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Mittal spéculation, casse industrielles, écotaxes et profits [♫ ♫ ]

 

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La tour que les salariés de Lorraine et le fisc "offent" à Mittal

 

 

Comment faire du profit avec l'arrêt des productions ?


Ce papier est né du coup de gueule plus que légitime de mon camarade Bernard à propos de la tour que "s'est payé" Mittal à Londres.


Curieux et ayant un peu de mémoire, La Canaille a repris ses archives du temps déjà lointain où se discutait les "écotaxes " que la CGT avait à juste titre appelées  les "droits à polluer", histoire de regarder où cela nous a conduit.


Pour son activité industrielle, Arcelor Mittal dispose de quota d'émission de CO2. Leur niveau est fixé par les capacités de production des installations industrielles


Ces tonnes de d'oxyde de  carbone industriel ont un cours sur le marché officiel de la pollution.


En arrêtant sa production et en en faisant payer les conséquences sociales aux salariés et aux financements publics, Mittal qui a été grassement subventionnés par les pouvoirs antérieurs se prélasse sur un confortable matelas d'écotaxes " non utilisées".


Quand la production est arrêtée ces droits ne sont pas utilisés mais peuvent être mise sur le marché puisque considérées comme une marchandise  au même titre que n'importe quelle matière première. Elles sont recherchées par d'autres activités polluantes qui cherchent à acheter le droit à s'affranchir de leur obligation de propreté.


En 2008 ArcelorMittal est une des deux entreprises qui ont le plus profité du marché européen du carbone (ETS, Emissions trading scheme), selon un rapport  publié en février 2010 par l'ONG britannique Sandbag lien, la seconde est le Lafargue des cimenteries.


Au prix actuel de 14 moyen la tonne de CO2 en 2010, la valeur de ces surplus est de 202 millions d'euros pour le Mittal et de 59 millions d'euros pour le cimentier. Le surplus de ces deux entreprises tourne autour de  42 millions de tonnes de CO2 en 2009.


Sur la période 2008-2012, la valeur de ces surplus serait de 1,4 milliard d'euros pour Arcelor.


Il faudrait que nos camarades se renseignent de plus près (commission éco du CE etc.) mais en gros moins Mittal produit en France en gardant ses installations opérationnelles, plus il peut spéculer sur les éco taxes. Chômage technique et autres recettes permettant d'économiser sur la masse salariale. C'est carton plein des deux côtés. Mittal jouant sur le niveau de la demande d'acier pour attendre un environnement spéculatif pour relancer la production.


En tous cas la tour londonienne ne coutera pas un penny à Mittal, c'est le chômage et les droits à polluer qui paient. Convergences des exigences sociales et environnementales qui devraient tant politiquement que syndicalement plus et mieux être prises en compte par qui veut parler d'avenir. Une sidérurgie nationalisée comme outils de l'indépendance industrielle et économique ne serait-elle pas (sous réserve que ce soit les salariés qui gèrent et non pas les banques au nom de l'état) de ces deux points de vues plus efficaces ?  
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