramon Labañino (La Havane, 1963) Licencié en Économie de l’Université de La Havane, marié, trois filles.
René Gonzalez (Chicago, 1956) Pilote et instructeur de vol, marié, deux filles.


 

L'actualité fait que La Canaille n'y revient pas assez mais le déni de justice se poursuit.


Le 12 septembre 1998, 5 Cubains ont été arrêtés aux Etats-Unis, ils ont été condamnés en décembre 2001 à de très lourdes peines de prison pour espionnage et atteinte à la sécurité nationale de ce pays. Deux d'entre eux sont nés aux Etats-Unis au sein de familles cubaines et trois à Cuba. Les 5 ont fait des études supérieures.


En réalité, ils s'étaient infiltrés dans les organisations des ultras de la contre-révolution installés à Miami qui préparent des attentats terroristes contre Cuba comme ceux réalisés durant l'été 1997 dans des établissements touristiques.


Les raisons invoquées par Cuba sont simple et clair. 

Victime de ce type d'actions depuis plus de 40 ans, Cuba a compris que placer des hommes et des femmes dans les rangs des terroristes est le seul moyen véritable de protéger le pays, sa population et ceux qui nous rendent visite.

Au terme d'un procès arrêté d'avance car il avait lieu à Miami, la ville contrôlée par les ultras de la contre-révolution, alors que la défense a prouvé, y compris avec des témoignages de hauts gradés étasuniens, que nos compatriotes n'étaient en rien coupables de ce dont on les accusait, ils ont été rondement jugés et condamnés à des peine de prison allant de 15 ans à 2 détention à perpétuité plus 15 ans pour une seule et même personne.

De nombreuses lois et procédures ont été violées : ils ont été mis au secret pendant 17 mois, sans pouvoir accéder ni à leur famille ni à leurs avocats commis d'office, une forte campagne a eu lieu contre eux à Miami et on leur a refusé la demande de changement de siège du procès. Des jurés se sont récusés en avouant avoir peur des ultras. Aucune preuve tangible n'a pu être apportée contre eux. Leur faute est d'avoir défendu Cuba et d'avoir refusé de transiger sur la vérité.

Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Fernandez Gonzalez, René Gonzalez et Antonio Guerrero sont des PRISONNIERS POLITIQUES et nous devons obtenir, tous ensemble, leur libération.

 http://www.les5.org/css/images/cuban_five_img.jpg


Nous somme là sur le territoire des USA, pays du monde libre, si libre qu'il est valeur d'exportation tant on sait que du KKK à Boston jamais des ressortissants amériacains n'ont eu partie liée avec le terrorisme.

 

Ensuite, extra muro (si on ose dire parlant de prisons) mais intra miradors :

 

http://s1.lemde.fr/image/2013/03/11/534x267/1845944_3_f620_les-clotures-de-la-prison-de-guantanamo-le-6_497b19576ee3607272ba944b26e5928b.jpg

Guantanamo 6 mars 2013


Tirés de dépêches de plusieurs et de la Rédaction et du Monde, dépêches ostracisés par radio et TV, complément de ce premier déni de justice, Guantanamo, situation à la mi avril 2013:  


L'Amérique les avait presque oubliés. Malgré la promesse faite en 2008 par le président américain Barack Obama de fermer la prison de Guantanamo, 166 prisonniers sont toujours détenus sur la base navale Delta située sur une enclave américaine à Cuba. Depuis le déclenchement le 6 février d'une grève de la faim largement suivie, ces hommes se sont rappelé au bon souvenir de l'administration américaine. Après avoir tenté de minimiser le mouvement, celle-ci a dû reconnaître, dimanche 21 avril, son ampleur : au moins 84 détenus – plus encore selon les avocats – ont cessé de s'alimenter pour protester contre leurs conditions de détention autant que contre l'arbitraire qui les maintient emprisonnés depuis onze ans.

Le Monde pourtant rarement opposé aux USA a produit un édito : lien avec cet édito.



 

Depuis l'ouverture de la prison en janvier 2002, dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, 779 détenus provenant de 48 pays différents ont été incarcérés, la plupart sans inculpation ni jugement. Le gouvernement de George W. Bush, alors aupouvoir, avait inventé pour eux une catégorie "juridique" contraire à toutes les conventions et permettant une privation de liberté sans fin : "combattant ennemi illégal". Onze ans après l'ouverture de "Gitmo", seuls neuf détenus ont été condamnés ou traduits en justice

 

Dans les camps V et VI de la base Delta, ces 166 détenus attendent depuis onze ans de connaître le sort qui leur sera réservé. Ils ont vu partir, depuis 2002, 604 codétenus, transférés vers leur pays d'origine ou des pays tiers. Parmi ceux qui restent se trouvent 92 Yéménites, 21 Afghans, 14 Saoudiens, 6 Pakistanais et 42 détenus d'origines diverses. Une poignée d'entre eux, notamment ceux considérés comme de "grande valeur", sont détenus dans le quartier de haute sécurité du camp V. Les autres, composant la majorité des détenus – 130 selon une estimation –, vivent dans le camp VI. Ils ne posent pas de problèmes de discipline, ne représentent pas un risque particulier en matière de terrorisme et n'ont pas de "valeur" en termes de renseignements.

 

Quand les questions budgétaires servent d'alibi pour 

 

Quelque 89 hommes sont considérés comme "libérables" par les autorités militaires, et donc "transférables" dans leur pays d'origine. Mais ils restent privés de liberté du fait du blocage du Congrès américain. Le 20 mai 2009, celui-ci a refusé de débloquer l'enveloppe de 80 millions de dollars prévue pour transférer les détenus, et en décembre 2010, une nouvelle loi a interdit le transfèrement sur le territoire des Etats-Unis de détenus de la prison. 

 

Face à une situation devenue inextricable, le désespoir n'a cessé de croître chez les prisonniers de Guantanamo. A ce jour, neuf détenus se sont suicidés à Guantanamo. Le dernier d'entre eux, le Yéménite Adnan Fahran Abdul Latif – "le numéro 156" –, a été retrouvé inconscient dans sa cellule du Camp V, victime d'une overdose de médicaments, en septembre 2012. 



 

Le 6 février, une fouille a mis le feu aux poudres et déclenché une grève de la faim chez les détenus.

Cette "grève de la faim a été précipitée par des fouilles répétées des Corans des détenus, qui ont été perçues comme une profanation religieuse, ainsi que des fouilles et la confiscation d'autres effets personnels, comme des lettres et des photos de famille ou du courrier de leurs avocats, apparemment sans raison ni provocation", ont justifié le 14 mars des avocats des détenus au secrétaire américain à la défenseChuck Hagel. Ils estiment que ces fouilles sont intervenues "dans un contexte de pratiques régressives ces derniers mois, marquant un retour à une ère ancienne de Guantanamo" que les détenus considèrent comme "des mauvais traitements".


Depuis, le mouvement a gagné en ampleur. D'une réaction à une fouille de routine, la grève de la faim est passée à l'expression du désespoir de détenus à bout, épuisés de ne rien savoir de leur sort, ayant perdu tout espoir de sortir de "Gitmo", arguent leurs avocats. "Le gouvernement n'a aucun projet de fermer Guantanamo et n'a aucune idée sur comment s'y prendre", dénonce Omar Farah, du Centrepour les droits constitutionnels (CCR, Center for Constitutional Rights), qui défend nombre d'hommes enfermés à Guantanamo.



 

LES MÉTHODES DES AUTORITÉS PÉNITENTIAIRES DÉNONCÉES 

La réaction des autorités pénitentiaires face à ce mouvement de protestation est depuis critiquée. Le 13 avril, une soixantaine de détenus ont été transférés de cellules communes du camp VI en cellules individuelles, après l'intervention des gardiens militaires amenés à tirer des balles non létales pour contrôler une révolte des détenus. Ils ne sont, depuis, autorisés à quitter leurs cellules que deux heures par jour. Certains ont assuré, par l'intermédiaire de leurs avocats, avoir été nourris de force, ou encore empêchés de prier et de dormir ou de recevoir de l'eau.


Certains grévistes de la faim ont été soumis à des séances de "gavage" forcé pratiquées par les autorités pénitentiaires pour éviter que le mouvement ne tourne au "suicide". Dans son rapport, l'organisation Constitution Project a condamné l'"alimentation de force", estimant qu'il s'agit "d'une forme d'abus à laquelle il fautmettre un terme". Les grévistes sont nourris de force par des tubes insérés par le nez et reliés directement à l'estomac.


Le lieutenant-colonel Samuel House, porte-parole des autorités militaires de la prison américaine, a admis le 21 avril que 16 de ces 84 grévistes de la faim sont nourris de force. Cinq d'entre eux ont été hospitalisés mais ne sont pas "en danger de mort", a-t-il précisé.

 

Oui, cette une ode au monde libre était plus que jamais indispensable.

 

PS : Une prison états-unienne à Guantanamo, c'est bien sur intolérable.

C'est comme si la France enfermait des prisonniers dans une base militaire en Afrique, c'est comme ...

 

 

Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête
ça n'existe pas, ça n'existe pas.

Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
ça n'existe pas, ça n'existe pas.

Une fourmi parlant français, 
Parlant latin et javanais
ça n'existe pas, ça n'existe pas.
Eh ! Pourquoi pas ?

 

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